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Conciliation travail-famille : les stratégies mises en place par les entreprises

conciliation travail-familleAu cours des dernières décennies, le marché du travail a beaucoup évolué. Dorénavant, dans la plupart des foyers québécois, les deux conjoints travaillent en plus de devoir s’occuper des enfants et/ou assurer un rôle d’aidant naturel. Les standards de performance à atteindre sont de plus en plus élevés dans toutes les sphères de nos vies. Trouver d’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle n’est pas toujours de tout repos.

Les entreprises qui souhaitent recruter et fidéliser des employés heureux et productifs sont conscientes de cette réalité et développent de plus en plus de stratégies afin de permettre une conciliation travail-famille des plus réussies.

Définition du concept de conciliation travail-famille

Le concept de conciliation travail-famille se définit par la recherche de l’équilibre entre les exigences et les responsabilités liées à la vie professionnelle et à la vie familiale. Pour y arriver, une entreprise développe des stratégies, des plans d’action et des actions facilitantes dans le but d’assouplir les contraintes liées au milieu de travail, permettant une gestion plus équilibrée de son temps entre sa vie familiale et professionnelle.

Des exemples de stratégies de conciliation travail-famille mis en place par les entreprises

Programme d’aide aux employés (PAE)

L’entreprise offre l’accès à un PAE permettant d’aider les employés ou leur famille aux prises avec des problèmes de nature variée.

Cheminements adaptés

L’entreprise offre aux membres du personnel qui vivent une situation particulière (ex. : avoir de jeunes enfants, s’occuper de parents âgés ou malades, etc.), la possibilité de modifier temporairement le contenu de leur travail ou leur cheminement (ex. : limiter les transferts, retarder une promotion, maintenir un horaire stable).

Adapter l’organisation du travail

L’entreprise met en place des mesures et des pratiques qui permettent aux employés de s’absenter avec le moins de contraintes possible par rapport à leurs responsabilités professionnelles (ex. : rotation d’emploi, échange d’horaire de travail, partage des compétences, groupes multidisciplinaires, équipes volantes, etc.).

Réduction du temps de travail

L’entreprise permet aux membres de son personnel de travailler un nombre d’heures inférieur au nombre normal d’heures de travail (par exemple, le travail à temps partiel, le travail partagé).

Horaire de travail adapté et prévisible

L’entreprise offre un ou des horaires de travail adaptés à son personnel (ex. : horaire variable, horaire fixe au choix, etc.) et toutes variations possibles sont connues à l’avance afin que les gens puissent s’adapter.

Semaine de travail comprimée

L’entreprise offre une semaine de travail permettant de réduire le nombre de jours ouvrables en augmentant la durée quotidienne de travail (ex. : une semaine de travail de 35 heures effectuée en quatre jours au lieu de cinq).

Congés

L’entreprise prend des mesures qui vont au-delà des exigences spécifiées dans les normes du travail dans le cadre des congés entourant la naissance ou l’adoption d’un enfant, des événements familiaux, deuil, mariage, acte criminel, etc.. Par exemple, il pourrait s’agir de combler l’écart entre le salaire réel et les prestations allouées en vertu de certains régimes de protection publics ou d’une durée supplémentaire du congé.

Congés autofinancés

L’entreprise permet un congé de longue durée pour convenances personnelles, payé à même une partie de la rémunération acquise et retenue à cette fin par l’organisation.

Congé sans solde

L’entreprise permet un congé sans solde aux employés ayant des besoins de conciliation travail-famille.

Flexibilité dans le choix des dates des vacances payées

L’entreprise offre aux membres de son personnel la possibilité de choisir les dates ou de morceler leurs journées de vacances pour satisfaire à des besoins de conciliation travail-famille.

Travail à domicile (télétravail)

L’entreprise permet à ses travailleuses et travailleurs d’effectuer une partie ou la totalité de leur travail à domicile.

Travail dans un bureau satellite (ou près du lieu de résidence)

L’entreprise permet d’effectuer une partie ou la totalité de leur travail dans un bureau satellite situé plus près de la résidence que le lieu de travail habituel de l’organisation.

Aide ou soutien financier pour la garde des enfants d’âge préscolaire

L’entreprise prend des initiatives relatives à l’aide et au soutien financier pour la garde des enfants de son personnel (ex. : accessibilité à un service de garde sur les lieux de travail ou à des places réservées dans une garderie à proximité, à du dépannage ponctuel pour la garde des enfants et à diverses formes de soutien financier).

Remboursement des frais de garde (heures supplémentaires)

L’entreprise rembourse les frais de garde d’enfants aux membres de son personnel qui font des heures supplémentaires à la demande de l’organisation.

Les avantages d’un programme de conciliation travail-famille dans une entreprise

Pour les employés

La flexibilité d’un programme de conciliation travail-famille permet une amélioration de la qualité de vie et de la satisfaction au travail, permet une plus grande capacité à faire face au stress, offre un meilleur équilibre travail-famille et travail-vie personnelle, développe un sentiment de fidélité.

Pour les entreprises

Un programme de conciliation travail-famille reconnu offre une meilleure image auprès des clients et chercheurs d’emploi, permet d’attirer et de retenir les meilleurs candidats/employés, diminue les coûts liés à l’absentéisme, améliore le rendement, la productivité et le climat de travail.

Le gouvernement, maintenant conscient de l’impact d’un tel programme dans les entreprises, offre aussi la possibilité d’obtenir une certification sur la conciliation travail-famille (BNQ 9700-820) à condition de respecter certaines normes.

Conclusion

Si l’entreprise pour laquelle vous oeuvrez a mis en place de telles stratégies de conciliation travail-famille, n’hésitez pas à en bénéficier! Si au contraire l’entreprise n’en possède pas, n’hésitez pas à aller en parler avec la direction afin d’en instaurer. Les avantages sont nombreux à les adopter!

Références

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/famille/travail-famille/Pages/index.aspx

http://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/ressources-humaines/conciliation-travail-famille.html

https://www-secur.criq.qc.ca/bnq/documents/enquetes_publiques/9700-820_dpfr.pdf

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/ctf-outils-4.pdf

http://www.jccq.qc.ca/Articles/Chroniques-daffaires/Conciliation-travail-famille.aspx

remise en question

Une remise en question à 30 ans

remise en questionOn a souvent l’impression qu’à 30 ans on devrait savoir ce que l’on veut et déjà être sur la bonne voie pour y parvenir. Toutefois, dans la vie, rien n’est jamais coulé dans le béton. On ne peut jamais être certain de la route que l’on choisit. Et celle-ci peut nous faire prendre plusieurs détours avant d’avoir le sentiment de s’accomplir véritablement. Une remise en question est parfois inévitable.

La remise en question dans la trentaine

Changement dans nos modes de vie, nouvelles valeurs, aptitudes et talents que l’on souhaite mettre de l’avant, insatisfaction au travail, échecs répétés, fatigue, etc. Ce sont là des facteurs qui nous poussent à une remise en question.

Vers 30 ans, la plupart des gens passent par une période de remise en question, tant personnelle que professionnelle : c’est ce qu’on appelle communément la « crise de la trentaine ». Ai-je fait les bons choix? Est-ce que je mène vraiment la vie que je veux? Suis-je passé à côté d’une opportunité intéressante en renonçant à tel projet? Comment atteindre mes objectifs?

Notre carrière suit les cycles tout à fait normaux du développement de la personne.

Étape par étape

Avant d’entreprendre des démarches afin de réorienter sa carrière et de tout chambouler sa vie, il est bon d’y aller étape par étape.

Commencez par vous interroger sur vos motivations profondes de ce changement de cap. Il ne faut pas agir sur un coup de tête puisque votre vie professionnelle influence l’ensemble de votre vie. Pourquoi est-ce que je ressens ce besoin de changement? Qu’est-ce qui ne me convient plus? Quels sont les avantages et inconvénients de mon métier actuel? Est-ce normal de faire une telle remise en question?

Réfléchissez au métier qui vous intéresse. Vérifiez et analysez les possibilités offertes sur le marché. Est-ce un métier en demande? Quels sont les avantages et inconvénients de ce choix? Est-ce qu’il y a des possibilités d’avancement ou de progression? Est-ce que je vais conserver le même niveau de salaire et de conditions de travail? Vous pouvez même contacter des gens qui font un métier qui vous intéresse afin de leur poser des questions.

Prenez le temps de bien réfléchir, de clarifier et de faire le point sur ce que vous voulez et ne voulez plus.  Une remise en question vaut la peine de prendre son temps. Devrez-vous retourner sur les bancs d’école pour atteindre vos objectifs professionnels ou pouvez-vous y arriver avec les compétences que vous avez acquises? Quelles sont les tâches qui vous rebutent et que vous ne souhaitez plus jamais faire et quelles sont celles que vous aimez particulièrement?

Laissez mijoter les idées un peu avant d’aller de l’avant. Lorsque vous serez en mesure de définir un projet clair, vous serez enfin prêt à passer à l’action.

Se faire aider pour éclaircir ses idées

Une réorientation professionnelle est une grosse étape dans une vie. On peut parfois se sentir dépassé par toutes les questions qui nous viennent en tête. Obtenir de l’aide pour éclairer le tout est parfois une excellente idée. Les conseillers d’orientation et les conseillers en développement de carrière sont là pour ça!

Ces derniers peuvent vous aider en effectuant avec vous :

Une démarche d’orientation

Une telle démarche implique une évaluation complète de votre situation. Voir l’article « C’est quoi une démarche d’orientation? ».

L’utilité d’un bilan de compétences

Un bilan de compétences permet d’évaluer ce que vous pourriez faire d’autre avec votre bagage d’expérience et de compétences.

Du coaching dans vos démarches

Tout dépendant du besoin, le conseiller peut vous donner de l’information sur un métier, un programme de formation, vous aider à résoudre des problèmes d’insatisfaction au travail, vous aider à préparer un plan de recherche d’emploi, etc.

Si cette remise en question sous-entend une problématique personnelle plus grave, une psychothérapie peut aussi être bénéfique afin d’éclairer le parcours, d’y trouver des solutions et ainsi vous disposer à effectuer les changements qui s’imposent.

Il n’y a pas d’âge pour changer sa vie et être enfin heureux!

Bonne réflexion!

Liens utiles sur la remise en question :  Les 5 tournants de la vie professionnelle

Intimidation au travail

intimidation au travailOn entend beaucoup parler du problème de l’intimidation dans le milieu scolaire. Si on croyait en avoir fini en même temps que l’on termine ses études, on se trompe : c’est malheureusement un problème qu’on retrouve aussi dans les milieux de travail.

Un problème important

Selon une étude menée par le Workplace Bullying Institute en 2014 :

  • 27% des travailleurs ont déjà vécu de l’intimidation au travail ou en sont présentement victime;
  • 21% des travailleurs ont eu conscience que des collègues étaient victimes d’intimidation au travail;
  • 56% des intimidateurs occupaient un poste d’autorité;
  • 33% des cas d’intimidation au travail sont perpétrés par des collègues;
  • 60% des victimes d’intimidation au travail étaient des femmes.

C’est un problème qui touche tous les employés, tant les recrues que les travailleurs expérimentés dans l’entreprise.

Qu’est-ce que l’intimidation au travail?

On peut définir l’intimidation au travail comme étant une forme d’agression caractérisée par des comportements répétés cherchant à affaiblir, humilier, rabaisser et déprécier la personne. Les agissements peuvent être évidents et/ou subtils et être de nature psychologique ou même physique.

Il faut toutefois préciser : la ligne entre une gestion rigoureuse et intimidation au travail peut parfois être mince. La rétroaction, l’orientation ou les conseils constructifs à propos du comportement du travail, des différences d’opinions ou des mesures disciplinaires raisonnables ne constituent pas nécessairement de l’intimidation. Il peut aussi s’agir d’une tentative d’aider l’employé à s’améliorer dans son travail.

Pour valider s’il s’agit bel et bien d’intimidation, vous pouvez utiliser la technique de la « personne raisonnable ». Est-ce que les agissements que vous percevez comme de l’intimidation seraient-ils considérés inacceptables par la plupart des gens?

Des exemples d’intimidation au travail

  • Répandre des rumeurs malveillantes, du commérage ou des insinuations mensongères.
  • Exclure ou isoler une personne socialement.
  • Détruire ou consciemment entraver le travail de quelqu’un.
  • Abuser physiquement ou menacer de le faire.
  • Retirer des responsabilités sans raison.
  • Changer constamment les directives de travail.
  • Imposer des échéances impossibles qui mèneront la personne à échouer.
  • Retenir des renseignements nécessaires ou donner pertinemment de la mauvaise information.
  • Plaisanter dans le but d’offenser, verbalement ou par courriel.
  • S’immiscer dans la vie privée d’une personne en l’importunant, l’épiant ou la traquant.
  • Imposer des tâches excessives ou une charge de travail désavantageuse pour une personne (ce qui lui cause un stress inutile).
  • Attribuer une charge insuffisante de travail – créer un sentiment d’incompétence.
  • Insulter, injurier, crier ou dénigrer la personne.
  • Refuser les demandes de formation, de vacances ou de promotion.
  • Modifier les effets personnels ou le matériel de travail d’une personne.
  • Accuser faussement la personne d’avoir effectué une erreur qu’elle n’a pas commise.
  • Ignorer, contredire, rabaisser ou rejeter tous les commentaires et opinions exprimés par la personne.
  • Humilier et critiquer la personne à toutes les occasions, surtout en présence des autres.
  • Évaluer le travail de cette personne selon des standards différents des autres employés pour les mêmes tâches.

Les effets de l’intimidation… sur la personne visée

Être victime d’intimidation au travail peut avoir des effets sur la santé psychologique et physique, en plus d’avoir des impacts importants sur les autres sphères de sa vie. Stress, anxiété, dépression, perte de confiance en soi, insomnie, perte d’appétit, maux d’estomac ou de tête, difficulté à se concentrer, se refermer sur soi-même, sentiment d’impuissance et de frustration, voilà tout plein de symptômes pouvant être ressentis par les victimes.

Les effets de l’intimidation… sur le milieu de travail

Certaines statistiques démontrent que les victimes d’intimidation au travail perdent entre 10 et 52% de leur temps à tenter de se défendre, à essayer de trouver des solutions et à cogiter sur la situation. En effet, un milieu de travail malsain augmente le degré de stress des employés, abaisse le moral des troupes, augmente le taux d’absentéisme et le taux de roulement, diminue la motivation et la productivité des employés et peut même aller jusqu’à diminuer la qualité des produits et services offerts aux clients qui ne seront pas satisfaits et ne reviendront plus. Un employeur a donc tout intérêt à prendre la chose au sérieux et à développer un plan d’action pour contrer l’intimidation dans son entreprise.

Que faire si on est victime d’intimidation au travail?

1. Prenez la situation au sérieux

Il s’agit d’une situation grave et inacceptable. Ne vous blâmez pas, ne minimisez pas la situation (ne la dramatisez pas non plus!) et agissez rapidement pour trouver des solutions.

2. Montez un dossier

Commencez par documenter tous les cas d’intimidation de façon détaillée. Conservez par écrit tous les détails de la situation, la date, l’heure, les personnes impliquées et les témoins, la description précise de l’incident ainsi que leurs résultats et conséquences. Gardez toutes les lettres, notes, courriels, etc., reçus de la part de l’intimidateur.

3. Soyez prudent

Déterminez qui sont vos alliés et demandez-leur de vous accompagner lorsque vous devez être confronté à votre intimidateur. Ils pourront témoigner en votre faveur en décrivant la situation dont ils ont été témoins et/ou intervenir au besoin. Ils pourront aussi vous épauler pour établir un plan d’intervention.

4. Demandez à l’intimidateur d’arrêter

Dites fermement à votre intimidateur que son comportement n’est pas acceptable et que vous souhaitez qu’il arrête. Assurez-vous d’avoir un témoin lorsque vous le ferez.

5. Dénoncez

Rencontrez votre superviseur et faites-lui part de la situation. Sachez qu’un employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer un environnement de travail agréable et sécuritaire.
Si vos préoccupations sont minimisées, n’hésitez pas à aller rencontrer un gestionnaire d’un échelon hiérarchique supérieur.

6. Ne laissez pas tomber

Prenez note des mesures qui seront prises pour régler la situation. Si rien n’est fait, vous pouvez toujours faire une plainte formelle à votre employeur ou vous adresser au ministère du Travail.

7. Si vous devez quitter votre emploi

Si vous vous sentez forcé de quitter votre emploi à cause l’intimidation dont vous êtes victime, assurez-vous d’avoir bien documenté la situation. Vous pourriez ainsi être éligible à de l’assurance-emploi.

8. Évitez de rendre la pareille

Même s’il peut être tentant de se venger, sachez qu’il s’agit d’un jeu dangereux. C’est vous qui pourriez passer comme étant l’instigateur du conflit. La prise de décision quant aux mesures disciplinaires à prendre deviendra beaucoup plus difficile pour l’employeur. De plus, n’oubliez pas que l’on récolte toujours ce que l’on sème…

Références

http://www.etablissement.org/sys/faqs_detail.asp?faq_id=4000980
http://www.jobboom.com/carriere/l-intimidation-existe-aussi-au-travail/
http://www.cchst.ca/oshanswers/psychosocial/bullying.html
http://www.shepellfgi.com/Bullying/Lestypesdintimidation/FR/78
http://www.workplacebullying.org/wbiresearch/wbi-2014-us-survey/

habiletés politiques

Les habiletés politiques

habiletés politiquesLes habiletés politiques peuvent se définir comme l’art de mobiliser les sources de pouvoir dont on dispose. C’est un art, puisqu’il s’agit d’un savoir-faire, tantôt instinctif, tantôt appris, qui va plus loin que la simple application de techniques ou de recettes. Cet art concerne l’utilisation du pouvoir, c’est pourquoi on le qualifie de politique.

Concrètement, on dira que savoir argumenter, savoir convaincre, savoir négocier, savoir trouver des appuis, savoir choisir ses alliés, savoir tirer profit de sa marge de manœuvre, sont des habiletés politiques.

Les organisations comme structure politique

Les organisations sont des arènes de pouvoir. Elles fonctionnent en distribuant l’autorité et en fournissant des occasions d’exercer des influences. Elles allouent aux personnes des statuts et des ressources associés à leur responsabilité en leur conférant du pouvoir. Sera habile celui ou celle qui saura utiliser ce capital pour atteindre l’objectif souhaité.

Les organisations sont aussi politiques parce qu’elles se prêtent à des rivalités pour l’obtention et la conservation du pouvoir. Les fonctions du pouvoir se trouvent en nombre limité dans les entreprises, et cela est d’autant plus vrai qu’on s’approche du sommet de la pyramide.

Le pouvoir ne vient pas seulement du haut, pour l’exercer, les gestionnaire ont également besoin des appuis de la base, soit celui de leurs subordonnés et de leurs collègues.

Le pouvoir dans les organisations n’est pas la simple juxtaposition des pouvoirs individuels. Il existe des regroupements qui, combinant le pouvoir de plusieurs personnes, en augmentent l’effet. Dans certains cas, on parlera de coalitions (alliances délibérées formées dans le but de mieux atteindre les objectifs de l’organisation). Dans d’autres cas, on parle plutôt de collusion (alliance qui vise la défense des intérêts de ses membres, souvent de manière inconsciente, et au détriment de ses tiers).

Les luttes de pouvoir sont fréquences : compression de personnel, fusion d’entreprises, changement de propriétaire, etc. La vie politique des organisations n’est pas limitée aux épisodes d’instabilité. Elle est une composante naturelle et omniprésente de la dynamique organisationnelle.

L’enjeu : avoir de l’impact

Les habilités politiques servent à convaincre, se faire des alliés, susciter des engagements en vue d’un résultat. L’impact suppose la présence d’un résultat concret.

Comment être politiquement habile

Pour être politiquement habile, il importe de bien décoder la réalité politique et les valeurs de l’organisation. Il convient de lire et sentir la dynamique de pouvoir en place dans l’organisation : Qui contrôle? Qui détient l’information? Qui influence qui?
Quels sont les groupes les plus influents? Qui a rendu service à qui?

Il faut aussi connaître les éléments d’ordre social qui peuvent avoir des influences sur les gens : Qui est parent avec qui? Qui est l’ami de qui?

Connaître les valeurs de l’organisation : Que valorise-t-on? La croissance, le profit, la part de marché, l’harmonie, la satisfaction du client, le travail acharné, l’ambition, la création d’emploi, l’innovation, le respect des traditions, etc.?

Identifier les règles d’éthique de l’organisation : Quels comportements sont hautement valorisés? Quels comportements sont inacceptables? Lesquels sont suspects?

Les habiletés politiques et la carrière

Si elles sont indispensables pour atteindre des réalisations concrètes au sein des entreprises, les habiletés politiques le sont aussi pour progresser dans une carrière. Être sélectionné, être nommé et être promu s’apparente à obtenir des votes. Il est donc utile que des personnes extérieures puissent témoigner de notre compétence. Notre réseau devient donc important.

Les réticences

La politique a mauvaise réputation. On associe facilement la politique à la recherche effrénée du pouvoir, sans aucun scrupule. Les habiletés politiques sont teintées de la suspicion qu’on entretien à l’égard du pouvoir en général. Elles sont fréquemment confondues avec la tricherie, la tromperie. Les réticences s’expliquent aussi par diverses croyances sur la façon dont le monde et les organisations devraient fonctionner.

Paradoxalement, on peut craindre de trop bien réussir. Le succès a son prix. Après la victoire, il faut assumer les responsabilités qui y sont rattachées. Dans ce contexte, refuser le recours aux habiletés politiques peut être une façon déguisée de fuir les responsabilités, les sentiments désagréables, la critique, les propos malveillants, avec une bonne excuse.

Agir politiquement demande de l’énergie et il arrive qu’on ne tienne pas à réussir pour déployer cette énergie. C’est le cas de certaines personnes qui se présentent à un poste au cas où, au lieu de miser pour l’obtenir.

Le devoir d’être habile politiquement

Il importe d’envisager cette habileté comme une ressource à sa disposition en vue d’atteindre des objectifs valables. Les personnes compétentes et honnêtes devraient considérer qu’il est de leur devoir d’être habile politiquement afin d’être en mesure de voir les choses se transformer de façon constructive dans leur environnement.

Pour s’engager dans cette voie

L’exercice des habiletés politiques suppose un état d’esprit serein. Il faut d’abord reconnaître et accepter son ambition, de même que son désir d’influencer les autres et le cours des événements. Cela suppose que la personne ait confiance en elle-même, en ses compétences et en son jugement.

Vous êtes mûr pour déployer vos habiletés politiques dans votre organisation, si vous répondez par l’affirmative à une seule des questions suivantes :
– Est-ce que ma personne, mes projets, mon équipe, mon organisation, valent la peine que je déploie le supplément d’énergie que suppose l’utilisation d’habiletés politiques?
– Valent-ils la peine que je prenne des risques pour eux, que j’encaisse de coups?

Établir clairement sa position morale face à l’utilisation des habiletés politiques.

Il importe de maintenir un esprit critique pour évaluer la valeur morale de tel ou tel geste politique. Chaque personne a la responsabilité de distinguer les gestes valables des gestes répréhensibles et de choisir ceux qui lui conviennent en fonction de ses propres valeurs et celles qui prévalent dans son milieu. Une fois ceci fait, vous serez prêt à agir avec finesse et réalisme pour générer de l’impact autour de soi. Peut-être découvrez-vous alors combien vous maîtrisez les habiletés politiques au-delà de vos croyances.

Source
Francine Harel Giasson, Les habiletés politiques : sans elles, point de salut, Gestion des carrières, HEC Montréal, p.710-719

AENS

(AENS) L’attestation d’équivalence de niveau secondaire

AENSDe nos jours, les employeurs sont de plus en plus sélectifs. Ils souhaitent avoir à bord de leur équipe des gens ayant une certaine scolarité. Ainsi, la plupart des postes offerts demandent maintenant de détenir un diplôme de secondaire V ou l’équivalent (AENS).

Si vous n’avez pas de diplôme d’études secondaires, une attestation d’équivalence d’études secondaires (AENS) est une méthode simple, rapide et efficace de s’ouvrir de nouvelles portes afin de pouvoir avoir toutes les chances possibles d’explorer des avenues qui pourront vous mener loin.

Que signifie une équivalence d’études secondaires?

Une attestation d’équivalence de niveau secondaire (AENS) permet de prouver que vous détenez un niveau de connaissance équivalant aux notions apprises pendant le secondaire. Il ne remplace pas un diplôme d’études secondaires (DES), mais il est reconnu par la majorité des employeurs comme étant un équivalent.

À quoi sert l’obtention d’une telle attestation?

L’objectif premier de cette attestation est de vous permettre, vous qui êtes sur le marché du travail ou qui souhaitez y retourner, de répondre aux exigences des employeurs qui, eux, souhaitent recruter des gens qui ont un niveau de connaissances équivalant au secondaire.

Cette attestation permet aussi de répondre aux préalables obligatoires nécessaires pour s’inscrire à une formation professionnelle ou technique, tout en vous permettant de valider vos capacités à traverser une activité de formation avant de vous engager dans une formation plus poussée où vous devrez engager des fonds.

Dans certains cas, le travail à faire pour l’obtention du diplôme devient un tremplin entre une période prolongée d’inactivité professionnelle et le retour sur le marché du travail. Cette période tampon permet de rebâtir une confiance en soi et de s’adapter aux changements qui surviendront avec le retour sur le marché du travail.

Comment obtient-on une attestation d’équivalence d’études secondaires (AENS)?

Pour obtenir son diplôme d’AENS, il faut passer des tests d’équivalence de niveau secondaire (TENS) reconnus par le Ministère de l’Éducation du Québec. Vous pouvez vous adresser à votre commission scolaire pour connaître les établissements qui offrent les tests près de chez vous.

Pour obtenir votre AENS, vous devrez réussir les examens suivants:

  • Français – Grammaire (obligatoire)
  • Français – Compréhension de texte (obligatoire)

Ainsi que 3 examens parmi les 5 suivants :

  • Mathématiques
  • Anglais
  • Sciences humaines
  • Sciences économiques
  • Sciences de la nature

Il faut donc cinq examens réussis sur sept pour recevoir votre attestation d’équivalence de 5e secondaire reconnue par le Ministère de l’Éducation.

Dans le cas d’un échec, vous avez droit à 1 examen de reprise dans chacune des matières. Si vous échouez au TENS, vous devrez attendre 1 an avant de pouvoir retenter votre chance dans une commission scolaire (tous les tests devront être refaits dans ce cas, même ceux que vous aviez réussis).

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Comment se préparer aux tests d’équivalences d’études secondaires (TENS)?

Vous pourrez facilement trouver des documents pour vous aider à vous préparer à ces examens en faisant des recherches sur Internet.

Nous vous encourageons fortement à réviser une matière à la fois, puis à passer votre examen rapidement après votre révision. Ainsi, les notions seront fraîches à votre mémoire et vous maximiserez ainsi les chances de réussite.

Si vous désirez un encadrement plus structuré où un professeur prendra le temps de faire la révision avec vous, nous vous invitons à vous joindre à un groupe d’étude, tel que ceux offerts par Parachute Carrière. En effet, afin de favoriser votre réussite, ils offrent une formation semi-privée (très petits groupes) et adaptée aux besoins spécifiques de leur clientèle. Ils peuvent aussi faire une évaluation préalable afin d’évaluer la capacité de réussite avant d’investir temps, argent et efforts.

Grâce à cet encadrement personnalisé, 90% des participants ont réussi leur TENS et ont ainsi pu accéder à la formation convoitée ou se voir ouvrir de nouvelles avenues vers le marché du travail, en plus de gagner confiance face à leurs capacités.

Lien à consulter

http://parachutecarriere.com/solutions-individus/tens/