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Choix de cours au secondaire

L’importance des choix de cours au secondaire

Faire un choix de coursLes choix de cours au secondaire représentent une étape importante du cheminement académique de l’élève et doivent être sélectionnés avec considération. Il peut cependant sembler ardu, autant pour le parent que pour l’élève, de déterminer avec exactitude quel est le bon choix de cours à prendre pour débuter le deuxième cycle du secondaire. Ce passage peut être, pour la plupart des jeunes, une période d’apprentissages académiques, certes, mais également une période de questionnements où l’adolescent tente inconsciemment de développer son identité personnelle et professionnelle. Il est difficile de demander à un adolescent d’établir clairement une cible d’emploi ou un domaine de profession dans le seul but de sélectionner les choix de cours préalables à son futur domaine d’étude au collégial. Il est vrai que ces choix de cours permettent à l’élève d’obtenir les préalables nécessaires à son admission dans un programme du collégial. Cependant, ils visent surtout à développer les intérêts du jeune afin qu’il soit en mesure de faire un choix éclairé lorsqu’il arrivera en cinquième secondaire. Le choix d’un cheminement vise donc de permettre à l’élève d’explorer divers domaines et commencer, dès lors, à déterminer où il pourrait se percevoir dans une future profession.

Cultiver son jardin

Si les choix de cours du secondaire sont d’une importance capitale pour débuter l’exploration des champs d’intérêts de l’élève, sachez que celle-ci ne commence pas uniquement sur les bancs d’école. Elle se forge dès le plus jeune âge, au fil des expériences et des apprentissages. Il existe de nombreuses façons d’aiguiser les intérêts de votre jeune en dehors de l’école afin qu’il se sente plus enclin à prendre une décision quant à ses choix de cours une fois qu’il sera en troisième secondaire. N’oubliez pas que les intérêts et l’ouverture pour un domaine peuvent être liés à la confiance qu’accorde un jeune en ses capacités de réussir. Cette confiance se forge souvent à partir d’expérimentations, d’expériences agréables et de petites réussites. Ainsi, en découvrant et en expérimentant, le jeune peut développer des intérêts variés tout comme son sentiment d’être en mesure d’atteindre les objectifs fixés.

L’importance de la connaissance de soi

Vous pouvez apprendre à connaitre votre jeune pendant qu’il apprend lui-même à se connaitre. S’il a, sans contredit, des intérêts à son âge, il n’est pas exclu qu’il puisse en développer d’autres. Pour encourager son ouverture aux différentes possibilités, vous pouvez explorer les diverses avenues qui s’offrent à lui en faisant des sorties simples et peu coûteuses qui pourraient favoriser ou non le développement de nouveaux centres d’intérêt pour des domaines particuliers. Par exemple, pourquoi ne pas explorer avec lui le Biodôme, le Cosmodôme, le Jardin botanique, des musées d’arts, l’encourager à s’impliquer dans sa communauté ou à faire des activités sportives? Faites-le participer aux activités quotidiennes, la cuisine, les rénovations, le jardinage, le ménage. Il pourra de lui-même élargir son savoir-faire dans la vie de tous les jours, tout en cultivant ses champs d’intérêt. Vous pouvez aussi lui présenter des revues scientifiques, l’encourager à regarder des documentaires ou l’inscrire à des activités culturelles. Ces expériences seront bénéfiques à son jardin, mais également lorsqu’il aura à présenter son savoir-faire aux employeurs, par le biais de son curriculum vitae.

 Pour s’ouvrir le plus de portes…

Certaines personnes tendent à croire qu’il est préférable de privilégier le domaine des sciences dans les choix de cours afin de s’assurer d’un plus grand nombre de possibilités de programmes au collégial. Cependant faites attention, s’il est vrai que certains choix de cours ouvrent un grand nombre de portes comparativement à d’autres, il faut aussi prendre en considération la motivation et la capacité de votre jeune à exceller dans ces domaines particuliers. La passation du cours ne détermine pas uniquement l’admission à un programme d’étude donné puisque la plupart des cégeps compareront les moyennes générales du secondaire. Or, il est nécessaire, avant d’encourager votre enfant à s’inscrire à un choix de cours, de valider ses intérêts pour celui-ci ainsi que sa motivation quant à la charge de travail qu’il peut encourir. Un grand nombre de jeunes s’épanouissent davantage lorsqu’ils sont dans des conditions propices à l’apprentissage et congruentes à leurs champs d’intérêt.

Il n’est jamais trop tard

Sachez qu’il n’est jamais trop tard pour entamer un nouveau parcours si les préalables demandés pour un programme X ne sont pas complétés lors de la demande d’admission du 1er mars. De nombreux cégeps offrent plusieurs profils d’études qui donnent la possibilité de compléter les préalables désirés tout en commençant certains cours du collégial. De plus, les centres d’éducation aux adultes sont des endroits forts intéressants pour compléter des cours manquants puisqu’ils permettent à l’étudiant de progresser à son rythme et de façon autonome. Certains établissements offrent finalement la possibilité de suivre ces différents cours à distance, pour que l’élève puisse adapter ses études à son style de vie.  Différentes avenues et parcours de formation sont possibles. Ce ne sont pas tous les parcours qui exigent les préalables similaires. Par exemple, il n’est pas nécessaire d’obtenir tous les préalables requis en sciences pour travailler dans le domaine de la santé. Plusieurs programmes collégiaux offrent des alternatives très intéressantes pouvant mener à des carrières palpitantes. Des techniques au collégial offrent donc des études stimulantes sans exiger l’obtention de tous les cours de sciences et mathématiques du secondaire.

Des outils pour les parents

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Sachez que vous et votre jeune avez des ressources à votre disposition pour répondre à vos interrogations. D’une part, le conseiller d’orientation de votre établissement scolaire est bien placé pour vous fournir des renseignements utiles. Votre jeune peut le rencontrer par lui-même à son école ou bénéficier de services privés en consultant le site de l’Ordre des Conseillers et Conseillères d’Orientation du Québec

Ensuite, plusieurs sites internet sont conçus pour venir en aide aux parents afin qu’ils puissent se renseigner sur le fonctionnement des choix de cours au secondaire, dont Choix avenir parents

Si ces ressources peuvent s’avérer des plus efficaces, votre rôle en tant que parent demeure crucial puisqu’il influence directement le comportement académique votre jeune. Pour adopter une attitude aidante, vous pouvez encourager votre adolescent à demeurer ouvert aux différents domaines de profession qui l’entoure tout en étant présent dans son processus d’exploration. L’attitude du parent face à cette démarche peut se refléter sur la perception qu’aura le jeune des différentes options de choix de cours s’offrant à lui. Souvenez-vous que, bien qu’il soit primordial de considérer cette étape avec sérieux, il n’y a aucune urgence à établir un choix professionnel. Les intérêts et projets de votre adolescent pourront s’accroître au fil du temps et des expériences qu’il vivra à l’école et à l’extérieur de l’école.

problèmes intergénérationnels

Comment éviter les problèmes intergénérationnels dans l’entreprise

problèmes intergénérationnels

Comment éviter les problèmes intergénérationnels dans l’entreprise? La question est d’actualité avec d’une part, des jeunes de la génération Y que les managers ont parfois peine à comprendre. De l’autre, des seniors qui non seulement nécessiteraient des attentions particulières, mais doivent en plus parfois cohabiter avec les premiers. Une équation pas toujours aisée à résoudre.

Ne pas avoir peur de la « génération Y »

Première peur d’un manager prenant la responsabilité d’une équipe comptant des juniors : celle de leur « non investissement ». Or, la peur est mauvaise conseillère, elle peut l’inciter à adopter un comportement managérial très directif, voire agressif (« c’est comme çà et pas autrement ») qui risque de tendre les relations avec l’ensemble de l’équipe. Considérer leurs forces potentielles, leurs atouts, avant leurs « faiblesses » et adapter son mode de management en fonction de cette nouvelle donne est pourtant une condition sine qua non de réussite.

Adopter des modes de management adaptés afin de contrer les problèmes intergénérationnels

Les jeunes, à défaut d’être motivés sur le long terme, peuvent montrer une implication très forte, à condition d’y trouver de l’intérêt. Il faut leur proposer une relation gagnant/gagnant et surtout considérer la manière dont peut se déclencher un sentiment d’appartenance. N’oublions pas qu’ils fonctionnent de manière clanique. On peut mettre en avant les règles et valeurs de l’entreprise, ou les éléments qui la symbolisent : sécurité, respect, culture produit, savoir-faire… – ce qui forge une identité -, et trouver quelqu’un qui leur “montre la voie”.

Veiller à l’équité intergénérationnelle, clé de l’efficacité des équipes

Les problèmes intergénérationnels, au-delà de questions de valeurs ou d’attachement à l’entreprise, peuvent aussi être créés par un problème d’égalité de traitement par l’entreprise. Lorsque les plus anciens constatent que ce sont les plus jeunes qui bénéficient de primes, d’augmentations, de formations et de promotions, ils se sentent en ‘’ sous-équité ‘’. Quand les plus jeunes considèrent que les plus âgés sont mieux rémunérés sans être plus productifs ou occupent à leur détriment les meilleures places dans l’entreprise, ils se sentent également en situation de sous-équité. Ces sentiments entraînent des problèmes intergénérationnels dangereux pour l’efficacité de l’équipe.

Éviter la concurrence

Répartir les fonctions et les missions en considérant l’âge et l’expérience des salariés pour éviter les problèmes intergénérationnels et la sensation de concurrence est la voie choisie par des managers qui veillent à garder l’équilibre. « Lorsque j’étais manager, à quarante ans, j’avais une équipe composée de commerciaux, dont l’âge allait de 24 ans à 45 ans. J’ai défini des objectifs et des rôles différents selon les profils. Par exemple, le ‘’ senior ‘’ était plus impliqué dans du relationnel commercial avec les grands comptes. Il avait pour rôle de pérenniser la relation client et de travailler sur de gros projets stratégiques. Il rassurait le client. Le junior avait lui une fonction de « chasse » et d’extension commerciale. J’étais beaucoup plus en coaching et en animation avec eux. » (François Humbert, spécialisé dans le recrutement des seniors).

Les seniors comme piliers

Face à « l’infidélité » tant regrettée des jeunes, les seniors peuvent également jouer un rôle de soutien. « Un de mes clients avait un souci de turn-over important (plus de 30 %), témoigne encore François Humbert. Son problème venait du fait qu’il embauchait des jeunes de deux ans d’expérience, et qu’au bout de deux ou trois ans, ils quittaient la société par manque d’évolution de carrière et de salaire. En embauchant des seniors, de plus de 45 ans, il a créé des « piliers » permettant de solidifier la structure des équipes et stabilisé son équipe. Le senior n’est plus carriériste, et souhaite travailler pendant dix ans de manière stable. Il est l’un des fondations de l’entreprise. »

Comment éviter les problèmes intergénérationnels dans l’entreprise, originalement paru sur le blogue oserchanger.com

Inspiré de larges extraits de l’article Manager des juniors et/ou des seniors paru sur le site pourseformer.fr.