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Réussir un parcours scolaire ou professionnel : les croyances qui conditionnent nos chances de succès

 

réussirLes travaux remarquables de Thérèse Bouffard, chercheure au département de psychologie de l’UQAM, montrent que les élèvent qui croient en leur capacité de réussir sont en fait ceux qui réussissent. Ses recherches démontrent qu’il est possible que deux élèves ayant la même capacité intellectuelle et la même facilité naturelle à apprendre aient des expériences scolaires très différentes. Le premier échouera à ses cours et finira par abandonner l’école parce qu’il n’a pas confiance en sa capacité de réussir. Le second, qui au contraire croit en sa capacité de réussir, poursuivra ses études avec succès. Mieux encore, un élève peu doué, mais plein de confiance en ses capacités pourra mieux réussir qu’un élève ayant plus de capacités intellectuelles, mais dépourvu de cette confiance.

Le sentiment d’efficacité personnelle ou sentiment de compétence

Le sentiment d’efficacité personnelle réfère à la façon dont une personne évalue sa capacité à effectuer avec succès ses tâches et ses apprentissages. Il peut s’agir de tâches scolaires bien sûr, mais aussi de toute autre tâche ou apprentissage : domestique, récréative, sociale, professionnelle. Lorsque je rencontre quelqu’un motivé par un objectif, il démontre de l’enthousiasme, car il est convaincu de réussir s’il entreprend les actions requises. Au contraire, une personne qui se croit incapable ou qui doute de sa capacité à atteindre une cible perd rapidement de l’intérêt envers l’objectif. Elle se met alors à la recherche d’un nouveau but, puis d’un autre encore, jusqu’à ce qu’elle puisse associer à l’objectif une dimension atteignable, même si dans les faits, elle a tout ce qu’il faut pour réussir.

Croyances et chances de réussir

Le sentiment d’efficacité personnelle est un fondement de la motivation. Et celle-ci est un vrai gage de réussite, peu importe les capacités réelles d’une personne. En fait, la motivation est fondée sur le sentiment que l’on a de sa compétence. Une personne qui se sent compétente est habitée de pensées nourrissantes en lien avec la tâche ou l’action visée. Ces pensées-sentiments forment une croyance, un ancrage positif qui conduisent à un lot de résultats positifs envers les tâches à accomplir. Au contraire, si les pensées-sentiments sont nourries par le doute ou le dénigrement, cette croyance engendrera son lot de résistances et de répercussions improductives. La motivation est donc le résultat de « pensées-sentiments », sans lien nécessaire avec les capacités connues ou réelles. Ainsi, parmi ceux qui vont réussir, nombreux sont ceux qui se croient meilleurs qu’ils ne le sont.

Étude sur les décrocheurs

Selon les travaux de madame Bouffard, les décrocheurs scolaires seraient donc surtout ceux qui croient que, quels que soient leurs efforts, ils ne pourront jamais réussir à l’école. Personne n’est venu au monde avec le sentiment de sa propre compétence et de sa capacité à réussir. On l’apprend des autres, particulièrement de nos parents et de nos professeurs ou entraîneurs. Par exemple, lorsqu’on complimente nos jeunes pour leurs réussites, ils apprennent qu’il leur est possible d’atteindre les objectifs qu’ils se donnent. Souvent, comme parent, on a le compliment facile dans la petite enfance alors que les apprentissages et les chances de réussir sont très observables, quantifiables, successifs et évolutifs. Bravo pour avoir bien lavé tes mains! Pour avoir bien mangé! Félicitations, tu as réussi tout seul à vélo! Et ainsi de suite… Dans la petite enfance, il y a eu une variété de moments remplis de bravos.

Arroser l’adolescence avec des renforcements positifs

Arrivé à l’adolescence, il est facile comme parent, de tomber dans le piège qui consiste à arroser les mauvaises herbes au lieu des fleurs. Néanmoins, les exclamations suivantes demeurent encore de mise et surtout, toujours efficaces : Je suis fière de toi! C’est vraiment bien. Ça me rend heureuse. Je savais que tu allais réussir! Tu as fait un travail excellent. C’est toute une amélioration! À te regarder faire, ça semble facile! Tu apprends vite! C’est mieux que jamais! Merci de ne pas avoir oublié! Félicitations!

Rester présent, confiant et… encourageant

L’énergie du jeune à l’adolescence, cumulé à la variation dynamique des taux d’hormones, peuvent parfois refroidir certains parents. Ceci peut conduire à ignorer les fois où il va réussir ou les considérer comme allant de soi. Le moindre petit échec est, au contraire, facilement réprimandé. Je crois sincèrement que plus on est informé sur la réalité de cette tranche de vie importante de notre jeune, plus on arrive à mieux tolérer certaines de ses réactions ou comportements. Et lorsqu’on se remet à le complimenter sur différentes petites choses : son habillement, sa coiffure, ses derniers achats, etc., plus on se met en piste vers de plus grands compliments : ses choix d’amitiés, ses options scolaires, son choix d’orientation, son choix d’appartement et tous ses grands engagements qu’il n’hésitera jamais à vous partager s’il sait profondément qu’à chaque fois, vous savez l’encourager.

Le sentiment d’efficacité personnelle chez l’adulte

Modifier ce sentiment relève de l’éducation et de la thérapie. Développer ce sentiment de compétence peut améliorer les chances de réussir, augmenter la confiance en soi, et le goût de s’attaquer à de nouveaux projets. Le sentiment de compétence est donc une variable particulièrement importante du fonctionnement humain. Il est un facteur clé de la motivation à apprendre, tant au plan académique que professionnel. Il conditionne aussi les états affectifs face aux défis de la vie quotidienne, sociale, professionnelle. Lorsqu’on n’a pas reçu l’aide nécessaire pour le développer étant plus jeune, il n’est pas trop tard pour s’y mettre. Transformer ses croyances, c’est tout à fait possible et même nécessaire à une vie satisfaisante et épanouie. Et comme ça fait toujours beaucoup de bien de prendre soin de soi, n’hésitez pas à transformer tout ce qui limite vos possibilités de réussir.

Références

Bouffard, Thérèse, La clé de la motivation scolaire, Télé Québec, 2011
https://www.youtube.com/watch?v=FsXtXkBJzIA

Dionne, Marie-Sylvie (2011). Le défi d’orientation : guide du parent zen, Éditions Parachute Carrière.
http://parachutecarriere.com/librairie-en-ligne/le-defi-dorientation-guide-du-parent-zen/

se fixer des objectifs

Se fixer des objectifs de recherche d’emploi en 5 étapes

Sans se fixer des objectifs d’emploi, il est parfois difficile de maintenir sa motivation ou d’arriver à des résultats satisfaisants lorsqu’il est question de recherche d’emploi. Dans mes interventions de groupe, j’utilise régulièrement la méthode SMART pour aider les gens à structurer leur réussite. Voici comment se fixer des objectifs :

Se fixer des objectifs SPÉCIFIQUE

se fixer des objectifsC’est-à-dire clair, net et précis. Par exemple, si vous êtes présentement en recherche d’emploi, vous aurez identifié clairement votre cible: préposé aux bénéficiaires, assistante dentaire, etc. Les milieux professionnels pour ces emplois sont assez bien définis. Ce n’est pas toujours le cas. Par exemple, si vous offrez vos services à titre de commis comptable, il sera avantageux d’identifier un ou deux secteurs d’activités où vous souhaiteriez plus spécifiquement offrir vos services (secteur de l’alimentation, secteur pharmaceutique, de l’industrie du plastique, etc.). Plus c’est précis, plus c’est atteignable.

Se fixer des objectifs MESURABLE

On doit pouvoir évaluer vos progrès d’une étape à l’autre. Ces évaluations sont encourageantes et permettent de garder confiance. Par exemple, lorsque vous avez ciblé votre territoire de recherche d’emploi et élaboré votre liste d’employeurs potentiels, vous progressez, car deux étapes importantes ont été franchies.

Se fixer des objectifs ACCESSIBLE

Il doit demeurer réalisable en fonction du temps que vous avez à lui consacrer et des moyens en votre possession pour l’atteindre. Un objectif doit être atteignable à court ou moyen terme. Se fixer des objectifs à long terme est souvent source de démotivation, à moins de les diviser par étapes de réalisation. À chaque jour, vous pouvez par exemple réaliser des sous-objectifs qui sont en lien avec un objectif à moyen terme.

Se fixer des objectifs RÉALISTE

Il doit vous outiller dans le but de concrétiser votre projet. Par exemple, vous avez déjà cinq ans d’expérience dans le domaine de la mode, donc vous possédez des connaissances pertinentes en lien avec un objectif d’emploi comme agent de commercialisation dans le secteur du vêtement.

Se fixer des objectifs TEMPORELLEMENT DÉFINI

C’est-à-dire, avoir un début et une fin, donc, une durée. Il importe de fixer un temps bien précis pour l’atteindre. Par exemple, vous vous êtes fixé trois mois pour vous réorienter sur le marché du travail. Vous avez même inscrit une date d’entrée en fonction sur votre calendrier.

Se fixer des objectifs

Ça vous aide à orienter, à préciser vos choix et vos actions. Cela vous permet de canaliser votre énergie au bon endroit et d’avoir également le sentiment de progresser vers l’atteinte d’un but. Le fait de pouvoir évaluer votre progression favorisera votre motivation et ajoutera un sentiment de fierté à votre quotidien.

Tout projet ou objectif nécessite une série d’étapes à franchir. La patience et la constance sont deux atouts importants, tandis que la motivation et le dynamisme vous permettront de dépasser vos limites. Concentrez-vous sur un maximum de deux ou trois objectifs à la fois et assurez-vous que ceux-ci vous stimulent, sans quoi vous auriez avantage à les revoir. Établissez ensuite un ordre de priorité. Revoyez-les régulièrement et ajustez-les au besoin. Inévitablement, vous aurez ainsi chassé l’ennui, le découragement et la routine de votre quotidien. Bienvenue nouveauté, succès et réussite!

Vous en savez maintenant un peu plus sur la façon SMART pour se fixer des objectifs!

Venez me rencontrer pour vous assurer d’être sur la bonne voie afin de se fixer les bons objectifs! 450.492.5050

http://fr.wikipedia.org/wiki/Objectifs_et_indicateurs_SMART

syndrome Oui-Non

Le syndrome Oui-Non

syndrome Oui-NonDans mon rôle de conseillère en développement de carrière, je me questionne souvent à propos de ce que j’appelle le syndrome oui-non. Je rencontre beaucoup de clients à la recherche d’aide pour améliorer leur situation professionnelle. La majorité affirme être très motivée à faire des changements dans leur vie. Règle générale, on évalue leur niveau de motivation à 8, 9 et même 10 points sur une échelle de 10. Donc, ils affichent une très grande ouverture au changement.

Cependant, dans les faits, à l’amorce d’un plan d’action, d’outils à utiliser et de comportements à transformer, le dynamisme se met à battre de l’aile. Bien sûr, je questionne à nouveau le degré de motivation de mes clients. Sans aucun doute, ils affirment que leur motivation est intacte. Ils sont toujours aussi motivés à prendre leur vie en main. Par contre, ils découvrent qu’ils n’ont pas envie de mettre les efforts, ni le temps nécessaire pour atteindre leurs objectifs.

Certaines personnes sont très disciplinées dans leur carrière, mais n’arrivent pas à faire les efforts pour prendre soin de leur santé ou de leur vie personnelle. D’autres mettent beaucoup d’énergie sur leur vie sociale et vivent énormément de succès sur ce plan, mais sont incapables de trouver un emploi leur permettant de bien vivre.

L’autosabotage est un ensemble d’attitudes et de comportements qui nous empêchent de faire ou d’obtenir ce que nous voulons et qui, inévitablement, sabotent notre réussite ou nos efforts de changement. Il est possible de transformer ces mécanismes d’autosabotage dans le cadre d’une démarche personnelle où l’on met l’accent sur la transformation des perceptions et croyances. Ce peut être un cheminement ardu, mais qui peut en valoir la peine.

Cependant, en parallèle à cette quête, il est possible de planifier de petites actions toutes simples en direction du but que vous souhaitez atteindre si la recherche d’un mieux-être professionnel est une réelle priorité pour vous. Si oui, il suffit alors de la mettre en haut de votre liste de priorités quotidiennes et de lui assigner un temps précis à partir d’une activité ou action concrète. Surtout, ne vous demandez pas si ça vous tente. Faites-le tout simplement. Lancez-vous de petits défis au quotidien. Un jour à la fois. Et petit train va loin.

N’hésitez surtout pas à solliciter l’aide de professionnels et même d’amis, de connaissances, de membres de la famille. Mieux on est entouré et plus le chemin est facile. Assurez-vous toutefois de choisir les bonnes personnes. Vous les retrouverez parmi ceux qui croient en vous et qui sont prêts à vous encourager.

En chemin, laissez-vous inspirer par ceci :

« La motivation vous sert de départ. L’habitude vous fait continuer. » Jim Ryun