Archives de catégorie : Ressources humaines

homme avec cravate muni de deux gants de boxes représentant le conflit

3 choses à exprimer et 3 choses à éviter lors de conflit au travail

homme avec cravate muni de deux gants de boxes rougesLes conflits au travail, c’est parfois inévitable.  Personne n’est à l’aise ou en maîtrise lorsque concerné par un conflit. Voici donc des façons de gérer la situation pour faire en sorte de dépasser le conflit dans les meilleures conditions possibles.

À exprimer lors d’un conflit

Comment vous sentez-vous?  Trouver le mot exprimant au mieux le sentiment qui vous habite. Exprimez ensuite à l’autre dans quelle position le conflit vous place.  Cette façon de faire a le bénéfice d’ouvrir un espace empathique où chacun peut exprimer ce qu’il ressent, dans la mesure où le jugement est suspendu, de part et d’autre.

Votre compréhension de la situation.  Une des sources les plus communes à la base des conflits est le manque de communication.  Pourquoi alors ne pas s’assurer de la façon dont chacun comprend ou interprète ce qui se vit. Il y a fort à parier qu’une bonne partie de la solution se trouve là.

La solution préconisée par chacun.  Une recherche de solutions doit prendre place. Les solutions peuvent différer entre les acteurs impliqués. Il est donc important de laisser un espace ouvert afin que chacun puisse présenter la solution qu’il entrevoit.  Des négociations devraient alors être possibles et un terrain d’entente fait de compromis et d’ajustement peut ensuite être défini.

A éviter

Accuser.  C’est très simple et facile d’accuser l’autre. Nous savons tous que ce n’est pas une bonne option, car un individu qui se sent accusé réagit sur la défensive et a tendance à accuser à son tour. Cela donne lieu à une escalade sans fin. Il vaut donc mieux éviter d’accuser et s’en tenir aux faits, tout en utilisant le « Je » et non le « Tu ».

Ne pas reconnaître sa part du conflit.  C’est difficile d’avouer un tort ou une erreur, mais c’est le début d’un processus de résolution de problème.  Une personne qui n’a rien à se reprocher, n’est pas au même niveau que l’autre personne impliquée.  À l’inverse, quelqu’un qui avoue ses torts ou sa part dans le conflit est prêt à entendre ce que l’autre a à dire.  C’est la base d’une bonne communication et de résolution de conflit.

Avouer une faute non commise.   Certaines personnes avouent parfois une faute non commise, soit pour protéger une personne, soit pour une foule d’autres raisons personnelles.  Dans un milieu de travail, avouer une faute non commise risque d’engendrer des répercussions sur l’évolution de carrière de la personne au sein de l’entreprise, à court ou moyen terme.

Un conflit demeure un conflit.  Ce qu’il importe de préserver, c’est le lien entre les personnes concernées, tant pour l’avenir de la relation que pour le climat de travail.

Recruter la perle rare

Recruter la perle rare grâce à une approche structurée

bigstock-beautiful-businesswoman-waitin-44018146-lowrez

Recruter la perle rare est le vœu de la plupart des employeurs. Prendre le temps nécessaire pour le faire est une toute autre chose. Alors que la main d’œuvre constitue une part importante de la réussite des entreprises, bon nombre d’employeurs négligent l’utilisation d’approches de sélection et de recrutement structurées. Le choix d’une mauvaise ressource est lourd de conséquences pour une entreprise : augmentation de la supervision, diminution du moral de l’équipe, coût important engendré par l’inefficacité de la nouvelle personne, insatisfaction de la clientèle, qualité de service ou de production moindre, rejet de produits, etc.

Prendre le temps nécessaire pour recruter afin d’éviter les erreurs

Qu’est-ce qui peut expliquer qu’un employeur néglige son processus de recrutement et de sélection? Le manque de temps, l’urgence de la situation, le manque d’organisation ou de connaissances font en sorte que les employeurs recourent à des moyens peu rentables pour recruter une ressource. Une annonce rapide dans le journal local, l’essai du premier venu, l’embauche d’une connaissance ou d’une personne référée sans valider son profil, sont des pratiques courantes et peu objectives.

Remplacer une ressource comporte de plus en plus de défis

Les employeurs se donnent des outils de contrôle efficaces face à leur productivité. Ils se dotent d’équipements spécialisés pour augmenter l’efficacité et diminuer les coûts. Ils instaurent des normes de qualité coûteuses à implanter. Pourquoi ne pas établir des critères tout aussi élevés le moment venu d’embaucher une nouvelle ressource? Remplacer une ressource est un exercice comportant de nombreux défis, surtout dans un contexte où la main-d’œuvre se raréfie et dans un contexte où la nouvelle génération magasine son employeur. Pour cela, il importe de définir un processus qui évitera un maximum d’erreurs et assurera le maintien de la personne en poste.

Le coût d’une mauvaise sélection

Vous êtes-vous demandé quel est le coût d’un mauvais choix ou d’une personne qui n’est pas à sa place? Selon le niveau de poste, il est possible de chiffrer le coût de l’intégration d’une nouvelle ressource au sein de votre entreprise. Une des façons consiste à calculer 1.5 fois le salaire de la personne. Par exemple, pour un salaire de 40 000$, il en coute à l’employeur environ 60 000$. Ce coût est rarement évoqué lors d’un processus de recrutement et de sélection, mais il apparaît important d’en prendre conscience pour être en mesure de se doter d’outils permettant d’éviter les erreurs. Afin de vous permettre de situer le coût de l’embauche d’une ressource, vous devrez considérer les éléments suivants :

  1. Le coût du processus d’embauche (la publication de l’annonce (journaux, site internet, revue spécialisée), le temps du support administratif, du personnel impliqué dans la sélection et les entrevues (gestionnaire, superviseur), les tests si besoin, etc.);
  2. L’accueil et intégration;
  3. La supervision et la formation du nouvel employé;
  4. Le coût de la non-performance, de la mauvaise qualité avant que la personne puisse atteindre son niveau de performance.

Considérant le tout, il est important pour un employeur de se doter d’un processus de recrutement et de sélection adapté aux besoins réels de l’entreprise afin d’attirer de bons candidats, maintenir une qualité de main d’œuvre et minimiser les risques d’erreurs et les coûts. Comme le souligne Robert Half : À long terme, il est beaucoup plus difficile pour les propriétaires et gestionnaires de petites entreprises d’accommoder un travailleur inadéquat qu’il en est d’investir dans le recrutement de candidats qualifiés.

Lorsqu’une personne n’est pas à sa place dans l’organisation, nous pouvons l’aider. Contactez-nous pour de plus amples informations.

travail-famille

Conciliation travail-famille : les stratégies mises en place par les entreprises

conciliation travail-familleAu cours des dernières décennies, le marché du travail a beaucoup évolué. Dorénavant, dans la plupart des foyers québécois, les deux conjoints travaillent en plus de devoir s’occuper des enfants et/ou assurer un rôle d’aidant naturel. Les standards de performance à atteindre sont de plus en plus élevés dans toutes les sphères de nos vies. Trouver d’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle n’est pas toujours de tout repos.

Les entreprises qui souhaitent recruter et fidéliser des employés heureux et productifs sont conscientes de cette réalité et développent de plus en plus de stratégies afin de permettre une conciliation travail-famille des plus réussies.

Définition du concept de conciliation travail-famille

Le concept de conciliation travail-famille se définit par la recherche de l’équilibre entre les exigences et les responsabilités liées à la vie professionnelle et à la vie familiale. Pour y arriver, une entreprise développe des stratégies, des plans d’action et des actions facilitantes dans le but d’assouplir les contraintes liées au milieu de travail, permettant une gestion plus équilibrée de son temps entre sa vie familiale et professionnelle.

Des exemples de stratégies de conciliation travail-famille mis en place par les entreprises

Programme d’aide aux employés (PAE)

L’entreprise offre l’accès à un PAE permettant d’aider les employés ou leur famille aux prises avec des problèmes de nature variée.

Cheminements adaptés

L’entreprise offre aux membres du personnel qui vivent une situation particulière (ex. : avoir de jeunes enfants, s’occuper de parents âgés ou malades, etc.), la possibilité de modifier temporairement le contenu de leur travail ou leur cheminement (ex. : limiter les transferts, retarder une promotion, maintenir un horaire stable).

Adapter l’organisation du travail

L’entreprise met en place des mesures et des pratiques qui permettent aux employés de s’absenter avec le moins de contraintes possible par rapport à leurs responsabilités professionnelles (ex. : rotation d’emploi, échange d’horaire de travail, partage des compétences, groupes multidisciplinaires, équipes volantes, etc.).

Réduction du temps de travail

L’entreprise permet aux membres de son personnel de travailler un nombre d’heures inférieur au nombre normal d’heures de travail (par exemple, le travail à temps partiel, le travail partagé).

Horaire de travail adapté et prévisible

L’entreprise offre un ou des horaires de travail adaptés à son personnel (ex. : horaire variable, horaire fixe au choix, etc.) et toutes variations possibles sont connues à l’avance afin que les gens puissent s’adapter.

Semaine de travail comprimée

L’entreprise offre une semaine de travail permettant de réduire le nombre de jours ouvrables en augmentant la durée quotidienne de travail (ex. : une semaine de travail de 35 heures effectuée en quatre jours au lieu de cinq).

Congés

L’entreprise prend des mesures qui vont au-delà des exigences spécifiées dans les normes du travail dans le cadre des congés entourant la naissance ou l’adoption d’un enfant, des événements familiaux, deuil, mariage, acte criminel, etc.. Par exemple, il pourrait s’agir de combler l’écart entre le salaire réel et les prestations allouées en vertu de certains régimes de protection publics ou d’une durée supplémentaire du congé.

Congés autofinancés

L’entreprise permet un congé de longue durée pour convenances personnelles, payé à même une partie de la rémunération acquise et retenue à cette fin par l’organisation.

Congé sans solde

L’entreprise permet un congé sans solde aux employés ayant des besoins de conciliation travail-famille.

Flexibilité dans le choix des dates des vacances payées

L’entreprise offre aux membres de son personnel la possibilité de choisir les dates ou de morceler leurs journées de vacances pour satisfaire à des besoins de conciliation travail-famille.

Travail à domicile (télétravail)

L’entreprise permet à ses travailleuses et travailleurs d’effectuer une partie ou la totalité de leur travail à domicile.

Travail dans un bureau satellite (ou près du lieu de résidence)

L’entreprise permet d’effectuer une partie ou la totalité de leur travail dans un bureau satellite situé plus près de la résidence que le lieu de travail habituel de l’organisation.

Aide ou soutien financier pour la garde des enfants d’âge préscolaire

L’entreprise prend des initiatives relatives à l’aide et au soutien financier pour la garde des enfants de son personnel (ex. : accessibilité à un service de garde sur les lieux de travail ou à des places réservées dans une garderie à proximité, à du dépannage ponctuel pour la garde des enfants et à diverses formes de soutien financier).

Remboursement des frais de garde (heures supplémentaires)

L’entreprise rembourse les frais de garde d’enfants aux membres de son personnel qui font des heures supplémentaires à la demande de l’organisation.

Les avantages d’un programme de conciliation travail-famille dans une entreprise

Pour les employés

La flexibilité d’un programme de conciliation travail-famille permet une amélioration de la qualité de vie et de la satisfaction au travail, permet une plus grande capacité à faire face au stress, offre un meilleur équilibre travail-famille et travail-vie personnelle, développe un sentiment de fidélité.

Pour les entreprises

Un programme de conciliation travail-famille reconnu offre une meilleure image auprès des clients et chercheurs d’emploi, permet d’attirer et de retenir les meilleurs candidats/employés, diminue les coûts liés à l’absentéisme, améliore le rendement, la productivité et le climat de travail.

Le gouvernement, maintenant conscient de l’impact d’un tel programme dans les entreprises, offre aussi la possibilité d’obtenir une certification sur la conciliation travail-famille (BNQ 9700-820) à condition de respecter certaines normes.

Conclusion

Si l’entreprise pour laquelle vous oeuvrez a mis en place de telles stratégies de conciliation travail-famille, n’hésitez pas à en bénéficier! Si au contraire l’entreprise n’en possède pas, n’hésitez pas à aller en parler avec la direction afin d’en instaurer. Les avantages sont nombreux à les adopter!

Références

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/famille/travail-famille/Pages/index.aspx

http://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/ressources-humaines/conciliation-travail-famille.html

https://www-secur.criq.qc.ca/bnq/documents/enquetes_publiques/9700-820_dpfr.pdf

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/ctf-outils-4.pdf

http://www.jccq.qc.ca/Articles/Chroniques-daffaires/Conciliation-travail-famille.aspx

conciliation travail-famille

Conciliation travail-famille : 8 trucs pour alléger votre quotidien

Vous vous sentez épuisés, vous auriez besoin de plus que 24 heures par jour pour arriver à combler tous vos besoins (sociaux, monétaires, santé, etc.)? Plusieurs articles traitent de la conciliation travail-famille conciliation travail-familleen énumérant des solutions apportées par les entreprises, mais qu’en est-il des solutions que nous pouvons apporter dans notre propre famille?

Définition et statistiques sur la conciliation travail-famille

Selon le Ministère de la Famille et des Aînés du Québec, la conciliation travail-famille (CTF) signifie la echerche de l’équilibre entre les exigences et les responsabilités liées à la vie professionnelle et à la vie familiale. D’après un sondage commandé par l’organisme Naître et Grandir et réalisé par Léger, en 2014, au Québec, 45% des parents avaient de la difficulté avec la conciliation travail-famille.

Qui est touché par les méthodes de conciliation travail-famille?

Lorsqu’on parle de conciliation travail-famille, nous pensons d’abord aux jeunes familles qui ont de la difficulté à gérer les responsabilités reliées tant au travail qu’à la maison, mais il n’y a pas qu’eux. Comme la population est vieillissante, il est de plus en plus fréquent que des familles recourent aux aidants naturels pour prendre soin de leurs parents. Pour leur part, les familles monoparentales vivent ce problème difficilement, surtout quand la garde des enfants n’est pas partagée. À l’inverse, les couples séparés ayant une entente de garde partagée se disent moins touchés, car une semaine sur deux, ils peuvent pallier à la situation et se sentent moins essoufflés. Ce problème touche plus particulièrement les familles de classe moyenne et à faible revenu, car comme nous l’aborderons plus tard, les familles mieux nanties peuvent payer pour des services afin d’alléger leur horaire du temps. Les nouveaux arrivants sont aussi touchés par cette réalité, car leur réseau social étant limité, ils peuvent difficilement compter sur des proches pour les aider au quotidien. Bref, la conciliation travail-famille est un sujet qui touche une grande partie de la population active.

La nécessité de la conciliation travail-famille : les causes

Selon l’Institut nationale de la santé publique du Québec, nous pouvons classer les causes de la nécessité d’avoir des aides pour la conciliation travail-famille en 4 catégories :

  1. Contexte économique
  2. Contexte démographique
  3. Contexte du travail
  4. Contexte social.

Le point de vue économique

Il y a eu dans les années 90 la mondialisation des marchés qui a amené une concurrence accrue. Les heures de travail ont augmentés et les disponibilités demandées par les employeurs sont allées dans le même sens. Le coût de la vie ayant considérablement augmenté au cours des dernières années a eu pour effet une entrée massive des femmes sur le marché du travail.

Le contexte démographique

Les baby-boomers étant presque tous à la retraite, nous remarquons un vieillissement de la population. Et cette même génération vivra aussi plus longtemps que leurs prédécesseurs. De là nait alors le phénomène des aidants naturels qui est de plus en plus répandu et qui donne du fil à retorde à la génération « sandwich », celle prise entre le devoir de prendre soins de leurs enfants, mais aussi de leurs parents. De plus, le taux de natalité a fortement diminué et les couples attendent plus longtemps pour fonder une famille. Lorsque les femmes ont leur premier enfant dans le début de la trentaine, elles ont moins d’énergie que les femmes qui auparavant accouchaient pour la plupart au début de la vingtaine. Mixer travail et famille demande un effort plus grand. Les méthodes de conciliation travail-famille deviennent donc de plus en plus nécessaires.

Le contexte du travail

Le contexte de travail s’étant adapté à la mondialisation a fait augmenter le nombre d’emplois atypiques qui se caractérisent par des emplois à temps partiel, horaires variés, travail autonome ou temporaire. Il en devient alors un casse-tête pour planifier la conciliation travail-famille.

Le contexte social

Le contexte social est aussi touché par cette réalité. Nous notons une augmentation de la monoparentalité et par le fait même, une diversification des familles (monoparentales, reconstituées, garde partagée, bi-générationnelle, etc.) Le manque de temps devient un élément central de la difficulté à la conciliation travail-famille.

Les impacts dans nos vies d’une mauvaise conciliation travail-famille

Au plan familial

Diminution de la socialisation, mauvaises habitudes de vie et donc de la santé, chicane de couple, etc.

Au niveau travail

Problèmes d’adaptation, faible satisfaction au travail, taux d’absentéisme élevé, roulement de personnel, etc.

Au niveau santé

Stress, épuisement, fatigue, dépression, migraines, maladies cardiovasculaires, obésité, etc.

Faire le bilan

Lorsque nous vivons cette situation, avant de penser aux solutions, il est primordial de faire un bilan de notre vie. Penser à nos valeurs profondes, nos besoins et intérêts, versus ce qui se passe actuellement dans notre vie. Il peut être ardu de faire cette réflexion. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un professionnel (conseiller d’orientation, psychologue, travailleur social) pour vous aider à dresser ce bilan. Plusieurs se surprendront à réaliser qu’ils occupent un métier qui leur convient, mais devront changer de milieu pour viser un environnement plus accommodant ou plus flexible. Pour certains, une réorientation de carrière devra être envisagée, tandis que pour d’autres, il s’agira d’une réorganisation du temps. Ce bilan vous permettra de voir plus clair et de trouver les meilleurs méthodes de conciliation travail-famille pour votre situation.

Solutions à la conciliation travail-famille

La conciliation travail-famille est d’abord et avant tout un défi de gestion du temps. Voici 8 trucs pour vous aider à gérer votre temps de manière efficace.

  1. Utiliser la technologie

    Plusieurs instances offrent la possibilité de régler les factures en ligne. Prendre l’habitude de le faire peut vous sauver beaucoup de temps. Fini les déplacements dans les institutions bancaires, tout peut se faire à partir de chez soi. Les téléphones intelligents offrent plusieurs applications mobiles qui peuvent vous faciliter la tâche.

  2. Commander vos prescriptions médicales

    Qui n’a pas déjà attendu longtemps en pharmacie pour une prescription? Vous pouvez commander à l’avance vos prescriptions et vous rendre sur place seulement lorsqu’elles seront prêtes. Vous pouvez aussi demander le service de livraison à domicile. Votre petit dernier semble malade et vous hésitez à vous rendre à la clinique, appeler Info-Santé peut vous éviter de vous rendre inutilement en clinique.

  3. Préparer à l’avance les repas

    Ce truc vous permettra non seulement de sauver du temps, mais aussi de l’argent. Ceux et celles qui prennent l’habitude de préparer plusieurs repas à l’avance et les congeler, ont davantage de temps pour s’occuper des enfants arrivés à la maison. De plus, préparer un menu permet de ne dépenser que le nécessaire lorsque vous allez en épicerie. Faire participer vos enfants à la planification des repas peut s’avérer un moment de complicité plutôt agréable. Vous les aider ainsi à voir l’importance de cette tâche et leur inculquez de bonnes habitudes de vie.

  4. Distribuer les rôles aux membres de la famille

    Laissez votre orgueil de côté et n’hésitez pas à déléguer les tâches ménagères aux membres de la famille. Même les tous petits s’amuseront à remplir la sécheuse de vêtements mouillés ou encore épousseter les meubles. On ne recherche pas la perfection au niveau de la tâche, mais la collaboration de chacun, ce qui est une autre belle valeur à instaurer.

  5. Utiliser le réseau de contacts

    Peut-être avez-vous des amis qui vivent la même situation que vous. Pourquoi ne pas leur offrir de s’occuper de leurs enfants pour leur donner un répit? Ils pourront ensuite vous rendre la pareille. Les grands-parents sont eux aussi d’une bonne aide. Ils peuvent vous aider dans les tâches ménagères ou pour amuser les enfants. Si votre réseau n’est pas optimal, vous pouvez vous renseigner sur les Maisons de la famille et les Maisons de répits pour les aidants naturels.

  6. Diminuer le temps de déplacement

    Si possible, choisissez un emploi qui vous permettra de diminuer le temps de déplacement. Travailler à contre-sens du trafic peut réduire considérablement le temps perdu dans le transport. Avec l’accès aux voies rapides, le covoiturage et le transport en commun peuvent vous faire économiser temps et argent. Certains employeurs offrent la possibilité de faire du télétravail (travail à partir de la maison). Il peut être avantageux de le faire, à condition que ce temps soit affecté au travail et non aux enfants en même temps.

  7. Modifier l’horaire de travail

    Au même titre que travailler à contre-sens du trafic, changer l’horaire de travail peut vous aider à éviter l’affluence sur les routes et passer du temps de qualité avec vos proches.

  8. Payer les services d’un(e) concierge et/ou un(e) préposé(e) à l’entretien ménager

    Le vieil adage citant Le temps, c’est de l’argent! prend ici tout son sens. Pour les mieux nantis, vous pouvez avoir recours aux services d’un ou d’une concierge qui se chargera de faire toutes vos courses. D’ailleurs, quelques employeurs offrent parmi leurs avantages sociaux, la possibilité d’utiliser ce service payé par l’entreprise. Cette initiative permet de réduire le taux d’absentéisme et le niveau de stress du personnel. De plus, il n’est plus rare d’entendre les gens dirent qu’ils ont recours aux services de préposés à l’entretien ménager à domicile. Ce secteur des services est en grande expansion. C’est d’ailleurs le secteur d’activité embauchant le plus grand nombre de Québécois à ce jour.

Références

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/ctf-fiche-1.pdf

http://www.quebecfamille.org/conciliation-travail-famille/vous-n-etes-pas-seul.aspx

https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/375-ConciliationTravail-Famille.pdf

loi

Travailleurs : 5 « lois » à connaître pour augmenter son efficacité

loiIl n’y a pas de règles absolues pour faire du bon boulot. Quelques « lois » du travail (ou principes) inspirent encore aujourd’hui certains gestionnaires et travailleurs afin d’augmenter leur efficacité. En voici cinq.

Loi de Pareto

Vous êtes débordé de travail et ne savez plus quoi mettre en priorité ? Selon la règle des 80/20, ou loi de Pareto, 80 % des effets obtenus proviennent de 20 % de nos efforts. Pour être efficace, il faut donc apprendre à distinguer l’essentiel de l’accessoire.

Ce principe a été nommé en référence à Vilfredo Pareto, un Italien de la fin du 19e siècle qui, en observant les inégalités sociales, constatait qu’environ 80 % des richesses d’un pays étaient entre les mains de plus ou moins 20 % de la population. Ce pourcentage pouvait varier un peu, mais le principe du 80/20 est demeuré et a été appliqué au domaine du travail, particulièrement au contrôle de la qualité, par Joseph Juran, un ingénieur responsable de production en usine.

Appliqué au management, cela signifie, par exemple, qu’il vaut mieux porter une attention particulière à l’essentiel (20 %) quitte à déléguer ou reporter le reste (80 %). Pour chaque travailleur, la loi de Pareto peut également aider à organiser son travail en prévoyant faire l’essentiel (20 %) en début de journée ou au moment où sa concentration est maximale, en gardant le reste (80 %) pour la fin.

Loi de Parkinson

Rien à voir avec la maladie du même nom, ce principe a plutôt été nommé ainsi à cause de Cyril Northcote Parkinson. Dans un article sur le sujet, paru en 1955, puis dans un livre subséquent, il affirmait que plus nous avons de temps devant nous pour effectuer une tâche, plus nous prendrons de temps pour l’effectuer. Le temps serait, en quelque sorte, un principe élastique. D’où la nécessité du « deadline ».

Loi de Douglas

On pourrait résumer le principe de Douglas par le fait que plus nous avons d’espace de travail, plus nous en utilisons, avec le risque augmenté d’éparpiller nos document et de ne plus s’y retrouver!

Loi d’Illich

Au-delà d’un certain seuil de temps et d’efforts, nous ne sommes plus efficaces, a remarqué Ivan Illich, un penseur autrichien. Il est généralement admis qu’après 90 minutes de travail concentré, notre attention commence à baisser. S’acharner à poursuivre le boulot dans ces conditions est contre-productif. Il vaut donc mieux prendre des pauses fréquentes pour revenir revigoré et avoir, en fin de compte, un meilleur rendement.

Loi de Carlson

Si vous êtes sans cesse interrompu dans votre travail, vous avancerez beaucoup moins vite parce que vous aurez besoin d’un laps de temps supplémentaire chaque fois pour vous concentrer à nouveau sur votre travail. C’est ce qu’a constaté l’économiste suédois Sune Carlson. Après chaque interruption, il faut plusieurs minutes au cerveau pour se concentrer à nouveau sur la tâche à accomplir. Et c’est sans compter sur les mille et une tentations qui viendront vous distraire pendant ces moments d’interruption.

attitudes

7 attitudes révélatrices de succès

attitudesIl arrive qu’une démarche de changement fonctionne pour un individu et non pour un autre. Certains vivent des réussites inespérées là où d’autres abandonnent ou échouent. En nous intéressant à ceux qui réussissent à atteindre leurs objectifs personnels et professionnels lors d’une période de transition, nous avons identifié sept attitudes menant au succès.

Des profils différents

Dans le cadre de notre travail, nous rencontrons une variété de personnes ayant besoin d’aide dans leurs démarches. Parfois, ils souhaitent explorer de nouveaux projets ou ont besoin de se fixer de nouveaux objectifs. Tantôt, ils adhèrent à une démarche approfondie à travers laquelle ils chemineront pour plusieurs semaines. Toutes ces personnes possèdent des expériences de vie particulières, proviennent de milieux socio-économiques variés et affichent des niveaux de scolarité très différents. Peu importe ces variables, certaines adopteront des attitudes proactives, passeront à l’action et réussiront, tandis que d’autres démontreront des attitudes plus négatives, tourneront en rond ou abandonneront leurs projets.

Sept attitudes communes

Les individus qui réussissent leur démarche de transition adoptent généralement ces attitudes communes :

  1. Ils font preuve d’honnêteté envers eux-mêmes : ils sont capables de se regarder tels qu’ils sont afin de prendre conscience de leurs forces et faiblesses;
  2. Ils s’approprient et valorisent leurs forces et leurs succès, si petits soient-ils;
  3. Ils examinent leurs barrières et leurs limites personnelles avec courage, sans tenter de se justifier. Et choisissent consciemment de placer celles-ci derrière eux et ce, tout au long de la démarche de transition;
  4. Ils sont prêts à adopter de nouveaux comportements ou de nouvelles attitudes et à mettre en place des stratégies concrètes qu’ils adoptent au quotidien;
  5. Malgré les écueils, ils persévèrent, car ils savent que si les efforts sont difficiles, abandonner l’est encore plus, compte tenu des répercussions;
  6. Ils démontrent habituellement des attitudes positives face à la vie, face aux gens et face à eux-mêmes. Ces attitudes, ils les ont apprises et développées;
  7. Ils sont généralement ouverts d’esprit et véritablement prêts à vivre un changement.

Dis-moi qui tu fréquentes

L’environnement social est un facteur important quand on entreprend un changement. Parfois, les gens de notre entourage aiment bien nous voir rester tel qu’ils nous connaissent. Ça les conforte dans leur « non-besoin » de changement ou leur « non-désir » de se remettre en question. Nos clients se font parfois dire des choses, tel : « T’as pas besoin d’un diplôme ou d’un projet pour réussir dans la vie! T’es correct comme tu es! Pourquoi t’en veux plus? C’est trop difficile. Tu vas lâcher, c’est sûr! »

Il est si facile d’échouer

Imaginez que vous faites de gros efforts pour réussir un examen. Il est à parier que vous vivrez au moins une phase difficile durant cette période. Si vous êtes entourés de gens qui influencent négativement votre énergie, vos attitudes en seront entachées et les risques d’abandon sont très présents. Il est donc sage de bien choisir les personnes à côtoyer durant les périodes de transition. C’est du moins ce que font les gens qui réussissent à atteindre leurs objectifs et à réussir leur transition :

  • Ils sont entourés d’aidants naturels : c’est-à-dire des amis ou des membres de leur famille qui adoptent des attitudes valorisant leur désir de changement en les encourageant et en soutenant leur réussite.
  • Mais, parfois, ils sont entourés d’oiseaux de malheur : dans un tel cas, ils font le choix conscient d’éviter tout contact avec ces derniers durant leur période de transition. Lorsque c’est impossible (imaginez un conjoint peu encourageant), ils transforment aussitôt les messages limitatifs par des phrases nourrissantes. Ils le font secrètement, en eux-mêmes, pour éviter les discussions inutiles et les risques de perturbations; puis passent à autre chose. Lorsque ces personnes réussissent, grâce à leur force intérieure et toute leur motivation, il n’est pas rare qu’elles refont complètement leur vie, loin des nids sombres…

Conditions optimales à une démarche

Lorsque nos besoins primaires sont non comblés : si nous ne mangeons pas à notre faim, si notre foyer est instable ou si notre sécurité est menacée, les chances sont minces pour que nous soyons capables de nous concentrer sur autre chose. Il en est de même pour une dépendance à l’alcool ou aux drogues : les obstacles seront nombreux, car la dépendance prend généralement tout l’espace nécessaire au changement. Il importe donc de combler nos besoins fondamentaux avant d’entreprendre une démarche vers une échelle de besoins supérieurs, tels les besoins d’accomplissement, de réalisation personnelle ou de développement de son potentiel.

Nourrir le désir

Quoi que vous décidiez d’entreprendre, faites en sorte que vos attitudes reflètent que votre désir à l’égard de ce projet est  plus grand que votre peur d’échouer. Et comme l’a souligné Mark Twain : « Dans 20 ans, tu seras plus déçu par les choses que tu n’auras pas faites que par celles que tu auras accomplies. Alors largue les amarres, sors du port, attrape les alizés par les voiles. Explore. Rêve. Découvre! » La fierté d’oser le changement, passer à l’action et sortir de sa zone de confort est, selon les commentaires de plusieurs personnes qui ont atteint leurs objectifs, le meilleur antidépresseur qui soit. N’hésitez pas à nourrir vos désirs et les laisser vous surprendre…

réussir

Réussir un parcours scolaire ou professionnel : les croyances qui conditionnent nos chances de succès

 

réussirLes travaux remarquables de Thérèse Bouffard, chercheure au département de psychologie de l’UQAM, montrent que les élèvent qui croient en leur capacité de réussir sont en fait ceux qui réussissent. Ses recherches démontrent qu’il est possible que deux élèves ayant la même capacité intellectuelle et la même facilité naturelle à apprendre aient des expériences scolaires très différentes. Le premier échouera à ses cours et finira par abandonner l’école parce qu’il n’a pas confiance en sa capacité de réussir. Le second, qui au contraire croit en sa capacité de réussir, poursuivra ses études avec succès. Mieux encore, un élève peu doué, mais plein de confiance en ses capacités pourra mieux réussir qu’un élève ayant plus de capacités intellectuelles, mais dépourvu de cette confiance.

Le sentiment d’efficacité personnelle ou sentiment de compétence

Le sentiment d’efficacité personnelle réfère à la façon dont une personne évalue sa capacité à effectuer avec succès ses tâches et ses apprentissages. Il peut s’agir de tâches scolaires bien sûr, mais aussi de toute autre tâche ou apprentissage : domestique, récréative, sociale, professionnelle. Lorsque je rencontre quelqu’un motivé par un objectif, il démontre de l’enthousiasme, car il est convaincu de réussir s’il entreprend les actions requises. Au contraire, une personne qui se croit incapable ou qui doute de sa capacité à atteindre une cible perd rapidement de l’intérêt envers l’objectif. Elle se met alors à la recherche d’un nouveau but, puis d’un autre encore, jusqu’à ce qu’elle puisse associer à l’objectif une dimension atteignable, même si dans les faits, elle a tout ce qu’il faut pour réussir.

Croyances et chances de réussir

Le sentiment d’efficacité personnelle est un fondement de la motivation. Et celle-ci est un vrai gage de réussite, peu importe les capacités réelles d’une personne. En fait, la motivation est fondée sur le sentiment que l’on a de sa compétence. Une personne qui se sent compétente est habitée de pensées nourrissantes en lien avec la tâche ou l’action visée. Ces pensées-sentiments forment une croyance, un ancrage positif qui conduisent à un lot de résultats positifs envers les tâches à accomplir. Au contraire, si les pensées-sentiments sont nourries par le doute ou le dénigrement, cette croyance engendrera son lot de résistances et de répercussions improductives. La motivation est donc le résultat de « pensées-sentiments », sans lien nécessaire avec les capacités connues ou réelles. Ainsi, parmi ceux qui vont réussir, nombreux sont ceux qui se croient meilleurs qu’ils ne le sont.

Étude sur les décrocheurs

Selon les travaux de madame Bouffard, les décrocheurs scolaires seraient donc surtout ceux qui croient que, quels que soient leurs efforts, ils ne pourront jamais réussir à l’école. Personne n’est venu au monde avec le sentiment de sa propre compétence et de sa capacité à réussir. On l’apprend des autres, particulièrement de nos parents et de nos professeurs ou entraîneurs. Par exemple, lorsqu’on complimente nos jeunes pour leurs réussites, ils apprennent qu’il leur est possible d’atteindre les objectifs qu’ils se donnent. Souvent, comme parent, on a le compliment facile dans la petite enfance alors que les apprentissages et les chances de réussir sont très observables, quantifiables, successifs et évolutifs. Bravo pour avoir bien lavé tes mains! Pour avoir bien mangé! Félicitations, tu as réussi tout seul à vélo! Et ainsi de suite… Dans la petite enfance, il y a eu une variété de moments remplis de bravos.

Arroser l’adolescence avec des renforcements positifs

Arrivé à l’adolescence, il est facile comme parent, de tomber dans le piège qui consiste à arroser les mauvaises herbes au lieu des fleurs. Néanmoins, les exclamations suivantes demeurent encore de mise et surtout, toujours efficaces : Je suis fière de toi! C’est vraiment bien. Ça me rend heureuse. Je savais que tu allais réussir! Tu as fait un travail excellent. C’est toute une amélioration! À te regarder faire, ça semble facile! Tu apprends vite! C’est mieux que jamais! Merci de ne pas avoir oublié! Félicitations!

Rester présent, confiant et… encourageant

L’énergie du jeune à l’adolescence, cumulé à la variation dynamique des taux d’hormones, peuvent parfois refroidir certains parents. Ceci peut conduire à ignorer les fois où il va réussir ou les considérer comme allant de soi. Le moindre petit échec est, au contraire, facilement réprimandé. Je crois sincèrement que plus on est informé sur la réalité de cette tranche de vie importante de notre jeune, plus on arrive à mieux tolérer certaines de ses réactions ou comportements. Et lorsqu’on se remet à le complimenter sur différentes petites choses : son habillement, sa coiffure, ses derniers achats, etc., plus on se met en piste vers de plus grands compliments : ses choix d’amitiés, ses options scolaires, son choix d’orientation, son choix d’appartement et tous ses grands engagements qu’il n’hésitera jamais à vous partager s’il sait profondément qu’à chaque fois, vous savez l’encourager.

Le sentiment d’efficacité personnelle chez l’adulte

Modifier ce sentiment relève de l’éducation et de la thérapie. Développer ce sentiment de compétence peut améliorer les chances de réussir, augmenter la confiance en soi, et le goût de s’attaquer à de nouveaux projets. Le sentiment de compétence est donc une variable particulièrement importante du fonctionnement humain. Il est un facteur clé de la motivation à apprendre, tant au plan académique que professionnel. Il conditionne aussi les états affectifs face aux défis de la vie quotidienne, sociale, professionnelle. Lorsqu’on n’a pas reçu l’aide nécessaire pour le développer étant plus jeune, il n’est pas trop tard pour s’y mettre. Transformer ses croyances, c’est tout à fait possible et même nécessaire à une vie satisfaisante et épanouie. Et comme ça fait toujours beaucoup de bien de prendre soin de soi, n’hésitez pas à transformer tout ce qui limite vos possibilités de réussir.

Références

Bouffard, Thérèse, La clé de la motivation scolaire, Télé Québec, 2011
https://www.youtube.com/watch?v=FsXtXkBJzIA

Dionne, Marie-Sylvie (2011). Le défi d’orientation : guide du parent zen, Éditions Parachute Carrière.
http://parachutecarriere.com/librairie-en-ligne/le-defi-dorientation-guide-du-parent-zen/

musique

Travailler en musique?

musique35 ans après l’arrivée du premier «Walkman», les travailleurs d’aujourd’hui ont la possibilité de se couper complètement de leur milieu de travail (et de leurs collègues) avec un simple casque d’écoute. Qu’en est-il des effets de la musique sur la productivité et l’ambiance au travail?

Les effets de la musique

Dans certains bureaux, tout le monde porte un casque d’écoute et s’anime les oreilles avec la musique de son choix. Dans d’autres, on préfère ouvrir la radio et synthoniser « Ma musique au travail » à la station Rouge FM. Quelle est la meilleure solution?

Pour Debbie Carroll, musicothérapeute et professeur au département de musique de l’UQAM, écouter de la musique est devenu un geste quotidien, et comme celle-ci fait « la promotion d’un état positif, il est donc logique d’en écouter au travail, dit-elle, surtout si cela amène la détente et la relaxation. »

Cela ne saurait être vrai pour la totalité des travailleurs. Plus détendus ou relaxés n’est pas une réalité partagée par tous en présence de musique, explique Mme Carroll, « certains ne peuvent pas en écouter en travaillant. Comme la musique est un autre langage, pour eux, il peut être difficile de travailler, même avec un fond musical ».

Pour les autres, « il est certain qu’elle va amener une plus grande productivité, car la musique permet une meilleure motivation et concentration. », souligne Debbie Carroll.

Mais quelle musique?

La musicothérapeute croit que les patrons et décideurs doivent permettre à leurs employés d’entendre leurs airs préférés, et même, de les laisser choisir lesquels. Question de bonne entente et de productivité, croit Mme Carroll.

« Ce qui est dérangeant, c’est une musique de fond, centralisée, qui n’est pas contrôlée par le travailleur. C’est contre-indiqué pour la productivité, ajoute-t-elle. Les recherches démontrent plutôt qu’il est préférable que chacun puisse choisir la musique qu’il écoute sur son lieu de travail ».

Exit donc, les compilations mielleuses spécialement conçues pour les après-midi au bureau, et vive la diversité dans les choix musicaux et le libre arbitre. De plus, il serait faux de croire qu’un style de musique en particulier, le classique ou le jazz par exemple, aurait de meilleurs résultats sur la productivité, ajoute Debbie Carroll.

Isolement contrôlé

Mais qu’arrive-t-il si tout le monde est branché sur sa musique dans son coin? Le choix de s’isoler avec sa musique, écouteurs aux oreilles, et concentration au maximum, doit être fait pour des raisons valables, et ne doit pas couper complètement le travailleur de son environnement. Du moins, pas pour la totalité des heures travaillées. Des périodes alternées d’écoute, casque sur les oreilles, et de participation à l’ambiance de son lieu de travail est la meilleure cohabitation possible.

Debbie Carroll croit que certains mandats sont aussi propices à une écoute collective de musique : «Au-delà des moments de travail individuel, et surtout lorsqu’il s’agit d’une collaboration, il peut être positif d’écouter de la musique en équipe ». Il faut simplement s’assurer que nos collègues partagent un tant soit peu nos goûts musicaux!

La musique, si elle peut permettre de se retirer pour être plus productif, peut aussi rassembler et unifier les forces de collègues en mal de sentiment d’appartenance.

Votre équipe a-t-elle une chanson fétiche?

travail d'équipe

Travail d’équipe : les secrets des bons coéquipiers

travail d'équipeVous connaissez peut-être déjà des collègues avec qui il fait bon faire du travail d’équipe. Et d’autres avec qui c’est l’horreur. Savez-vous comment vous vous classez auprès de vos collègues ?

Voici 5 trucs pour améliorer le travail d’équipe et devenir le meilleur coéquipier qui soit.

1. Travailler pour l’équipe

Quand on on doit faire du travail d’équipe, on ne doit pas que travailler en équipe, mais travailler pour l’équipe. On oublie nos objectifs personnels : toutes nos actions et notre ambition doivent être dirigées vers l’objectif commun. On gagne ensemble ou on échoue ensemble ! Les bons joueurs d’équipe ne laissent aucune place au blâme ou au « pétage de bretelles ».

2. Inspirer la performance

Rien de plus démotivant que de se retrouver à faire un travail d’équipe où on a l’impression que personne ne fait de son mieux. Lorsque les coéquipiers traînent comme des boulets, c’est drôlement tentant de travailler aussi à reculons en faisant le strict minimum au lieu de compenser le manque d’énergie de l’équipe. Mauvais réflexe ! Les bons joueurs d’équipe vont plutôt redoubler d’ardeur. La motivation est contagieuse, et la performance inspire la performance. Soyez le coéquipier qui dirige l’ambition de l’équipe dans la bonne direction.

3. Communiquer positivement

« Révise tel paragraphe. » « Tu aurais dû faire… » « Il faudrait plutôt… » Quand on galère pour livrer un projet à temps, on peut être tenté d’utiliser les raccourcis et de ne communiquer que le négatif qui demande une attention immédiate. Au diable la dentelle! Or, les bons joueurs d’équipe mettent d’abord l’emphase sur le positif dans leurs interactions avec leurs coéquipiers : j’aime ce passage, bravo pour tel exposé, etc. L’ambiance de l’équipe s’en voit grandement améliorée, et les collègues, plus motivés. Selon le blogue de l’auteur et consultant Jon Gordon, cette façon de faire aurait même un effet direct sur la performance des équipes qui communiquent davantage le positif que le négatif. La recette ? Trois pour un : on donne trois commentaires positifs pour chaque commentaire négatif.

4. Faire confiance

Vouloir tout faire et tout contrôler peut être tentant quand on tient particulièrement à ce que le résultat du travail d’équipe soit im-pec-ca-ble. Ce dévouement sera certainement apprécié par les collègues, non ? Non. Notre élan de motivation lance plutôt ce message : je suis meilleur que toi et je ne te fais pas confiance. Or, un bon joueur d’équipe fait confiance à ses collègues et croit en leur valeur. Si ce n’est pas le cas, apprenez à connaître vos coéquipiers et développez une relation professionnelle solide. La confiance suivra. Et si elle ne suit pas ? Certains coéquipiers sont peut-être moins « dignes de confiance ». En les connaissant mieux, vous pouvez tout de même les guider dans des rôles dans lesquels vous avez confiance qu’ils excelleront.

5. Être organisé

Quand on travaille en solo, on peut se permettre de travailler en suivant notre propre rythme et nos méthodes personnelles. Mais lors de travail d’équipe, on doit suivre le groupe : son horaire, sa méthodologie, sa logistique, etc. On ne peut pas être un bon joueur d’équipe si on ne suit pas les règlements. Si on pense que notre méthode est meilleure, à nous de coacher nos coéquipiers pour qu’ils aient envie d’adopter notre tactique de travail. Un bon joueur d’équipe doit être un facilitateur.

 

Et vous, quel genre de coéquipier êtes-vous lors de travail d’équipe?

réduction du stress

La réduction du stress en utilisant ses forces

réduction du stressUn sondage Gallup mené en 2012 auprès de plus de 5 000 Américains a révélé qu’un peu plus de la moitié de ceux qui mettent à profit leurs forces personnelles (c’est-à-dire ce en quoi ils sont les plus aptes) moins de trois heures par jour sont plus stressés.

Le taux de réduction du stress diminue à près de 20 % lorsque ces personnes les utilisent pendant plus de 10 heures par jour. Un facteur à ne pas négliger quand on pense à tout ce que le stress peut engendrer comme conséquences. Voici quelques sources fréquentes de stress qui pourraient être améliorées grâce à une meilleure utilisation de ses forces et de ses habiletés.

1. Manque d’énergie

La surcharge serait la plus grande source de stress au travail selon une étude de Statistique Canada de 2006. Or, le sondage Gallup montre que plus les travailleurs ont l’impression de mettre leurs forces au profit de leur travail, plus ils ont l’énergie et la motivation pour accomplir toutes leurs tâches.

2. Irritabilité

Le sentiment d’irritabilité découle bien souvent du fait qu’on n’a pas l’impression d’avoir accompli tout ce que l’on voudrait durant sa journée ou de n’avoir « servi à rien ». Quelques heures d’utilisation de ses forces (par exemple, un talent pour l’organisation du temps ou une aptitude pour la compréhension de textes juridiques) suffiraient pour changer son humeur, réduire ses sentiments négatifs, aider à la réduction du stress et rire davantage.

3. Démotivation

L’utilisation de ses forces est souvent associé au sentiment d’accomplissement. Le fait de s’investir en profondeur dans une activité parce qu’on sait qu’on peut y mettre « du sien », c’est-à-dire contribuer à un projet grâce à des talents ou des aptitudes qui vont au-delà de notre champ de compétences, joue pour beaucoup sur la motivation au travail. Ainsi, aider ses employés à trouver un sens dans ce qu’ils accomplissent peut rapporter gros. Les données recueillies par Gallup démontrent que les employés qui apprennent à user de leurs forces sont près de 8 % plus productifs.

4. Sentiment de perdre son temps

Lorsqu’on ne se sent pas « du bon côté de ses forces », on est beaucoup plus conscient du temps qui passe. L’ennui nous guette et on a alors l’impression de « faire du temps » jusqu’à la fin de sa journée de travail pour aller chercher ce sentiment d’accomplissement à l’extérieur du bureau. Un peu comme pour le plaisir, le temps passe beaucoup plus vite lorsque toutes nos aptitudes s’épanouissent au travail et trouvent leur utilité. Et lorsqu’on ne voit pas le temps passer, on n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort et d’angoisser sur son avenir !

La réduction du stress : un avantage pour tous!

Comme toute autre aptitude au travail, la connaissance de ses forces et leur utilisation sur une base quotidienne peuvent faire l’objet d’amélioration constante. Les employeurs ont ainsi tout avantage à utiliser les forces de leurs employés à bon escient pour gagner en productivité et en réduction du stress !