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La cote R

bigstock-creative-splash-pencil-with-sc-43965025LowrezAu secondaire, lorsqu’un élève effectue une demande d’admission dans un cégep, c’est sa moyenne générale du secondaire qui sera généralement évaluée lors du processus de recrutement au collégial. Quelques années plus tard, si l’étudiant souhaite poursuivre des études universitaires à la fin de ses études collégiales, son admission sera considérée sur une autre base que la moyenne générale : c’est la cote R qui sera évaluée. De nombreux étudiants admettent que la cote R, comparativement à la moyenne générale au secondaire, est une base d’admission beaucoup plus difficile à comprendre et donc, à contrôler puisqu’elle ne dépend pas uniquement de la performance académique de l’étudiant, mais également de la force de son groupe.  Une cote R est attribuée à tous les cours suivis par l’étudiant pour ensuite en retirer une cote finale qui est déterminée par la moyenne de chaque cours. Les pondérations de la cote R varient entre 20 et 35. Plus la cote est élevée, meilleures sont les chances de l’étudiant d’accéder à des programmes universitaires contingentés. Pour bien comprendre le fonctionnement de la cote R, il faut connaitre son prédécesseur, la cote Z qui compare la note de l’étudiant à la moyenne de son groupe.

Comprendre la cote Z pour mieux comprendre la cote R

Afin de mieux vous permettre de saisir le principe de la cote Z, j’utiliserais l’exemple de deux étudiants qui souhaitent intégrer un programme universitaire similaire. Éliane et Olivier ont tous les deux 85% dans leur cours de chimie. Ils suivent leur cours respectif dans deux groupes différents et n’ont pas le même enseignant. Il s’avère que le professeur d’Éliane a la réputation d’être particulièrement sévère lors de la correction de ses examens et la moyenne de classe est de 70%. Le professeur d’Olivier, quant à lui, fait preuve d’une plus grande souplesse dans ses évaluations, la moyenne de sa classe est de 83% aux examens finaux, car les élèves ont naturellement une plus grande facilité à réussir dans son groupe. Si nous nous arrêtions uniquement à la cote Z, ces deux étudiants, qui ont les mêmes résultats aux examens auraient des pondérations différentes, la cote d’Éliane serait plus élevée que celle d’Olivier. Comme bien des étudiants au cégep, les deux amis pourraient se sentir perplexes en comparant leurs résultats académiques.

La cote Z et le principe du mouton noir académique

Cette différence s’explique par le fait que le calcul de la cote Z accorde une place importante au groupe dans lequel l’élève se situe. La note de chaque étudiant est comparée à la moyenne des résultats du groupe. Plus la note de l’étudiant est forte par rapport à un groupe faible, plus il aura de chance d’obtenir une cote élevée puisque la personne se démarque du lot. C’est pourquoi Éliane a obtenu une cote plus élevée. Avec un résultat de 85%, elle s’est démarquée d’un groupe dont la moyenne était de 70%. Nous parlons tout de même d’un écart de 15 points de plus que l’ensemble de ses collègues! Ça, c’est du mouton noir! Malheureusement, Olivier, quant à lui, doit composer avec une cote beaucoup plus faible qu’Éliane. Bien qu’il ait également eu 85%, il devient difficile de se démarquer dans un groupe dont la moyenne est 83% (seulement 2% d’écart).

L’indice de force du groupe pour équilibrer le tout

Comme vous l’avez constaté, la cote Z peut créer certaines injustices et ne démontre pas les résultats des étudiants de façon équitable. Avec un tel calcul, il était difficile pour les universités de savoir si la cote d’un groupe fort était réellement due au fait que les étudiants étaient plus performants ou uniquement parce que le professeur était clément lors des corrections. C’est pourquoi les établissements d’enseignement ont décidé d’ajouter un calcul supplémentaire permettant de confectionner la fameuse cote R : l’indice de force du groupe. L’indice de force du groupe tient compte de tous les résultats que les élèves du groupe donné ont obtenus lorsqu’ils étaient en quatrième et cinquième secondaire. Si les élèves ont eu de faibles résultats au secondaire, l’indice de force du groupe sera faible. S’ils ont, en moyenne, obtenus de bons résultats, l’indice sera plus élevé. Cet indice vise à permettre aux étudiants ayant de bons résultats scolaires et qui sont dans des groupes forts, comme Olivier, de parvenir à se démarquer des autres de façon plus juste puisque ce sont les résultats antérieurs qui sont considérés lors de l’évaluation avec d’éviter tout biais relatif au professeur.

Des situations comme celle d’Olivier se présentaient souvent autrefois. C’était bien dommage, car les élèves forts dans des groupes forts n’étaient pas considérés comme il se doit et il était difficile de déterminer si cette force venait du professeur ou réellement du labeur des étudiants.

Afin d’éviter toute erreur ou biais relatif à l’enseignant, les cégeps ont donc choisi de considérer l’ensemble des résultats que les étudiants ont acquis en quatrième et cinquième secondaire pour en faire une moyenne X. Les étudiants du groupe ont beau avoir de bons résultats, s’ils avaient des notes faibles au secondaire, la cote baissera pour permettre aux meilleurs étudiants de se démarquer plus facilement.

Ce n’est donc plus uniquement la sévérité du professeur qui est en cause, mais les élèves eux-mêmes devant la moyenne de leurs propres résultats. Les calculs deviennent donc beaucoup plus équitables, car l’indice de force du groupe permet de démontrer le niveau de difficulté de se démarquer du groupe et d’ajuster la cote R en conséquence de celui-ci.

Comment faire pour augmenter sa cote R?

Il n’y a pas de secret ou de recette magique : il faut mettre les efforts qu’il faut afin que les résultats que l’on obtient nous permettent de nous démarquer du lot.

Comment savoir si ma cote R est suffisante pour accéder au programme universitaire qui m’intéresse?

Chaque établissement d’enseignement met en ligne les conditions requises pour accéder à ses programmes. Vous pourrez donc y trouver la cote R nécessaire pour y accéder. Vous pouvez aussi faire une recherche sur le site : Cote R où la cote R minimale pour une multitude de programmes dans les différentes universités québécoises est présentée.

Besoin de plus d’information sur le calcul de la cote R?

Le vidéo suivant saura vous éclairer : Info Cote R

Cote R

La cote R

Extrait de l’ouvrage : Le défi d’orientation, guide du parent zen

Cote RLa cote R, aussi appelée cote de rendement au collégial (CRC) est la méthode statistique utilisée pour mesurer équitablement l’excellence du dossier scolaire des étudiants lors de la sélection de candidats. Source d’inquiétudes pour plusieurs étudiants qui débutent leurs études collégiales, il est essentiel de bien la comprendre et de la démystifier.

Pour la plupart des programmes universitaires, dès que l’étudiant rencontre les conditions d’admission énoncées, il est admis au programme. Cependant, certains programmes, comme médecine ou pharmacie, sont contingentés et les universités doivent procéder à une sélection parmi les candidats. Souvent, la cote R sera le premier critère de sélection utilisé et les candidats ayant les cotes R les plus élevés seront les premiers choisis. D’autres méthodes sont parfois utilisées telles qu’un test d’admission, une entrevue, un portfolio, des lettres de recommandation, etc. Jusqu’en 1995, c’était la cote Z qui était utilisée pour évaluer les dossiers des candidats. Cette cote comportait cependant certaines lacunes et c’est pourquoi la méthode a été modifiée en faveur de la cote R. Cette dernière vient apporter une autre dimension à l’évaluation du dossier et la rend plus équitable.

Le calcul de la cote R

Elle est calculée de la même façon dans tous les cégeps à partir de deux autres mesures statistiques : la cote Z et l’indice de force du groupe. Il est important de comprendre ces deux mesures afin de bien saisir le rôle de la cote R. La cote Z est l’un des éléments qui compose la cote R. De façon très sommaire, la cote Z sert à mesurer l’écart des résultats de l’étudiant par rapport à la moyenne et de mesurer l’étalement des notes des étudiants dans un groupe. Plus souvent l’étudiant se démarquera du groupe, plus haute sera sa cote Z.

On peut donc mesurer le rendement d’un étudiant dans son groupe avec cette mesure. Par contre, cette donnée ne permet pas de tenir compte de l’inégalité qu’il peut exister entre deux groupes, deux programmes, deux professeurs. Il est en effet plus facile de se démarquer dans un groupe faible que dans un groupe où tous les étudiants sont forts.

C’est pourquoi on a ajouté une autre variante, soit l’indice de force de groupe (IFG), qui est la deuxième mesure statistique qui compose la cote R. Cet ajout vise à tenir compte de la réalité qui fait que plus l’étudiant se retrouvera dans un groupe fort, plus il lui sera difficile de se démarquer du reste du groupe. On s’assure ainsi d’éviter qu’un étudiant se retrouvant dans un groupe faible et qui a d’excellents résultats soit avantagé par rapport à un étudiant avec d’excellents résultats dans un groupe où tous obtiennent d’excellents résultats. Cet indice de force du groupe est calculé par le MELS et tient compte des notes du secondaire de l’ensemble des étudiants du groupe. Ainsi, on combine la cote Z et l’indice de force du groupe pour calculer la cote R de chaque étudiant. La formule est la suivante: Cote R = (Cote Z + Indice de force de groupe + 5) x 5. Le chiffre 5 dans la formule est une constante. On l’a ajouté au calcul pour éviter d’obtenir des cotes R négatives. La cote R est calculée pour chacun des cours suivis par l’étudiant et on procède ensuite à une moyenne pondérée de toutes ses cotes R. Un cours qui a plus de crédits aura davantage de poids dans la cote R.

Il est impossible d’obtenir une cote R supérieure à 50. La plupart des cotes de rendement pour l’ensemble d’un dossier collégial se situent entre 15 et 35. Une cote R de plus de 40 est extrêmement rare :

• entre 32 et 35 (85 % à 90 %) : notes très supérieures à la moyenne
• entre 29,5 et 31,9 (80 % à 85 %) : notes supérieures à la moyenne
• entre 26 et 29,4 (75 % à 80 %) : notes au-dessus de la moyenne
• entre 20 et 25,9 (65 % à 75 %) : notes dans la moyenne

Les étudiants qui se préoccupent de leur cote R, veulent intégrer un programme contingenté à l’université ou encore obtenir des bourses d’entrée. Un programme contingenté est un programme populaire. C’est-à-dire, où les demandes d’admission sont très nombreuses. Cela n’indique pas son degré de difficulté.

Plusieurs élaborent des stratagèmes pour tenter de déjouer le calcul de la cote R. Pour dire vrai, la seule stratégie efficace consiste à mettre tous les efforts dans sa réussite scolaire. Aucun cégep ne permet plus qu’un autre d’obtenir une meilleure cote R. Les étudiants en sciences de la nature n’ont pas de meilleures chances d’avoir une cote R élevée qu’un étudiant en danse, par exemple. Bref, il n’y a pas de raccourci pour augmenter sa cote R, sinon d’y consacrer temps et effort.

Sur les sites internet des universités, on peut connaître la cote R du dernier candidat admis l’année précédente dans un programme donné. Cela permet d’évaluer la cote R nécessaire pour être admis dans le programme.

Mythe et réalités entourant la cote R

Mythe (1) : J’ai eu de mauvaises notes au secondaire. J’en serai désavantagé lors du calcul de ma cote R. Réalité : Les notes au secondaire n’influence pas beaucoup la cote R. Elles ne sont qu’utilisées pour calculer l’IFG et jouent un rôle très minime. Dans une classe de 35 étudiants, elles comptent pour 3%.

Mythe (2) : Il est plus facile d’obtenir une bonne cote R en sciences humaines qu’en sciences nature, car les notes fortes sont plus fréquentes en sciences humaines. Réalité : Si les notes élevées sont plus fréquentes dans un programme que dans un autre, il sera donc plus difficile de se démarquer de la masse et donc la cote Z sera plus faible. Il faut choisir en fonction de ses talents et habiletés et il sera ainsi plus facile de se démarquer et d’obtenir des notes supérieures à la moyenne. Il est prouvé que les effets combinés de la cote Z et de l’IFG se compensent. Seul le programme Sciences, lettres et arts, de même que le Baccalauréat international reçoivent une bonification de la cote R de 0,5. Il faut cependant faire attention à ne pas choisir ces programmes pour la simple bonification. Ils comportent des difficultés et des particularités que les autres programmes n’ont pas.

Mythe (3) : Mon professeur est beaucoup plus sévère que le professeur de l’autre classe… c’est injuste, ma cote R en sera affectée! Réalité : La cote R est calculée pour chacun des groupes individuellement, à moins qu’un même professeur enseigne à plusieurs groupes la même matière et qu’il soumet tous ses groupes aux mêmes évaluations.

Mythe (4) : J’ai coulé un cours lors de ma première session. Je vais traîner mon échec tout au long de mes études et je ne remonterai jamais ma cote R. Réalité : Les échecs n’ont pas le même poids dans la cote R que les cours réussis. De plus, les cours échoués lors de la première session comptent pour beaucoup moins que les échecs aux sessions subséquentes. Cependant, il importe de travailler fort dès la première session, car les échecs ne sont jamais effacés complètement, même si le cours est repris avec succès par la suite.

Mythe (5) : Le Collège Privé XYZ, très réputé, va bonifier ma cote R, par rapport au CEGEP de moins bonne réputation. Réalité : Aucune bonification n’est accordée pour l’établissement.

Mythe (6) : Je suis dans un groupe très fort. Je n’ai aucune chance d’obtenir une bonne cote R. Réalité : La force du groupe est prise en compte dans le calcul de la cote R. Il est prouvé que les effets combinés de la cote Z et de l’IFG se compensent.

Mythe (7) : Ma cote R n’est pas excellente. Je devrais abandonner l’espoir d’être admis à l’université. Réalité : Une excellente cote R n’est nécessaire que pour les programmes contingentés.

Liens:

CoteR.ca est un outil pour éviter à l’étudiant collégial la lourde tâche de naviguer à travers les sites des universités québécoises en quête de statistiques d’admission.