Archives de l’auteur : Brigitte Filiatrault, Coach de carrière

Choix de cours au secondaire

L’importance des choix de cours au secondaire

Faire un choix de coursLes choix de cours au secondaire représentent une étape importante du cheminement académique de l’élève et doivent être sélectionnés avec considération. Il peut cependant sembler ardu, autant pour le parent que pour l’élève, de déterminer avec exactitude quel est le bon choix de cours à prendre pour débuter le deuxième cycle du secondaire. Ce passage peut être, pour la plupart des jeunes, une période d’apprentissages académiques, certes, mais également une période de questionnements où l’adolescent tente inconsciemment de développer son identité personnelle et professionnelle. Il est difficile de demander à un adolescent d’établir clairement une cible d’emploi ou un domaine de profession dans le seul but de sélectionner les choix de cours préalables à son futur domaine d’étude au collégial. Il est vrai que ces choix de cours permettent à l’élève d’obtenir les préalables nécessaires à son admission dans un programme du collégial. Cependant, ils visent surtout à développer les intérêts du jeune afin qu’il soit en mesure de faire un choix éclairé lorsqu’il arrivera en cinquième secondaire. Le choix d’un cheminement vise donc de permettre à l’élève d’explorer divers domaines et commencer, dès lors, à déterminer où il pourrait se percevoir dans une future profession.

Cultiver son jardin

Si les choix de cours du secondaire sont d’une importance capitale pour débuter l’exploration des champs d’intérêts de l’élève, sachez que celle-ci ne commence pas uniquement sur les bancs d’école. Elle se forge dès le plus jeune âge, au fil des expériences et des apprentissages. Il existe de nombreuses façons d’aiguiser les intérêts de votre jeune en dehors de l’école afin qu’il se sente plus enclin à prendre une décision quant à ses choix de cours une fois qu’il sera en troisième secondaire. N’oubliez pas que les intérêts et l’ouverture pour un domaine peuvent être liés à la confiance qu’accorde un jeune en ses capacités de réussir. Cette confiance se forge souvent à partir d’expérimentations, d’expériences agréables et de petites réussites. Ainsi, en découvrant et en expérimentant, le jeune peut développer des intérêts variés tout comme son sentiment d’être en mesure d’atteindre les objectifs fixés.

L’importance de la connaissance de soi

Vous pouvez apprendre à connaitre votre jeune pendant qu’il apprend lui-même à se connaitre. S’il a, sans contredit, des intérêts à son âge, il n’est pas exclu qu’il puisse en développer d’autres. Pour encourager son ouverture aux différentes possibilités, vous pouvez explorer les diverses avenues qui s’offrent à lui en faisant des sorties simples et peu coûteuses qui pourraient favoriser ou non le développement de nouveaux centres d’intérêt pour des domaines particuliers. Par exemple, pourquoi ne pas explorer avec lui le Biodôme, le Cosmodôme, le Jardin botanique, des musées d’arts, l’encourager à s’impliquer dans sa communauté ou à faire des activités sportives? Faites-le participer aux activités quotidiennes, la cuisine, les rénovations, le jardinage, le ménage. Il pourra de lui-même élargir son savoir-faire dans la vie de tous les jours, tout en cultivant ses champs d’intérêt. Vous pouvez aussi lui présenter des revues scientifiques, l’encourager à regarder des documentaires ou l’inscrire à des activités culturelles. Ces expériences seront bénéfiques à son jardin, mais également lorsqu’il aura à présenter son savoir-faire aux employeurs, par le biais de son curriculum vitae.

 Pour s’ouvrir le plus de portes…

Certaines personnes tendent à croire qu’il est préférable de privilégier le domaine des sciences dans les choix de cours afin de s’assurer d’un plus grand nombre de possibilités de programmes au collégial. Cependant faites attention, s’il est vrai que certains choix de cours ouvrent un grand nombre de portes comparativement à d’autres, il faut aussi prendre en considération la motivation et la capacité de votre jeune à exceller dans ces domaines particuliers. La passation du cours ne détermine pas uniquement l’admission à un programme d’étude donné puisque la plupart des cégeps compareront les moyennes générales du secondaire. Or, il est nécessaire, avant d’encourager votre enfant à s’inscrire à un choix de cours, de valider ses intérêts pour celui-ci ainsi que sa motivation quant à la charge de travail qu’il peut encourir. Un grand nombre de jeunes s’épanouissent davantage lorsqu’ils sont dans des conditions propices à l’apprentissage et congruentes à leurs champs d’intérêt.

Il n’est jamais trop tard

Sachez qu’il n’est jamais trop tard pour entamer un nouveau parcours si les préalables demandés pour un programme X ne sont pas complétés lors de la demande d’admission du 1er mars. De nombreux cégeps offrent plusieurs profils d’études qui donnent la possibilité de compléter les préalables désirés tout en commençant certains cours du collégial. De plus, les centres d’éducation aux adultes sont des endroits forts intéressants pour compléter des cours manquants puisqu’ils permettent à l’étudiant de progresser à son rythme et de façon autonome. Certains établissements offrent finalement la possibilité de suivre ces différents cours à distance, pour que l’élève puisse adapter ses études à son style de vie.  Différentes avenues et parcours de formation sont possibles. Ce ne sont pas tous les parcours qui exigent les préalables similaires. Par exemple, il n’est pas nécessaire d’obtenir tous les préalables requis en sciences pour travailler dans le domaine de la santé. Plusieurs programmes collégiaux offrent des alternatives très intéressantes pouvant mener à des carrières palpitantes. Des techniques au collégial offrent donc des études stimulantes sans exiger l’obtention de tous les cours de sciences et mathématiques du secondaire.

Des outils pour les parents

Le défi d’orientation :  guide du parent zen, disponible sur la librairie en ligne de Parachute Carrière.  Actuellement en promotion à 20% d’escompte:   Le défi d’orientation: guide-du-parent-zen

Sachez que vous et votre jeune avez des ressources à votre disposition pour répondre à vos interrogations. D’une part, le conseiller d’orientation de votre établissement scolaire est bien placé pour vous fournir des renseignements utiles. Votre jeune peut le rencontrer par lui-même à son école ou bénéficier de services privés en consultant le site de l’Ordre des Conseillers et Conseillères d’Orientation du Québec

Ensuite, plusieurs sites internet sont conçus pour venir en aide aux parents afin qu’ils puissent se renseigner sur le fonctionnement des choix de cours au secondaire, dont Choix avenir parents

Si ces ressources peuvent s’avérer des plus efficaces, votre rôle en tant que parent demeure crucial puisqu’il influence directement le comportement académique votre jeune. Pour adopter une attitude aidante, vous pouvez encourager votre adolescent à demeurer ouvert aux différents domaines de profession qui l’entoure tout en étant présent dans son processus d’exploration. L’attitude du parent face à cette démarche peut se refléter sur la perception qu’aura le jeune des différentes options de choix de cours s’offrant à lui. Souvenez-vous que, bien qu’il soit primordial de considérer cette étape avec sérieux, il n’y a aucune urgence à établir un choix professionnel. Les intérêts et projets de votre adolescent pourront s’accroître au fil du temps et des expériences qu’il vivra à l’école et à l’extérieur de l’école.

La cote R

bigstock-creative-splash-pencil-with-sc-43965025LowrezAu secondaire, lorsqu’un élève effectue une demande d’admission dans un cégep, c’est sa moyenne générale du secondaire qui sera généralement évaluée lors du processus de recrutement au collégial. Quelques années plus tard, si l’étudiant souhaite poursuivre des études universitaires à la fin de ses études collégiales, son admission sera considérée sur une autre base que la moyenne générale : c’est la cote R qui sera évaluée. De nombreux étudiants admettent que la cote R, comparativement à la moyenne générale au secondaire, est une base d’admission beaucoup plus difficile à comprendre et donc, à contrôler puisqu’elle ne dépend pas uniquement de la performance académique de l’étudiant, mais également de la force de son groupe.  Une cote R est attribuée à tous les cours suivis par l’étudiant pour ensuite en retirer une cote finale qui est déterminée par la moyenne de chaque cours. Les pondérations de la cote R varient entre 20 et 35. Plus la cote est élevée, meilleures sont les chances de l’étudiant d’accéder à des programmes universitaires contingentés. Pour bien comprendre le fonctionnement de la cote R, il faut connaitre son prédécesseur, la cote Z qui compare la note de l’étudiant à la moyenne de son groupe.

Comprendre la cote Z pour mieux comprendre la cote R

Afin de mieux vous permettre de saisir le principe de la cote Z, j’utiliserais l’exemple de deux étudiants qui souhaitent intégrer un programme universitaire similaire. Éliane et Olivier ont tous les deux 85% dans leur cours de chimie. Ils suivent leur cours respectif dans deux groupes différents et n’ont pas le même enseignant. Il s’avère que le professeur d’Éliane a la réputation d’être particulièrement sévère lors de la correction de ses examens et la moyenne de classe est de 70%. Le professeur d’Olivier, quant à lui, fait preuve d’une plus grande souplesse dans ses évaluations, la moyenne de sa classe est de 83% aux examens finaux, car les élèves ont naturellement une plus grande facilité à réussir dans son groupe. Si nous nous arrêtions uniquement à la cote Z, ces deux étudiants, qui ont les mêmes résultats aux examens auraient des pondérations différentes, la cote d’Éliane serait plus élevée que celle d’Olivier. Comme bien des étudiants au cégep, les deux amis pourraient se sentir perplexes en comparant leurs résultats académiques.

La cote Z et le principe du mouton noir académique

Cette différence s’explique par le fait que le calcul de la cote Z accorde une place importante au groupe dans lequel l’élève se situe. La note de chaque étudiant est comparée à la moyenne des résultats du groupe. Plus la note de l’étudiant est forte par rapport à un groupe faible, plus il aura de chance d’obtenir une cote élevée puisque la personne se démarque du lot. C’est pourquoi Éliane a obtenu une cote plus élevée. Avec un résultat de 85%, elle s’est démarquée d’un groupe dont la moyenne était de 70%. Nous parlons tout de même d’un écart de 15 points de plus que l’ensemble de ses collègues! Ça, c’est du mouton noir! Malheureusement, Olivier, quant à lui, doit composer avec une cote beaucoup plus faible qu’Éliane. Bien qu’il ait également eu 85%, il devient difficile de se démarquer dans un groupe dont la moyenne est 83% (seulement 2% d’écart).

L’indice de force du groupe pour équilibrer le tout

Comme vous l’avez constaté, la cote Z peut créer certaines injustices et ne démontre pas les résultats des étudiants de façon équitable. Avec un tel calcul, il était difficile pour les universités de savoir si la cote d’un groupe fort était réellement due au fait que les étudiants étaient plus performants ou uniquement parce que le professeur était clément lors des corrections. C’est pourquoi les établissements d’enseignement ont décidé d’ajouter un calcul supplémentaire permettant de confectionner la fameuse cote R : l’indice de force du groupe. L’indice de force du groupe tient compte de tous les résultats que les élèves du groupe donné ont obtenus lorsqu’ils étaient en quatrième et cinquième secondaire. Si les élèves ont eu de faibles résultats au secondaire, l’indice de force du groupe sera faible. S’ils ont, en moyenne, obtenus de bons résultats, l’indice sera plus élevé. Cet indice vise à permettre aux étudiants ayant de bons résultats scolaires et qui sont dans des groupes forts, comme Olivier, de parvenir à se démarquer des autres de façon plus juste puisque ce sont les résultats antérieurs qui sont considérés lors de l’évaluation avec d’éviter tout biais relatif au professeur.

Des situations comme celle d’Olivier se présentaient souvent autrefois. C’était bien dommage, car les élèves forts dans des groupes forts n’étaient pas considérés comme il se doit et il était difficile de déterminer si cette force venait du professeur ou réellement du labeur des étudiants.

Afin d’éviter toute erreur ou biais relatif à l’enseignant, les cégeps ont donc choisi de considérer l’ensemble des résultats que les étudiants ont acquis en quatrième et cinquième secondaire pour en faire une moyenne X. Les étudiants du groupe ont beau avoir de bons résultats, s’ils avaient des notes faibles au secondaire, la cote baissera pour permettre aux meilleurs étudiants de se démarquer plus facilement.

Ce n’est donc plus uniquement la sévérité du professeur qui est en cause, mais les élèves eux-mêmes devant la moyenne de leurs propres résultats. Les calculs deviennent donc beaucoup plus équitables, car l’indice de force du groupe permet de démontrer le niveau de difficulté de se démarquer du groupe et d’ajuster la cote R en conséquence de celui-ci.

Comment faire pour augmenter sa cote R?

Il n’y a pas de secret ou de recette magique : il faut mettre les efforts qu’il faut afin que les résultats que l’on obtient nous permettent de nous démarquer du lot.

Comment savoir si ma cote R est suffisante pour accéder au programme universitaire qui m’intéresse?

Chaque établissement d’enseignement met en ligne les conditions requises pour accéder à ses programmes. Vous pourrez donc y trouver la cote R nécessaire pour y accéder. Vous pouvez aussi faire une recherche sur le site : Cote R où la cote R minimale pour une multitude de programmes dans les différentes universités québécoises est présentée.

Besoin de plus d’information sur le calcul de la cote R?

Le vidéo suivant saura vous éclairer : Info Cote R

conseiller d'orientation

Conseiller d’orientation : pourquoi et quand faut-il en rencontrer un?

conseiller d'orientationLe rôle d’un conseiller d’orientation

Un conseiller d’orientation a pour mission, entre autres, d’aider et de conseiller des personnes à définir le cheminement scolaire ou professionnel qu’elles désirent entreprendre. Il les aide dans leurs démarches en élaborant et utilisant différents moyens tels que des entrevues individuelles ou de groupe, des tests psychométriques (tests de personnalité, tests d’évaluation des aptitudes, tests d’évaluation des intérêts, etc.), des méthodes de recherche d’emploi et d’autres moyens qui pourront les aider à cerner la voie professionnelle qui leur convienne.

Ainsi, lorsqu’une personne est prise avec des questionnements relatifs à son parcours professionnel, consulter un conseiller d’orientation qui se spécialise dans le développement de la carrière des individus peut aider la prise de décision.

Les champs d’expertise d’un conseiller d’orientation

Une pensée populaire tend vers l’idée que les services des conseillers d’orientation sont exclusivement réservés aux problématiques relatives à l’orientation. Or, bien que le développement carriérologique puisse engendrer de nombreux questionnements et un besoin de retrouver ses repères professionnels, il peut également entrainer des impacts importants sur le fonctionnement de l’individu sur le marché du travail et à la maison.

Selon l’Ordre des Conseillers et Conseillère d’Orientation du Québec, ces professionnels peuvent intervenir sur l’ensemble des éléments relatifs à la vie professionnelle. Ainsi, les champs d’expertise d’un conseiller d’orientation s’élargissent à transmission de nombreux services se rapportant aux cas suivants :

  • Un individu vivant des indécisions et remises en question relatives au choix de carrière peut parfois uniquement avoir besoins de quelques informations et éclaircissements sur le choix d’une formation pouvant mener au métier convoité. D’autres individus peuvent nécessiter des interventions approfondies et des exercices de connaissances de soi afin d’en arriver à une profession congruente à leurs aspirations, leurs intérêts et leur réalité.
  • Les services d’un conseiller d’orientation peuvent permettre à diverses personnes ayant de la difficulté à conserver un emploi ou à s’insérer sur le marché du travail d’améliorer ses chances d’être embauché ou de conserver un emploi en identifiant les problématiques liées à son insertion professionnelle.
  • Certains travailleurs souhaitent redéfinir leur parcours professionnel en choisissant de se réorienter alors que d’autres peuvent y être contraints suite à diverses limitations. Cette décision demande de la réflexion et de la planification ainsi qu’un accompagnement permettant d’établir les avantages et les inconvénients des différents choix possibles.
  • Des travailleurs désirant connaitre de nouvelles perspectives de carrière peuvent également recevoir les services d’un conseiller d’orientation. Un bilan de carrière pourrait s’avérer une alternative intéressante afin de prendre pleinement conscience du bagage de l’individu afin de s’en servir de levier pour mieux avancer.
  • Les retraités et futurs retraités ont de nombreux avantages à bénéficier des services d’un conseiller d’orientation. Cette étape cruciale s’avère être un grand changement dans la vie personnelle et professionnelle et demande une planification rigoureuse des années qui suivront l’arrêt de l’emploi.

La clientèle d’un conseiller d’orientation

Comme vous pouvez le constater, les services offerts par les conseillers d’orientation sont larges et s’adressent à une clientèle d’âge multiple. Ainsi, la clientèle type des conseillers d’orientation n’est pas uniquement caractérisée par des individus d’âge scolaire à la recherche d’un programme de formation. Les services s’adressent donc aux gens de tous âges, qui ont besoin de prendre du recul sur leur vie personnelle et professionnelle afin de trouver la voie qui leur permettra de s’épanouir.

N’hésitez donc pas consulter un conseiller d’orientation pour vous aider à voir plus clair dans votre cheminement professionnel, peu importe où vous en êtes dans votre parcours!