Archives de l’auteur : Marie-Sylvie Dionne, c.o., Coach de carrière

démarche d'orientation

C’est quoi une démarche d’orientation?

démarche d’orientationOn nous demande souvent en quoi consiste une démarche d’orientation de carrière. C’est une bonne question, car cette expression qui réfère à une consultation professionnelle, n’est pas aussi explicite que celles utilisées par d’autres professionnels, tels les avocats, médecins ou comptables. En effet, on sait facilement à quoi s’attendre si l’on souhaite « un avis juridique », « un examen médical » ou un « bilan financier ».

Le monde des tests d’orientation

Trop souvent associée à la passation de tests, une démarche d’orientation n’est pas une mécanique psychométrique. Oui, ce serait vraiment merveilleux si un test pouvait enfin décider de notre vie, de notre carrière idéale, de notre dose optimale de stress, de l’environnement de travail favorable à notre personnalité, de nos valeurs, de nos limites, de l’école offrant le programme parfait. Oui, ce serait bien si un simple test pouvait nous aider à nous dépasser, développer des mécanismes d’adaptation devant ce qui nous effraie, valoriser nos ressources, établir le bilan de nos compétences, aller au cœur de notre vérité, dépasser ce qui nous limite, développer sa confiance en soi, mettre à profit un potentiel en veilleuse. Oui, quel monde magique ce serait, le monde des tests!

Des outils spécialisés

Les tests d’orientation professionnelle sont utiles lorsqu’on souhaite obtenir une information précise. Tels qu’utilisés en médecine, en ergothérapie ou en recrutement, ils offrent une sorte de radiographie localisée sur ce qu’on souhaite voir de près. Ils sont des outils spécialisés, tout comme ceux utilisés en imagerie médicale, en inspection, menuiserie ou arpentage, par exemple. Aucun test d’orientation ne prédira l’avenir. On entend parfois : « La conseillère va te faire passer des tests pour t’indiquer quoi faire dans la vie ». Un conseiller ou une conseillère d’orientation n’a rien d’une cartomancienne ou d’un lecteur de tarot. Ça peut paraître aller de soi, mais ce n’est pas le cas. Il est surprenant de voir combien les attentes sont irréalistes lorsque l’utilité des tests n’a pas été précisée lors d’une démarche d’orientation.

Une relation d’aide

Une démarche d’orientation, c’est une relation d’aide. Le but de cette relation d’aide : éclairer votre prise de décision. Lorsque vous consultez un notaire, un avocat, un comptable ou un médecin, ceux-ci posent une évaluation professionnelle de votre situation afin de vous aider à identifier des possibilités. Plus la situation s’éclaire, plus vous devenez apte à prendre une décision qui fait du sens à vos yeux. C’est pareil lorsque vous consultez un professionnel de l’orientation. La confusion, l’indécision, l’inquiétude et une multitude d’émotions associées à la peur, créent des fossés qui empêchent de voir clair. Lors d’une démarche d’orientation, vous déposez vos bagages afin d’entrer en contact avec vos ressources. Lorsque c’est fait, vous avez accès à vos réponses et à ce qui fait du sens pour vous. Et c’est possible, souvent sans aucun test! Ça nécessite toutefois une collaboration active de la personne, car plusieurs exercices, travaux de réflexion et activités de bilans sont au menu.

Le nombre de rencontres lors d’une démarche d’orientation

Une démarche d’orientation ça diffère en forme, format, durée, contenu, selon le cadre théorique du professionnel, son approche, son profil universitaire et son expérience professionnelle. Si une seule rencontre pouvait tout éclairer, ce serait vraiment extra, mais c’est plutôt rare. Combien de rencontres faut-il pour un mal de dos? Pour des soins en orthodontie? Des suivis en nutrition? Une thérapie? Plusieurs rencontres sont requises, bien sûr. Pour une question technique ou ponctuelle, une seule rencontre peut sans doute suffire chez un professionnel de l’orientation. Toutefois, si vous n’êtes plus heureux au travail, vivez un épuisement professionnel, avez le sentiment d’être devenu un automate programmable, si votre vie professionnelle ne fait plus de sens, si votre jeune est en voie de décrochage scolaire, s’il lui est impossible de faire un choix… Croyez-vous qu’une heure de consultation sera suffisante pour aborder une problématique qui s’est construite au fil des mois, des années?

Où travaillent les professionnels de l’orientation?

Les conseillers et conseillères d’orientation ne travaillent pas seulement dans les écoles comme beaucoup de gens le croient. Sur les 2458 conseillers d’orientation actuellement en exercice, 45% interviennent dans le secteur de l’éducation, au niveau secondaire, collégial et universitaire. Les autres sont actifs au sein des organismes d’employabilité associés à Emploi-Québec, les cabinets conseils privés, la fonction publique, les entreprises, les centres de réadaptation et pour le secteur de la Santé et des services sociaux.

Une consultation privée et confidentielle

Pour conclure, j’ajouterais qu’une démarche d’orientation, c’est un espace privé et confidentiel permettant d’aborder une large variété de questionnements en lien avec sa carrière. Dotés d’un cadre déontologique et d’un code d’éthique régissant leur pratique, les professionnels de l’orientation de carrière sont des ressources spécialisées dans la relation travail-formation-individu. Peu importe où ils travaillent, que ce soit au public, au privé ou au sein d’organismes, ils sont prêts à vous accompagner de sorte à voir plus clair dans vos choix. Et ce ne sont pas les choix qui manquent, tout au long de la vie, du secondaire jusque par delà la retraite.

Bonne démarche d’orientation!

Victime d’une mise à pied ?

mise à piedAu moment du licenciement, votre employeur sera soumis aux lois du travail et vous remettra toutes les sommes auxquelles vous avez droit : salaire, heures supplémentaires, indemnité de vacances. Certains employeurs ajoutent une indemnité de cessation d’emploi, dépendamment du contexte ou d’une entente préalable.

Dans le cas d’une mise à pied par manque de travail, par exemple, il se peut qu’on vous informe deux semaines d’avance. Cette période vous donne le temps de préparer votre transition. Toutefois, on peut vous faire l’annonce de votre mise à pied le vendredi après midi, en vous informant que c’était là votre dernière journée de travail. On vous paiera alors les deux semaines du préavis exigé par la loi.

L’annonce de la mise à pied

Bien sûr, vous voudrez connaître les motifs qui ont conduit à la décision. Il se peut que vous ne compreniez pas tout à fait clairement la situation ou que vous refusiez d’en accepter les motifs. Il est aussi possible que vous vous attendiez à pareille annonce. Attendue ou pas, la réalité vous foudroie et vous donne l’effet d’une douche d’eau froide. Très rapidement, les préoccupations d’ordre financières seront au premier plan. Bien que ces aspects auront été prévus et vous auront été présentés au moment du congédiement, vous éprouverez un sentiment d’insécurité, un peu de confusion, une certaine forme de refus. Le temps semblera soudainement s’être arrêté. On vous demandera de prendre tous vos effets personnels avant de quitter. Puis, vous franchirez une dernière fois la porte de l’entreprise, en tentant coûte que coûte de sauver la face. Vous garderez votre sang froid et dissimulerez vos émotions. Il se peut même que vous affichiez une certaine forme d’indifférence, le temps de digérer la nouvelle.

Différentes étapes du cycle des réactions

Chaque congédiement confronte la personne à devoir traverser les différentes étapes du cycle des réactions devant la perte d’emploi : choc, recherche d’emploi, déprime et retrait (lorsque les résultats se font attendre), désorganisation (chômage prolongé), réadaptation. Pour certains, la traversée des cycles sera relativement rapide. Pour d’autres, le deuil de l’ancien statut prendra l’allure d’un défi colossal. Il est difficile d’anticiper les réactions d’une personne face à la période de transition, lesquelles dépendent de plusieurs facteurs dont le motif invoqué (contexte de la mise à pied), la procédure de licenciement définie par l’employeur (façon de faire et mesures d’aide) et la capacité de rebondir de l’individu.

Rebondissement personnel

Parmi les ingrédients favorables au rebondissement personnel on retrouve bien sûr, un bon portefeuille de compétences, une attitude constructive et une aptitude à transformer les revers en défis personnels. Toutefois, personne ne peut anticiper ou contrôler le degré de détresse psychologique déclenché par un événement imposé. Lors de mes années d’études à l’Université de Montréal, j’ai réalisé des enquêtes psychosociales dans la rue, auprès des personnes sans abri. J’y ai découvert entre autres, un ingénieur, un chimiste et des gens ayant connu du succès à titre de gestionnaires. Leurs histoires de vie ressemblaient à celles de milliers de personnes : ils avaient étudié dans un domaine qu’ils aimaient, avaient rejoint le marché du travail et développé leur carrière, se sont mariés, ont eut des enfants. Puis, un jour, tout a basculé. Ils ont tout perdu, incluant leurs proches. Personne n’est à l’abri de la détresse psychologique. Un événement inattendu (choc), lors d’une période de vulnérabilité au plan personnel (échec amoureux), associé à de l’isolement (absence de mesures d’aide ou de recours à la consultation professionnelle), forment les éléments qui peuvent rapidement engendrer une désorganisation chez la personne.

Programme d’aide à la transition

Un programme d’aide à la transition fera aussi toute la différence. Les employeurs ne savent pas toujours que de telles mesures sont offertes par des professionnels spécialisés en accompagnement lors de congédiement. De plus en plus de personnes savent désormais que ces services sont offerts en font la demande à leur employeur lors de la mise à pied. Dépendamment du programme consenti par l’employeur, on peut vous aider à rédiger votre curriculum vitae ou le mettre à jour, vous aider à vous préparer à vous mettre en confiance lors de vos futures entrevues. On peut aussi vous aider à vous réorienter si vous souhaitez changer de domaine, retourner aux études ou transférer vos acquis dans un nouveau secteur d’activité. Peu importe vos besoins, vous pouvez vivre cette période de transition de façon constructive et rassurante.

N’hésitez pas à nous en parler…! Si par ailleurs, cela devait vous arriver. Nous serons là, pour vous accompagner dans la traversée.

Cliquez ici pour découvrir comment Parachute Carrière peut venir en aide à une personne victime d’une mise à pied.

candidats disponibles

Six attitudes à éviter face à la recherche d’emploi

attitudes à éviterLa méthode entrepreneuriale d’insertion professionnelle (MEIP) que nous utilisons pour accompagner les personnes à la recherche d’un emploi est fondée sur le développement d’une attitude fondamentale pour assurer son autonomie professionnelle : l’esprit d’entreprise. Pour vous partager certains des éléments de notre méthode, nous avons illustré les attitudes à éviter et les comportements qui font échec à l’esprit d’entreprise. En effet, lorsqu’on souhaite avoir du succès dans ses recherches, c’est-à-dire des résultats, vaut mieux éviter les énergies improductives. 

Les six attitudes à éviter en période de recherche d’emploi :

1. L’attitude Petit Poucet

Aller remplir des demandes d’emploi d’une entreprise à une autre (pour ceux qui le font encore), sans même rencontrer la personne responsable.

2. L’attitude devinette

Acheminer votre CV en inscrivant « N’importe quoi », lorsqu’on demande d’indiquer pour quel emploi vous postulez. Ou encore, faire parvenir massivement son CV par courriel à des adresses « info@xyz.com » sans indiquer à quel titre vous offrez vos services.

3. L’attitude Y’en ont besoin partout

Acheminer votre CV un peu partout, par courriel, sans savoir si votre offre est pertinente avec les profils carrière de l’entreprise.

4. L’attitude 6/49

Remplir des demandes d’emplois (si vous le faites encore) ou acheminer votre CV de façon aléatoire, puis attendre que le téléphone sonne.

5. L’attitude marathon

Consulter les rubriques, sites d’offres d’emploi ou autres et envoyer votre CV en même temps que 300 autres personnes qui postulent au même emploi.

6. L’attitude Y’en a pas de job!

Ne pas avoir de projet. En effet, si vous vous reconnaissez à travers cette famille d’attitudes, il est grand temps de joindre un groupe de recherche d’emploi, contacter un conseiller en développement de carrière ou un spécialiste de l’orientation qui vous aidera à identifier un projet professionnel qui puisse avoir du sens à vos yeux. Lorsque vous aurez identifié celui-ci, croyez-moi, vous aurez le goût d’entreprendre. Votre esprit d’entreprise sera agréablement ravivée; tout comme votre moral, d’ailleurs.

Consultez la série Entreprendre du site Kit de coaching pour obtenir des trousses d’auto-coaching vous permettant de développer votre esprit d’entreprise.

Bon projet!

La formation continue en entreprise

Une formation de base n’est-elle pas qu’une base? Les entreprises qui dynamisent notre économie ont pour fonction de répondre aux besoins de leurs clients. Pour ce faire, elles créent des produits et services, innovent, modernisent leurs équipements et développent de nouveaux procédés en vue de demeurer compétitives. Bref, elles sont en mode d’adaptation continue afin de conserver leur part de marché. Lorsqu’elles ne peuvent adapter leurs façons de faire, elles se placent en situation de précarité. Ainsi en va-t-il de nos compétences et de notre formation. Le Québec, comme certaines autres sociétés nord-américaines, a longtemps cru posséder un long pas d’avance, côté industriel, sur d’autres nations moins développées. Cette croyance limitative a bien sûr été éphémère. Avec des produits de qualité et une main d’œuvre qualifiée à moindre coût, il est vite devenu difficile, sinon impossible, de concurrencer les pays émergents qui confrontent nos entreprises à une adaptation continue, sinon à une disparition certaine.

La formation continue

La formation continue fait partie de ce que l’on peut appeler «la valeur ajoutée» à vos services, un élément indispensable à la diversification «santé» de tout portefeuille de compétences professionnelles. Un portefeuille diversifié, ça se construit en investissant de façon graduelle et périodique. C’est aussi comme lorsqu’on choisit une destination pour un court séjour. Pour se rendre à Québec, plusieurs options sont envisageables: l’automobile, le train, l’avion, même la bicyclette si vous avez le temps. Or si vous optez pour l’automobile, vous aurez le choix parmi plusieurs routes pour vous y rendre. En chemin, vous apercevrez de nombreuses sorties d’autoroute et en prendrez sans doute quelques-unes, le temps de vivre certaines expériences, lesquelles diversifieront votre bagage de vie. Peut-être un jour désirerez-vous entreprendre un tout nouveau voyage dans une direction jamais envisagée. En parcourant votre vie professionnelle, vous vous rendrez compte que c’est vous qui êtes au volant de votre véhicule et que tout est possible, à condition de lui donner l’élan qui correspond à vos désirs.

Demandez à votre employeur sa vision de la formation continue !

Institut de formation continue du Québec

Comment bien intégrer un nouvel emploi ?

Youpi! Vous avez été sélectionné et le stress de la recherche d’emploi est tombé! Cet instant ressemble étrangement au jour où on tombe en amour… On est insouciant, on dit oui à tout, on s’oublie et on n’écoute plus notre petite voix intérieure qui nous dit de prendre notre temps, de relaxer, d’être prudent, de considérer certains critères avant de s’engager. Une analyse s’impose donc avant de dire OUI. Une rencontre avec l’employeur est primordiale afin de discuter des modalités. On évite de régler à l’amiable par téléphone. Ne soyez pas mal à l’aise de faire part de vos attentes, de vos interrogations ou de vos besoins de précisions. Cela démontrera votre sérieux et votre sens de la négociation, soit des traits positifs de votre personnalité. Les quelques petits trucs suivants pourront peut-être vous servir, ou du moins, vous épargner quelques déceptions lorsque viendra le temps de bien intégrer un nouvel emploi.

Évaluation préalable :

Évaluez l’offre (salaire, échelle salariale, période de probation, possibilités de formation, avancement, assurances collectives, fond de retraite, heures de travail, etc.). Après évaluation, il se peut que l’emploi ne corresponde pas à toutes vos exigences. Si vous acceptez malgré tout, ce sera pour avouer que rien n’est parfait. C’est donc en connaissance de cause que vous ferez ce choix.

Les premiers pas :

Rappelez-vous qu’il y a toujours une première fois. Il vous faudra investir autant pour conserver votre emploi que d’efforts pour l’avoir obtenu. En général, on vous aura alloué un temps de probation. Utilisez-le de façon efficace et apprenez à prendre des notes afin d’éviter de faire répéter votre formateur ou les personnes qui assurent de vous aider à bien intégrer un nouvel emploi. Observer, vous adapter, questionner, agir en tant que personne responsable et autonome, sont là des aptitudes ou compétences que vous avez probablement déjà su faire valoir durant votre recherche d’emploi. Maintenant, vous devez les utiliser pour vous intégrer favorablement au sein de l’entreprise. Mais comment? Questionnez la vision de l’entreprise, sa mission, ses valeurs, son style de gestion, son équipe, ses politiques, ses procédures, son organigramme, et reconfirmez avec votre supérieur au niveau de vos tâches, des objectifs à atteindre et de ses attentes envers vous. Ensuite, allez au-devant des gens. Présentez-vous. Expliquez votre rôle et restez prudent dans le développement de vos amitiés avec les autres. Attendez de mieux les connaître avant de vous confier.

Les compétences émotionnelles :

De nos jours, plusieurs employeurs se dotent d’instruments de mesure à l’embauche, allant même jusqu’à vérifier la qualité de notre intelligence émotionnelle à l’aide d’outils psychométriques. En fait, l’intelligence émotionnelle caractérise notre capacité à développer et à contrôler diverses aptitudes en lien avec nos émotions, comme par exemple, la conscience de soi, la confiance en soi, la maîtrise de soi, la motivation, l’intégrité, la capacité de communiquer, d’influencer les autres et de susciter le changement. Bref, le fait d’apprendre à mieux vous connaître sera un atout très précieux tout au long de votre parcours professionnel. Apprendre à mieux connaître les autres le sera tout autant.

Dernier élément clé pour bien intégrer un nouvel emploi :

Souriez! On aime assurément s’entourer et se rapprocher des gens souriants.

Établir ses objectifs professionnels en 4 points

Certaines personnes se font rapidement une idée de leurs objectifs professionnels et d’autres évoluent sur le marché du travail au gré des opportunités. Il n’y a pas de meilleur parcours, encore moins de parcours unique ou linéaire. Toutefois, il arrive fréquemment de souhaiter faire un changement de carrière pour mieux se réaliser ou pour obtenir un emploi qui corresponde davantage à ses besoins. Ce n’est pas une simple tâche de bien choisir parmi les nombreuses professions existantes. Les questions suivantes pourraient s’avérer pertinentes si vous souhaitez réfléchir à un nouveaux choix de carrière:

1. Quelles sont mes expériences de travail ?

Faites un tour d’horizon de vos expériences de travail (bilan professionnel) en faisant ressortir les aspects positifs et négatifs de chaque poste occupé. Cela vous permettra de mettre en évidence les compétences et qualités développées à travers votre parcours.

2. Qu’est-ce qui m’allume et me passionne?

Un intérêt qui revient sans cesse depuis des années peut s’avérer révélateur. Pensez aux activités et au temps que vous allouez à celles-ci. Peut-être vous conduiront-elles vers des pistes intéressantes. Ensuite, déterminez les métiers qui sont reliés indirectement ou directement à vos objectifs professionnels.

3. Qu’est-ce que je veux retirer du travail ?

Chacun a des attentes différentes face au marché du travail. Pour certains, ce sont les conditions salariales. Pour d’autres, c’est la stabilité. Il est important de vous arrêter pour déterminer les conditions recherchées entourant votre prochain environnement de travail: la mobilité, travailler dans un environnement stimulant, avoir la capacité de soumettre ses idées et prendre des initiatives, aider les autres, transmettre ses connaissances, exercer du leadership, etc.

4. Est-ce que je possède les acquis pour atteindre ma cible (formation, expériences, qualités) ?

Pour répondre à cette question, il est important de prendre les devants et de s’engager face à sa démarche. Par exemple, il peut être vraiment profitable de questionner les personnes qui exercent le métier visé et obtenir l’information en lien avec cet emploi, à l’aide de sources documentaires ou sur Internet. Il peut être pertinent de vous demander combien de temps vous êtes prêt à investir dans un retour aux études, s’il y a lieu. En visitant certaines écoles où vous avez identifié des intérêts de formation, laissez-vous imprégner de l’environnement en imaginant un futur possible. Plusieurs établissements offrent même la possibilité d’y devenir «élève d’un jour».

Pour obtenir davantage d’aide pour établir vos objectifs professionnels :

Il est primordial d’établir ses objectifs professionnels afin d’avoir une démarche de recherche d’emploi efficace.

Veuillez consulter la page des services de Parachute Carrière pour AdultesParachute Carrière pour les Jeunes

Il existe aussi des sites qui offrent l’information scolaire et professionnelle en lien avec la plupart des métiers et professions, par exemple, celui d’Emploi-Québec

Enfin, osez prendre des risques! Il ne peut en résulter que du positif.

objectifs professionnels

portefeuille de compétences

Diversifiez votre portefeuille de compétences à la manière d’un REER

portefeuille de compétencesTout bon planificateur financier vous recommandera de diversifier votre portefeuille de placements REER à l’aide de plusieurs titres, tant pour profiter des hausses boursières que pour vous protéger des baisses. Appliquer cette règle à la gestion de votre portefeuille de compétences est sans doute une bonne idée aussi. Dans un portefeuille de placements, on peut retrouver différentes formes d’actifs : actions, obligations, titres à revenus fixes, bons du trésor, liquidités, etc. Même chose pour un portefeuille de compétences.

Savoir

Parmi les actifs « savoir », on retrouve une variété de connaissances associées à des secteurs : aéronautique, finance, immobilier, histoire de l’art, droit, alimentation, santé, informatique, musique, diététique, anatomie, politique, etc. Le domaine du savoir est vaste, riche, intéressant. Plus un portefeuille de connaissances est diversifié, plus larges sont nos horizons et notre culture. Moins grands sont nos préjugés. Les connaissances permettent aussi de se démarquer, convaincre, influencer, éduquer. Enfin, notre capital savoir peut stimuler notre créativité, si on s’amuse à relier des connaissances ou éléments apparemment incompatibles (force fit). Une façon intéressante d’investir du côté des actifs savoir, pourrait être de se fixer chaque année un objectif découverte à l’égard d’un domaine ou sujet dont vous n’avez aucune référence. Exemple : Cette année, je développe ma curiosité face à la culture des champignons, la physique quantique, l’histoire des Berbères, l’utilisation des cellules souches, etc. Pour cette catégorie d’actifs, il n’y a aucune limite quant au nombre de titres à acquérir. La diversification et l’esprit de découverte avantagent.

Savoir-faire

Les actifs « savoir-faire » regroupent les aptitudes, habiletés, talents. Nous savons que le fait de maîtriser à l’oral plusieurs langues est un atout indéniable, non seulement applicable au développement de sa carrière mais aussi lorsqu’on aime voyager. Bien sûr, je peux posséder des connaissances de la langue italienne, sans être capable de la parler. Les actifs savoir-faire sont donc parfois une catégorie d’actifs à travers lesquels on démontre la capacité d’appliquer à la fois une partie de « savoir » et une partie de « faire ». Parmi les actifs savoir-faire très sollicités par les employeurs, on retrouve la facilité à travailler en équipe, le leadership, les habiletés relationnelles, la capacité d’adaptation au changement, l’aptitude à diriger des réunions, communiquer efficacement, former du personnel, transmettre un contenu, estimer les coûts, établir des priorités, gérer le stress, trouver des solutions et les mettre en action, etc. La plupart des actifs savoir-faire s’apprennent ou se développent de façon autodidacte ou par voie de formations à la carte, que ce soit en classe, à distance ou par webinaires. De plus en plus de formations universitaires gratuites non créditées sont offertes en ligne. Un bon portefeuille de savoir-faire devrait au moins contenir de 10 à 15 titres. Vous pouvez puiser dans vos savoir-faire personnels, car ils se révèlent parfois être une vraie mine d’or, sous-estimée d’ailleurs.

Savoir-être

Les actifs « savoir-être » sont les plus précieux. Pourquoi? Si les autres catégories d’actifs s’acquièrent relativement bien et en quantité variable, les savoir-être ne sont pas à la portée de tous. Ne les acquièrent pas qui veut, mais qui peut, car ils sont un art d’être. En cas de tempête, d’accident ou de réorientation complète de votre carrière, impossible de les voir perdre de la valeur. La plupart des savoir-être s’expriment tôt dans l’enfance et s’affinent avec le temps. Lorsqu’ils sont encouragés ou renforcés par l’environnement immédiat, ils deviennent les cartes atouts du portefeuille de compétences. Ils feront toute la différence en entrevue de sélection ou en situation de crise, par exemple. Les titres les plus recherchés sont : le jugement, l’efficacité, le sens des affaires, l’esprit d’entreprise, le sens du public, l’esprit d’innovation, le respect (de soi, des autres, des lieux, des outillages, des règles, etc.), l’intégrité, la rigueur, le professionnalisme, la maîtrise de soi, le charisme, le goût du travail, la débrouillardise, l’initiative, la créativité, l’imagination, la détermination, la persévérance, etc. Un top cinq prévaut dans cette catégorie d’actifs. Si vous hésitez à déterminer vos meilleurs titres, consultez votre environnement. Demandez, par exemple, qu’on vous indique vos plus grandes qualités. Vous serez probablement sur de très bonnes pistes.

Publié sur le Hufftington Post le 7 février 2014

Changer de programme en cours d’études

Après deux sessions en sciences de la nature, vous réalisez que vous n’êtes pas à la bonne place. Est-il trop tard pour changer de programme ? Et comment vous assurer de faire le bon choix cette fois-ci? Des spécialistes se prononcent.

À l’université comme au cégep, de nombreux étudiants changent ainsi de voie en cours de route. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie du Québec, en 2010, pas moins de 21,8 % des cégépiens de troisième trimestre étaient inscrits à un programme différent de celui dans lequel ils avaient amorcé leurs études collégiales.

Bien souvent, l’étudiant ne met qu’une ou deux sessions pour constater qu’il n’est pas dans le bon programme, note Isabelle Falardeau, conseillère d’orientation au Collège de Maisonneuve et auteure des livres Sortir de l’indécision et s’orienter malgré l’indécision -à l’usage des étudiants indécis et de leurs parents déboussolés. L’accumulation de mauvaises notes et d’échecs, le manque de motivation ou le sentiment de ne pas avoir autant de plaisir que les autres sont des signes qu’on a envie de changer de programme», dit-elle.

Changer de programme ?

Même si le constat est évident, la décision de changer de programme n’est pas facile à prendre pour autant. L’appui des parents est primordial, souligne Isabelle Falardeau. Ils doivent faire preuve d’empathie et ne pas juger leur jeune. On ne choisit pas d’être indécis et cela peut être une réelle source d’angoisse.»

Le plus important, c’est de s’accorder le temps de réfléchir et de se poser les bonnes questions, ajoute-t-elle.

Lorsque la situation survient au cégep, par exemple, il faut se demander si le problème concerne uniquement les cours spécifiques à son programme ou plutôt les cours généraux obligatoires. Dans ce dernier cas, il est peut-être préférable d’envisager un diplôme d’études professionnelles.»

Comment faire le bon choix?

Quand vient le moment de changer de programme, il est important de bien se renseigner pour voir si son contenu s’apparente à ce qu’on aime», dit Marie-Sylvie Dionne, conseillère d’orientation et auteure du livre Le défi d’orientation -Guide du parent zen.

Parler avec des gens qui pratiquent le métier visé peut nourrir la réflexion. Si on n’en connaît pas, le site Academos offre un service de cybermentorat qui permet aux jeunes de poser des questions à des travailleurs du milieu qui les intéresse. Les aides pédagogiques individuelles et les conseillers d’orientation sont toutefois les intervenants les mieux placés pour guider les étudiants à travers cette période de changement.

Lorsqu’on ne parvient pas à choisir dans quel programme poursuivre ses études, on peut regarder ce que proposent les autres ordres d’enseignement. Il ne faut surtout pas bouder la formation professionnelle, qui offre de belles occasions d’emploi », indique Marie-Sylvie Dionne.

Article paru dans le :

  • 24 heures Montréal
  • Nouvelles, mardi 11 février 2014, p. 2

Le rôle de parent, c’est à la fois une science et un art d’être

L’orientation de carrière fait partie de la grande famille des sciences de l’éducation. Le rôle de parent fait aussi partie de cette famille. Être parent, c’est à la fois une science et un art d’être. Il faut bien l’admettre, nous avons le premier rôle en tant qu’éducateur-orienteur de notre enfant. Vu de cette façon, ça représente une responsabilité importante et à la fois valorisante. Bien sûr, nous assumerons cette responsabilité en faisant de notre mieux, avec ce qu’on est.

Le rôle de parent

Vous accompagnez votre enfant depuis sa naissance, à travers ses différents stades de développement, c’est votre rôle de parent. Chemin faisant, vous avez sans doute beaucoup appris à ses côtés, au même moment. Il vous a probablement plus appris sur vous-mêmes que vous n’auriez pu l’imaginer, et c’est une des grandes forces d’une relation satisfaisante. En effet, une relation parent-enfant, comme toute relation, se nourrit de réciprocité, d’ouverture à l’autre et, souvent, d’un brin d’humilité. Nous évoluons tous continuellement, malgré les apparences, et chacun de nous possède un univers privé qui l’incite à se transformer. Pour cette raison, en tout temps, il importe de vérifier, de valider l’idée que l’on se fait de l’autre, de ce jeune sur le point de se mettre en piste sur le chemin de sa vie. Le véritable rôle de parent zen consiste à accueillir, accepter, accompagner. Le rôle de parent n’est pas un rôle inné. On l’acquiert en le désirant, en croyant en l’importance de tenir une place constructive dans la vie d’une personne.

J’entends parfois mes jeunes clients exprimer leur profond désir de se sentir accueillis dans leur confusion. J’écoute leur vulnérabilité, leurs peurs et leurs nombreux souhaits de tenir une place bien à eux dans ce monde étrange, aux multiples possibilités et aux repères résolument flous. Je les entends aussi me communiquer combien ils vous aiment, chers parents. Oui, vos enfants vous adorent et surtout, n’en doutez pas un seul instant. Chaque fois que vous leur communiquez vos valeurs, ils les achètent doucement et se laissent rassurer par celles-ci, en attendant de forger les leurs. Quand vous leur parlez de vos rêves, ils se donnent le droit de rêver. Lorsque vous les encouragez en relevant certaines de leurs actions ou attitudes, sachez qu’ils enregistrent très dynamiquement votre message, même si vous ne voyez rien paraître sur leur visage. L’impact du rôle de parent est incroyablement important et unique.

Vos enfants savent que vous n’êtes pas parfaits. Ils ne s’attendent d’ailleurs pas à ce que vous le soyez. Ils vous prennent tel que vous êtes, avec vos forces et vos limites. Le souhait fondamental de votre adolescent est d’obtenir votre écoute véritable, votre intérêt sincère. Même à travers certains conflits ou déceptions, vos jeunes parlent de vous et de leur famille avec fierté. Ils soulignent avec facilité les valeurs que vous leur avez transmises, les expériences personnelles que vous leur avez fait partager, votre présence à travers les moments importants de leur vie. Ils s’accrochent à tous les aspects positifs et constructifs de leur relation avec vous. Ils portent en eux une part importante de vous, car ils vous admirent secrètement depuis l’enfance. À l’adolescence, vous êtes encore leur premier modèle. Sans doute ferez-vous toujours partie de leurs meilleurs modèles de référence. Alors, félicitations et bonne continuation!