Archives de l’auteur : Julie Boulet, Coach de carrière

Bâtir son réseau

Bâtir son réseau de contacts en période de recherche d’emploi

Bâtir son réseauC’est de plus en plus connu : plus de 80% des emplois sont comblés par l’entremise du réseau de contacts. Lorsqu’un poste est vacant, le premier réflexe d’un employeur est de vérifier auprès de son réseau de contacts s’il y a quelqu’un qui peut pourvoir à ce poste. Ensuite, il vérifiera les candidatures spontanées qu’il a reçues au cours des 6 derniers mois. S’il ne trouve pas la perle rare, il se résoudra alors à afficher le poste. Pour dénicher un emploi intéressant, il faut utiliser la même stratégie. La meilleure façon de se trouver un emploi est de se servir de son réseau de contacts. On me demande souvent : « Comment élargit-on son réseau de contacts? » Voici 5 trucs efficaces :

Bâtir son réseau de contacts avec ses contacts actuels

Dressez la liste des personnes que vous connaissez déjà, en y ajoutant leur métier et l’endroit où ils travaillent. Il vous faudra peut-être faire plusieurs appels, mais les résultats seront proportionnels aux efforts que vous mettrez. Pensez à plusieurs groupes de personnes : famille, amis, anciens collègues, voisins, etc. Même les professionnels que vous côtoyez régulièrement peuvent vous aider : dentiste, coiffeur(se), garagiste, serveur(euse), épicier, etc. Tous ces gens connaissent plusieurs personnes et les métiers qu’ils exercent. Ils peuvent donc vous mettre en contact avec des gens qui pourraient avoir un rôle déterminant dans votre carrière.

Bâtir son réseau de contacts en participant à des soirées causeries ou des conférences

Dans certains types de métiers, il existe des soirées causeries ou des conférences liées aux fonctions que vous exercez. Même si vous n’êtes pas en emploi en ce moment, vous demeurez quelqu’un d’influent dans votre domaine. Par exemple, une assistante dentaire en recherche d’emploi demeure une assistante dentaire. Elle est cependant disponible pour d’autres défis et elle peut profiter de sa disponibilité pour assister à des rassemblements qui traitent de sa profession et ainsi se faire connaître dans son milieu.

Bâtir son réseau de contacts avec sur LinkedIn

LinkedIn est le réseau de contacts professionnels le plus utilisé en Amérique du Nord. Si vous travaillez dans un domaine administratif ou que vous avez une profession reconnue, vous pouvez utiliser LinkedIn pour vous faire remarquer par des employeurs potentiels. Il suffit de s’inscrire et de créer une fiche qui décrit bien vos compétences, votre expérience de travail et votre niveau de scolarité. De plus, vous avez la possibilité de suivre des entreprises qui vous intéressent et recevoir les nouvelles qui les concernent. Vous pouvez aussi joindre des groupes de discussion sur des sujets professionnels qui vous intéresse.
Pour s’inscrire sur LinkedIn

Bâtir son réseau de contacts Nous pouvons vous aider avec votre profil LinkedIn!

Bâtir son réseau de contacts en participant à des stages d’observation

Si vous n’avez jamais travaillé dans un milieu particulier et que vous êtes curieux d’en savoir davantage, les stages d’observation sont tout indiqués pour vous. Vous n’avez qu’à vous préparer un scénario téléphonique et approcher les responsables des départements concernés en leur demandant s’il est possible que vous puissiez observer leur métier durant une demi-journée. Cela confirmera ou infirmera votre choix professionnel et contribuera à agrandir votre réseau de contacts dans ce domaine.
Pour en savoir plus, venez lire mon article sur les stages d’observations

Bâtir son réseau de contacts en se présentant aux journées carrières dans les salons ou dans les entreprises

Les salons de carrières sont très populaires auprès des professionnels et des employeurs. En une journée et au même endroit, vous pouvez rencontrer plusieurs employeurs et parfois même obtenir une entrevue sur place. C’est le moment idéal pour recueillir plusieurs cartes professionnelles et vous faire remarquer.
Pour connaître les dates et les régions, visitez le site événement carrières

Allez-y : démarquez-vous!

 

Cytologiste

Cytologiste : Un métier méconnu

Cytologiste La plupart des femmes et plusieurs hommes ont eu besoin à un moment ou l’autre de faire appel aux services d’un cytologiste, sans même le savoir. Ils travaillent dans l’ombre du système de santé et apportent un support aux médecins traitants. Ils ont pourtant un rôle très important dans le premier diagnostic des cancers. Il s’agit des cytologistes, ces techniciens en laboratoire spécialisés dans la recherche de cellules cancéreuses. J’ai rencontré Maryse Madgin Marois, cytologiste depuis plus de 10 ans, qui m’a expliqué avec passion sa profession.

Quel est le rôle du cytologiste?

Le cytologiste est la personne qui analyse les cellules cancéreuses des liquides biologiques aux moyens d’analyses au microscope. La plus grande partie de son travail est d’analyser les échantillons prélevés lors de PAP tests (examens gynécologiques). Ainsi, elle peut repérer les cellules cancéreuses dans ces échantillons. Il arrive aussi qu’elle doive analyser d’autres types de liquides dits non gynécologiques tels que l’urine, lavage bronchique, expectoration, ponction de thyroïde, ponction de sein, ganglion, parotide (glande salivaire) et quelques fois ponction d’os. Il ne faut toutefois ne pas les confondre avec les pathologistes, qui eux, observent des parties complètes d’os afin d’analyser l’ensemble des cellules.

À quoi ressemble une journée type d’un cytologiste?

Mme Madgin Marois nous explique qu’elle travaille 7 heures par jour devant un microscope du laboratoire de cytologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (il y a un département de cytologie dans chaque hôpital). Elle reçoit les spécimens de liquides biologiques habituellement remis dans des pots. Elle doit les déposer ensuite dans la centrifugeuse permettant ainsi de concentrer les cellules. Elle étale les spécimens sur une lame et à l’aide d’une pipette, elle ajoute un colorant qui permettra de bien localiser les cellules.

Suite à une analyse approfondie, elle rédige un rapport qui détaillera ses observations et qui sera acheminé au pathologiste. Ce dernier confirmera ou infirmera le diagnostic de la cytologiste. Le résultat final sera ensuite envoyé au médecin traitant.

Quelles sont les qualités professionnelles essentielles pour exercer cette profession?

Selon Mme Madgin Marois, il faut avoir une bonne concentration, faire preuve d’une grande minutie et un excellent sens de l’observation. De plus, on doit démontrer un intérêt pour le milieu de la santé. D’ailleurs, cette dernière a choisi cette profession, car elle avait le désir d’œuvrer dans le milieu de la santé, mais se sentait trop sensible pour rencontrer les patients. Cette profession lui permet d’avoir un rôle déterminant dans la santé des patients, sans les rencontrer directement. Il faut aussi être capable de travailler de longues heures assis dans une même position.

Quel est le parcours scolaire exigé par les employeurs?

Les personnes intéressées par cette profession doivent obtenir un Diplôme d’études collégiales (DEC) en Technologie d’analyses biomédicales d’une durée de 3 ans et poursuivre les études en obtenant une Attestation d’études collégiales (AEC) en cytotechnologie d’une durée d’un an. À noter que ce programme est contingenté et n’accepte que 10 étudiants par année, car il n’y a en moyenne que 4 cytologistes par hôpital. Les deux établissements qui offrent cette formation sont le Collège de Rosemont et le CHUM (campus Hôtel-Dieu).

Visitez le site de l’Association des Cytologiste du Québec

directeur de casting

Directeur de casting : Portrait d’un métier méconnu

Directeur de castingJ’ai eu la chance de m’entretenir avec Mme Nathalie Boutrie, directrice de casting depuis plus de 10 ans. Nathalie a notamment fait le casting pour des films et des séries télévisées tels que « Café de Flore » de Jean-Marc Vallée, « Monsieur Lazhar » de Philippe Falardeau, l’émission jeunesse « Tactik » diffusée à Télé-Québec, « 19-2 » l’émission phare de Radio-Canada et « Mommy » le dernier film de Xavier Dolan. C’est avec passion qu’elle me décrit le métier qu’elle exerce.

Quel est le rôle du directeur de casting?

Il ne faut pas confondre le directeur de casting et l’agent d’artistes. Le directeur de casting a la responsabilité de présenter des comédiens, de faire découvrir de nouveaux talents et de choisir le meilleur artiste pour interpréter le personnage.

Avec le réalisateur, le producteur et parfois le scénariste, il discute des comédiens qui seront vus en audition pour interpréter les rôles.

Il exerce sa fonction pour les longs-métrages, les séries télévisées et les messages publicitaires.

Le directeur de casting travaille en étroite collaboration avec les agents d’artistes. Ces derniers reçoivent une description écrite de chacun des personnages recherchés et proposent leurs poulains dans le but de décrocher une audition.

Il arrive que le scénariste écrive le film en pensant déjà à des acteurs, il se peut qu’un réalisateur ait envie de travailler avec tel ou tel comédien, alors que dans d’autres cas, ce sera le directeur de casting qui proposera des artistes pour tous les rôles.

À quoi ressemble une journée dans la vie d’un directeur de casting?

Tout dépend des projets. Il n’y a pas d’horaire fixe : on peut faire du 9h à 17h, comme du 7h à 1h du matin, c’est très varié. Il y a des périodes de pointe où l’on peut passer plusieurs heures devant l’ordinateur.

C’est un travail de recherche qui touche au domaine artistique, qui demande une bonne part d’inventivité, beaucoup de passion et de vivacité.

Le directeur de casting lit le scénario, discute des personnages avec le réalisateur et organise des auditions. Trouver de bonnes idées, échanger sur les enjeux des personnages, convaincre que le comédien proposé est l’homme de la situation, tenter de faire découvrir de nouveaux visages, là sont les grands défis du directeur de casting.

Les auditions se déroulent généralement en présence du réalisateur et du directeur de casting. Les acteurs reçoivent, par le biais de leur agent, les scènes à travailler, à apprendre par cœur. Ils arrivent avec une proposition de personnage. Le réalisateur et le directeur de casting vont le diriger pour l’amener à s’approcher le plus possible de leur vision du personnage.

Quelles sont les qualités professionnelles essentielles pour être directeur de casting?

Le moteur de ce métier est la passion des acteurs, du jeu. Il faut aimer aller au théâtre, regarder tout ce qui se fait en cinéma et télévision, aussi bien au Québec que dans le milieu artistique international.

Il faut être vif, débrouillard, volontaire et bien connaître son sujet. Un bon directeur de casting est une personne à l’esprit libre et aux idées grouillantes !

Quelles études doit-on faire pour y parvenir?

Il n’y a pas d’études spécifiques dans ce domaine. La formation logique pour se rendre vers le casting serait une formation à l’université en STRATÉGIE DE PRODUCTION ou COMMUNICATION. Un stage auprès d’un directeur de casting serait la meilleure des formations.

L’Association des Directeurs de Casting du Québec (ADCQ) explique en détail la profession et voici sa liste des membres de l’Association des Directeurs de Casting du Québec

Que doit-on savoir avant de se lancer dans ce métier?

Il y a beaucoup d’intéressés et peu d’élus. C’est une profession qui demande beaucoup d’implication et qui génère beaucoup de stress. Il y a des délais serrés à respecter (tout est toujours urgent). Malgré les demandes qui semblent parfois impossibles, le directeur de casting fait des miracles !

C’est un métier très gratifiant, un métier de l’ombre, qui se joue derrière la caméra, mais qui mérite toutes les étoiles!

Lexique du marché du travail

Lexique du marché du travail

Lexique du marché du travail

Lexique du marché du travail – Formations

A.E.N.S. : Attestation d’Équivalence de Niveau Secondaire.

Cette attestation a été développée d’abord pour les gens qui n’avaient pas obtenu leur diplôme d’études secondaires et qui désiraient avoir accès à des emplois exigeant un niveau de secondaire V terminé. À ne pas confondre avec le Diplôme d’études secondaires (D.E.S.) pour lequel il faut avoir réussi certains cours spécifiques. L’A.E.N.S. sera aussi utile pour être admissible à certaines formations professionnelles. Pour obtenir cette attestation, il faut avoir réussi l’examen du Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports communément appelé le T.E.N.S. (test d’équivalence de niveau secondaire).

A.E.C. : Attestation d’Études Collégiales.

Relativement récentes, ces formations de courtes durées (de 12 à 18 mois) ont été mises sur pieds pour les adultes qui retournent en formation et qui ne sont pas intéressés à suivre les cours généraux offerts au Cégep (français, philosophie, anglais langue seconde et éducation physique). Ces formations offrent les mêmes cours de la concentration que ceux proposés dans les D.E.C. La liste des A.E.C. s’allonge chaque année, mais ce ne sont pas tous les D.E.C. qui sont offerts sous la forme d’A.E.C. Les employeurs reconnaissent de plus en plus ce type de formation. On exige un D.E.S. pour être admis et certaines formations exigent la réussite de certains cours du secondaire. Voir la liste des A.E.C. sur notre site : http://parachutecarriere.com/attestations-detudes-collegiales/.

A.E.P. : Attestation d’Études Professionnelles.

Il s’agit de formations courtes (généralement 3 ou 4 mois) répondant à un besoin spécifique du marché du travail. Par exemple, l’A.E.P. en salubrité en milieu de soins était au préalable une formation donnée à l’interne par les hôpitaux, mais suite à la hausse des cas d’infection dans le milieu hospitalier, le Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports a cru bon de mettre sur pied une telle formation.

A.S.P. : Attestation de Spécialisation Professionnelle.

Ce type de formation a pour but de se spécialiser dans un domaine donné. Par exemple, l’A.S.P. en secrétariat dentaire est destiné aux personnes ayant déjà reçu la formation en secrétariat et désirant se spécialiser en secrétariat dentaire.

Carte de compétence

Carte exigée par certains corps de métiers. Ces cartes sont remises aux personnes ayant suivi des formations reconnues. (Ex. : carte de cariste, carte de santé et sécurité sur les chantiers de construction, etc.). Certaines cartes doivent être renouvelées tous les 3 ans.

D.E.S. : Diplôme d’Études Secondaires.

Nécessaire pour la plupart des emplois généraux. Se référer au Ministère de l’Éducation, des Sports et Loisirs pour l’explication des cours qui doivent avoir été réussis pour obtenir ce diplôme, car suite à la Réforme scolaire, plusieurs changements sont survenus. Tout dépendant du moment où vous étiez à ce niveau de formation, les exigences seront différentes.

D.E.C. : Diplôme d’Études Collégiales.

Il existe des D.E.C. préuniversitaires (la formation doit être poursuivie à l’université pour pratiquer un métier) et des D.E.C. techniques (où l’on est prêt à pratiquer le métier lorsque la formation est terminée). La durée de ces formations varie entre 2 et 4 ans. Pour obtenir le diplôme, il faut avoir réussi les cours généraux : français, anglais langue seconde, philosophie et éducation physique. On exige un D.E.S. pour être admis et certaines formations exigent la réussite de certains cours de niveau secondaire.

D.E.P. : Diplôme d’Études Professionnelles.

Ce sont des formations courtes, durant généralement entre 6 et 12 mois. Il n’est pas nécessaire de poursuivre des études par la suite pour avoir accès à un emploi dans le domaine. Les D.E.P. sont très populaires auprès des personnes qui n’ont pas obtenu le D.E.S., car l’admission à la plupart des D.E.P. exige un niveau de 3e ou 4e secondaire réussi.

Formation continue

Formations de courtes durées offertes dans les Cégeps. Les A.E.C en font partie. Ce terme est aussi utilisé lorsque les employeurs offrent des formations à leurs employés.

Formation d’appoint

Formation de courte durée permettant de mettre à jour ses connaissances dans un domaine. Par exemple, plusieurs optent pour une formation d’appoint en informatique pour avoir accès à des emplois demandant des connaissances à jour dans certains logiciels.

T.D.G. : Test de Développement Général.

Utile pour accéder à des D.E.P. *Attention : le T.D.G. ne correspond pas à un niveau de 3e secondaire. Il s’agit plutôt d’un test sur des connaissances générales.

T.E.N.S. : Test d’Équivalence de Niveau Secondaire.

Il évalue les connaissances générales en sciences humaines, sciences naturelles, sciences économiques, mathématiques, français (écrit et compréhension de texte) et anglais. Il faut réussir 5 tests sur 7 incluant la réussite des deux tests de français pour obtenir l’A.E.N.S. http://parachutecarriere.com/solutions-individus/tens/

Lexique du marché du travail – En emploi :

Avantages sociaux

Bénéfices que les employeurs offrent à leurs employés autres que le salaire. Ex. : assurances maladies, assurances dentaires, assurances invalidité, R.E.E.R, etc.

Lexique du marché du travail – Perte d’emploi :

Congédiement

Lorsqu’un employeur met fin à l’emploi d’un employé suite à une faute grave ou un manque de compétences.

Licenciement

Lorsque l’employeur met fin de façon définitive à l’emploi suite à des coupures, restructuration, faillite ou fermeture de l’établissement.

Mise à pied

Arrêt temporaire des opérations du ou des employés pour une période déterminée ou non. L’employé conserve alors son lien avec l’employeur.

Grève

Lorsque les employés ou le syndicat les représentant décident d’arrêter les opérations suite à un conflit, jusqu’à ce qu’il y ait entente entre les deux parties. Les employés sont privés de salaires et de bénéfices durant cette période.

Lock-out

Lorsque l’employeur décide d’arrêter les opérations suite à un conflit entre la direction et les employés. Les employés sont donc privés de salaires jusqu’à ce que le conflit se règle.

Faillite

Lorsque les finances de la compagnie ne permettent plus de continuer à opérer. Il y a alors fermeture de la compagnie et par le fait même, pertes d’emploi du personnel.

Lexique du marché du travail – Marché du travail :

Perspectives d’emploi acceptables

Lorsque les statistiques démontrent qu’il y a autant de personnes en emploi que de personnes prestataires de l’assurance-emploi (chômage) qui effectuent un métier particulier.

Perspectives d’emploi favorables

Lorsque les statistiques démontrent qu’il y a plus de personnes en emploi que de personnes prestataires de l’assurance-emploi (chômage) qui effectuent un métier particulier.

Perspectives d’emploi restreintes

Lorsque les statistiques démontrent qu’il y moins de personnes en emploi que de personnes prestataires de l’assurance-emploi (chômage) qui effectuent un métier particulier.

Plein emploi

Lorsque le taux de chômage est si faible que les employeurs ont du mal à combler les postes vacants. Le taux de chômage se situe alors à 5% ou moins.

Population active

L’ensemble des personnes en âge de travailler (au Québec, les 15 ans et plus) et aptes au travail. On regroupe les gens qui ont un emploi et ceux qui sont sans emploi.

Taux d’activité

Pourcentage de la population active par rapport à la population de 15 ans et plus.

Taux d’emploi

Pourcentage de la population active ayant un emploi permettant de subvenir à leurs besoins.

Taux de chômage

Pourcentage de la population active qui est prestataire de l’assurance-emploi (apte à travailler et à la recherche d’un emploi).

Taux de placement

Pourcentage de diplômés occupant un emploi relié à leur formation.

Lexique du marché du travail – Regroupements professionnels :

Association professionnelle

Regroupement de professionnels diplômés qui a pour but de protéger, défendre et faire progresser la profession désignée.

Ordre professionnel

Regroupement de professionnels diplômés qui assure la réglementation de la profession et le suivi du code d’éthique.

Le marché du travail : les prévisions d’ici 2022

Le marché du travail au Québec

Quels secteurs seront en demande? Quelle population sera avantagée? Quelles seront les régions les plus lucratives? Telles seront les questions sur le marché du travail auxquelles je tenterai de répondre en puisant dans les données publiées sur le site d’Emploi-Québec provenant de Statistiques Canada et Statistiques Québec.

Croissance économique et taux de chômage

Il y a aura une croissance notable du marché du travail dans presque tous les secteurs d’activités d’ici 2022. Cette croissance sera due à une plus grande création nette d’emplois et par le remplacement des personnes quittant pour la retraite. Aucune récession n’est prévue pour cette période, à moins que certains événements mondiaux ne viennent changer la donne.

Le taux de chômage en sera donc influencé : on prévoit une baisse continuelle permettant d’atteindre un faible taux de 6.2% en 2017 et de 5.7% en 2022. Ce sera le plus bas taux jamais vu depuis 1968. Les populations de jeunes finissants, chômeurs, travailleurs âgés et les immigrants qui avaient de la difficulté à se trouver un emploi stable vivront davantage de stabilité. De plus, le taux de chômage sera en baisse dans toutes les régions du Québec. La région des Laurentides sera celle qui affichera le plus haut taux de croissance du marché du travail et, à l’inverse, les régions de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec et de l’Estrie connaîtront une croissance du marché du travail en dessous de la moyenne québécoise.

La population active et le taux d’activité

Compte tenu de la démographie, la population active (les personnes de 15 ans et plus aptes à travailler) continuera d’augmenter, mais de façon de plus en plus faible dans le futur. Outre la participation active des femmes toujours en hausse, une nouvelle tendance débutée au début des années 2000 continuera d’augmenter : les gens âgés de 65 ans et plus seront plus présents sur le marché du travail. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : le manque d’épargne retraite, la meilleure santé des personnes âgées et le désir de se sentir utile sont des raisons qui peuvent pousser les travailleurs âgés à demeurer actifs en emploi.

L’emploi et le taux d’emploi

On remarquera une croissance d’emploi plus rapide que la population active. En 2017, nous serons témoins d’un sommet du taux d’emploi comparable à celui observé en 2008, soit de 61%.

Les perspectives d’emploi par domaines de compétences

Le domaine de la vente et des services (vente en gros, au détail, restauration, services personnels et services à la population) occupait près de 25% de la main-d’œuvre en 2012 et tend à rester stable d’ici 2022. Le domaine des affaires, finance et administration suivra avec 17% des emplois en 2022. Le secteur primaire fait pâle figure depuis 2012 et continue d’occuper la dernière position avec seulement 2% des emplois occupés. Ce phénomène s’explique notamment par le faible coût de production que certains pays comme le Mexique, l’Inde et la Chine offrent sur le marché international.

Niveaux de compétences demandés

Les emplois demandant généralement un diplôme professionnel ou collégial seront en demande et correspondront à 32% du marché de l’emploi total en 2022. Les emplois exigeant seulement un diplôme secondaire obtenu représenteront 28% des emplois. Pour ceux et celles qui n’auront pas de diplôme, ils auront accès seulement à 12% des emplois.

Quand la surqualification nuit à l’embauche

La surqualification

On définit la surqualification par un niveau de scolarité trop élevé d’un employé par rapport aux qualifications scolaires requises pour le poste qu’il occupe ou qu’il souhaite occuper. À cela s’ajoute aussi la « sur-expérience de travail », en d’autres mots, trop d’années d’expérience ou trop de compétences acquises par rapport au poste offert*.

1-    Définissez clairement votre objectif d’emploi

Définir son objectif d’emploi est capital. Cela permet de faire le bilan de vos compétences et de choisir de mettre en valeur uniquement celles qui sont en lien avec votre objectif de carrière.

 2-    Sélectionnez vos qualifications à mettre en valeur

Le CV n’est pas une biographie. Vous pouvez décider quelle formation apparaîtra sur votre offre de service. Ainsi, votre candidature sera davantage retenue si elle cadre exactement avec les exigences du poste.

 3-    Simplifiez le nombre d’années d’expérience

Plus personne ne remet en doute l’importance d’une lettre de présentation ou du moins un résumé de profil en guise d’introduction à votre CV. Si vous possédez entre 1 et 19 ans d’expérience dans un domaine, il est bon d’en préciser le nombre d’années. Par contre, si vous possédez 35 ans d’expérience dans un champ d’activité, il est préférable de ne pas le préciser lors de l’envoi de votre candidature. Nous conseillons alors d’être plus général et d’écrire que vous possédez plus de 20 ans d’expérience. Ainsi, l’employeur ne pourra pas évaluer votre âge et vous augmentez ainsi vos chances d’être convoqué en entrevue.

 4-    En entrevue, rassurez l’employeur

L’employeur expérimenté en techniques d’entrevue saura vous poser les bonnes questions pour en connaître davantage sur votre expérience de travail et vos formations reçues, incluant celles qui n’apparaissent pas dans votre CV. Il sera alors important de rassurer l’employeur que vous avez postulé sur ce poste volontairement et que vous êtes prêt à en accepter les conditions (salaires, description de tâches, statut d’emploi). Il faut éviter de lui permettre de croire que vous postulez pour cette offre en attendant d’obtenir un poste plus intéressant ailleurs. Misez sur votre intérêt et votre motivation pour cette entreprise.

 *    Tiré du document : Le sentiment de surqualification chez les diplômés, Francis Lamarre, Département de sociologie, Faculté des Arts et Sciences, Mémoire présenté à la Faculté des études supérieures de l’Université de Montréal, en vue de l’obtention du grade de maîtrise ès sciences (M.Sc.) en sociologie, Mai 2010

Appelez-nous pour prendre un rendez-vous avec l’une ou l’autre de nos conseillères en emploi pour vous aider à bien formuler votre projet et vous aider à produire un CV Marketing.

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Les stages qui ouvrent des portes

Avant de se lancer dans une nouvelle carrière, il est important de vérifier si tous les aspects de ce métier nous conviennent. Lire une fiche qui décrit un métier en détail c’est bien, mais rien ne vaut les stages qui offrent la possibilité de se projeter dans un nouvel environnement de travail de manière concrète.

La préparation avant stage :

Pour que le stage soit une expérience enrichissante, il est primordial de bien s’y préparer : identifier la durée du stage, la distance que nous sommes prêt à parcourir, les questions à poser et les objectifs à atteindre. Le lieu de stage idéal comporte un mentor disponible pour répondre à toutes nos questions. Ce mentor est généralement un employé passionné par son métier et qui se fera un plaisir de partager ses expériences entourant son travail.

Il existe plusieurs types de stages : rémunérés ou non, d’un jour (stage d’observation) ou de durée prolongée, obligatoires au cours d’une formation, ou volontaires en participant à un programme qui offre cette opportunité. Chacun comporte des avantages non négligeables. La prospection de stage se fait de la même façon que lorsque nous sommes à la recherche d’un emploi.

Le réseau de contacts :

Le réseau de contacts est un moyen efficace d’obtenir un stage rapidement et selon nos besoins. Par exemple, si nous hésitons à suivre une formation pour devenir assistante en pharmacie, nous pouvons demander à notre pharmacien s’il y a une possibilité de faire un stage d’un jour au sein de son entreprise. Dans l’éventualité où ce n’est pas possible, on peut lui demander s’il connait d’autres pharmaciens que l’on pourrait approcher.

Il existe certains domaines où il est impossible de faire des stages. Dans ce cas, il ne faut pas baisser les bras. Plusieurs établissements scolaires offrent des journées élève d’un jour. Il est alors possible de poser plusieurs questions sur le domaine convoité. Prendre rendez-vous avec quelqu’un qui œuvre dans ce domaine et le questionner sur son métier peut aussi être une excellente idée. Si notre réseau de contacts est épuisé, il existe des sites internet qui affichent les stages disponibles (voir la liste en bas de page).

Les avantages des stages :

Les stages offrent plusieurs avantages. Prenons l’exemple de quelqu’un qui hésite à suivre une formation de préposé aux bénéficiaires. Participer à un stage d’un jour lui permettra de prendre le pouls de l’emploi, rencontrer les patients et observer les soins prodigués.

Pour les finissants d’une formation, le stage permet de mettre en pratique les théories apprises.

Si le stage est d’une durée prolongée, il est aussi possible d’apprendre le jargon du métier et d’élargir son réseau de contacts dans le domaine. Ainsi, à l’ouverture d’un nouveau poste, l’employeur sera enclin à embaucher le ou la stagiaire qui démontre un intérêt et des aptitudes correspondant au profil recherché. Pour les gens plus éloignés du marché du travail, s’offrir l’opportunité de vivre cette expérience permet de se réhabituer à un horaire de travail, se sentir utile, sociabiliser et surtout briser le cercle vicieux : pas d’expérience; pas d’emploi, pas d’emploi; pas d’expérience. En somme, le stage permet de clarifier ses choix professionnels et augmente l’estime de soi.

Quelques conseils :

Durant le stage, prenez des notes. Utilisez un carnet de bord et écrivez les questions à poser. Écrivez ensuite vos impressions et vos sentiments vécus en cours de stage. Posez plusieurs questions. Soyez curieux et tentez de vous faire connaître. Demandez des rétroactions à vos mentors. Si l’occasion se présente, n’ayez pas peur de participer aux tâches. Présentez-vous sous votre meilleur jour, comme si vous vous apprêtiez à débuter un nouvel emploi.

Liens vers des sites offrant des stages :

Cybermentorat :

http://www.academos.qc.ca/

Projects abroad (stages internationaux):

http://www.projects-abroad.ca/fr/stages/?gclid=CLumrIvdxbUCFQZV4AodVn4A4w

Programme de stages internationaux pour les jeunes : Agence canadienne de développement international

http://www.acdi-cida.gc.ca/

Stages au sein d’organisations internationales gouvernementales :

http://www.mrifce.gouv.qc.ca/fr/stages

Programme de stages en sciences et technologie : Ressources naturelles Canada

http://www.rncan.gc.ca/carrieres/26

Placement en ligne / stages rémunérés :

http://placement.emploiquebec.net/mbe/ut/rechroffr/erechroffr.asp?CL=french

Les différentes générations au travail

Au début d’un parcours sur le marché du travail, on se retrouve souvent avec nos pairs au sein d’emplois saisonniers en attendant de débuter un vrai métier. Ainsi, les jeunes travaillent ensemble dans des boutiques, des établissements de restauration rapide, des camps de vacances, etc. Il va sans dire qu’ils subissent un choc lorsqu’ils débutent leur carrière. L’équipe n’est plus aussi homogène. Elle est parfois établie depuis longtemps et accueillir un nouveau membre beaucoup plus jeune ne plaît pas à tous.

Il y a plusieurs avantages à travailler ensemble lorsqu’on apprend à bien connaître le profil de chaque génération et en tirer profit. Les traditionnalistes (69 ans et plus), baby-boomers (55 à 68 ans), X (32 à 54 ans), Y (18 à 31 ans) et plus récemment les Z (14 à 17 ans) se partagent désormais le marché de l’emploi.

Les traditionnalistes sont les doyens des entreprises. Ils ont beaucoup d’expérience dans leur domaine, mais très peu dans des champs éloignés. Ils sont loyaux, respectueux et très traditionnels comme l’indique leur nom. Ils ont de la difficulté à accepter la nouveauté. Se conformer à la nouvelle technologie leur fait peur à prime abord, mais lorsqu’on prend le temps de leur apprendre les avantages, ils apprécient l’aide des plus jeunes et leur patience. Ils ont beaucoup à offrir. Partager leur savoir-faire est leur principale source de motivation.

Les baby-boomers sont les envahisseurs du marché du travail des années 80-90. Ils ne sont pas spécialement appréciés par la génération X, car ils ont massivement comblé les emplois intéressants et disponibles sur le marché du travail de cette décennie. Actuellement, on les retrouve souvent à des postes de direction. Ils ont fait leur entrée sur le marché alors que l’économie était en pleine expansion. Ils sont de nature ambitieuse et axés sur les résultats. Les boomers sont des hommes et des femmes de carrière qui ont comme valeurs la loyauté, la performance, l’innovation et le dépassement de soi. Ils sont très exigeants, mais en revanche, ils excellent dans la vision à long terme afin de propulser l’entreprise vers de plus hauts sommets.

Les X sont les incompris. À leur arrivée sur le marché du travail, l’économie mondiale était en baisse, dû à une saturation en termes de produits et services. Étant les premiers enfants du divorce, ils cherchent à s’accomplir personnellement dans leur milieu de travail. La télévision était leur nounou, les amis leur famille. Ils recherchent donc un climat social dans leur milieu professionnel. Ils apprécient les 5 à 7, mais ils recherchent aussi à équilibrer leur horaire afin de concilier travail-famille. Ils changent souvent d’emploi, conséquence d’une quête de réalisation de soi souvent inassouvie. Ils sont très coopératifs lorsque vient le temps d’accueillir de nouveaux membres dans l’équipe. Ils sont sensibles, créatifs et très habiles avec les nouvelles technologies.

Les Y sont les jeunes adultes écolos. Ils ont une conscience sociale locale et mondiale. Ils sont préoccupés par la mondialisation et la surconsommation. Très jeunes, on leur a montré à recycler et à penser aux effets sur l’environnement. Ils se réjouiront dans une entreprise qui respecte leurs valeurs. Tout comme la génération précédente, la conciliation travail-famille est pour eux très importante. Ils apprécient les heures flexibles, le télétravail et ont besoin d’apporter quelque chose de nouveau dans leur milieu de travail. Ils sont par contre exigeants envers leurs employeurs et s’ils sentent qu’ils ne sont pas appréciés à leur juste valeur, ils changeront rapidement de lieux de travail. Ils ont cependant beaucoup d’ambition et l’entrepreneuriat ne les rebute pas.

Les Z, nouveaux venus sur le marché du travail, sont nés avec la communication en temps réel (internet, cellulaire intelligent, réseau d’information 24 heures). Leur retirer le droit de consulter leur cellulaire est un sacrilège. Il est encore tôt pour savoir comment ils vivront leur réalité au travail. Ils sont une mine d’or pour leurs connaissances des nouvelles technologies et des applications que l’on peut en retirer.

Tôt ou tard, chacun aura à côtoyer ou collaborer avec des personnes appartenant à ces différentes générations au travail. Une collaboration réussie repose inévitablement sur la découverte des forces de chacun ainsi que des intérêts communs.