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4 astuces incontournables face au stress

StressHabile ou pas à gérer le stress, il y a des moments où on doit utiliser des outils pour faire le vide face au stress.  Le stress et l’anxiété ont de grandes répercussions physiologiques : maux de ventre, insomnie, maux de tête, envie fréquentes d’uriner, mains moites, respiration rapide, etc.  Tous ces signes ou symptômes sont désagréables pour la plupart du temps.  Ils nous informent que quelque chose ne fonctionne pas. Le stress a son utilité, mais on doit s’assurer de le vivre adéquatement lors de situations inconfortables.  Voyons quelques astuces pour faire face au stress.

Devenir attentif à sa respiration

Aussi anodin que cela puisse paraître, la respiration peut grandement aider à gérer le stress.  Elle est même enseignée dans plusieurs situations comportant un niveau de stress élevé : accouchement, crise de panique, décharge émotionnelle, discours devant un grand groupe de gens, compétition sportive d’envergure, etc.  Cependant, pas besoin de se rendre si loin dans la situation stressante pour penser à bien respirer.  Lors d’une réunion d’équipe, lorsqu’une opinion vous fait réagir. En rencontre avec votre patron où vous n’êtes pas d’accord avec lui. Voilà des moments où respirer lentement et profondément au niveau abdominal (et non thoracique) vous aideront à coup sûr, aussi anodin que cela puisse paraître. Les bienfaits de la respiration sur le stress et le corps humain sont prouvés depuis des décennies, aussi bien les utiliser.

Se faire plaisir diminue le niveau de stress

On devient plus facilement stressé si on néglige de prioriser nos besoins.  Règle générale, on se laisse beaucoup trop facilement envahir par le travail, le sport des enfants, les études combinées au travail à temps partiel…  Peu importe l’activité qui vous plait, réservez-lui une plage horaire de choix à votre agenda.  Lire un livre, marcher dans les bois, pêcher, jouer à un jeu vidéo, écouter de la musique, méditer. Se faire plaisir diminue le niveau de stress (cortisol) et hausse notre taux d’endorphines (hormones du plaisir). Trop de travail, trop de courses, trop de tâches ménagères, trop de priorités aux enfants, mais rien pour nous. À ne penser qu’aux autres, on devient inévitablement plus stressé.  Les plages-horaires « pour soi » doivent être régulières, hebdomadaires, quotidiennes si possible. Plus on ressent les bénéfices de ces moments pour soi, plus il devient facile de  refuser toute invitation ou engagement qui mettrait en péril nos plaisirs.

Consulter en gestion du stress

Je suis persuadé que la majorité des nord-américains ont consulté à plusieurs reprises un médecin dans leur vie.  Je suis également persuadé que très peu ont consulté un professionnel de la santé mentale, psychologue ou travailleur social.  Pourtant, la santé psychologique est si fragile.  Il est important de se munir de bons outils en gestion du stress.  Certains psychologues en ont même fait leur spécialité.  Quelques rencontres, ponctuées de suivis mensuels feront certainement le travail. Les conseils d’une personne neutre, externe à notre milieu, seront sans doute judicieux et adaptés à vos besoins.

Communiquer ses sentiments

Notre facteur de stress est parfois associé à des personnes.  Les gens n’ont pas toujours conscience de l’effet que leurs comportements peuvent avoir sur nous.  En parlant au « je », il est facile de communiquer sans accuser.  Par exemple, on risque beaucoup moins de vous en vouloir si vous dites « Je me sens stressé » plutôt que « tu me stresses ». Il y a des risques que ça prenne une autre tournure que celle espérée, comme il est possible que cela diminue nettement votre niveau de stress. Si la personne est trop intimidante, il faut considérer en parler à une autre personne. Cette personne est votre patron?  Référez-vous alors au service des ressources humaines ou parlez de votre inconfort avec un collègue.  Dans l’éventualité où tout ça est impossible, peut-être est-il temps de reconsidérer votre place au sein de l’entreprise, car un climat stressant génère une dose importante de répercussions sur la santé. N’hésitez pas à consulter un professionnel de la carrière pour faire le point sur vos compétences.  Et plus encore, vous permettre d’explorer des milieux de travail où les conditions seront plus en accord avec vos besoins.

réduction du stress

La réduction du stress en utilisant ses forces

réduction du stressUn sondage Gallup mené en 2012 auprès de plus de 5 000 Américains a révélé qu’un peu plus de la moitié de ceux qui mettent à profit leurs forces personnelles (c’est-à-dire ce en quoi ils sont les plus aptes) moins de trois heures par jour sont plus stressés.

Le taux de réduction du stress diminue à près de 20 % lorsque ces personnes les utilisent pendant plus de 10 heures par jour. Un facteur à ne pas négliger quand on pense à tout ce que le stress peut engendrer comme conséquences. Voici quelques sources fréquentes de stress qui pourraient être améliorées grâce à une meilleure utilisation de ses forces et de ses habiletés.

1. Manque d’énergie

La surcharge serait la plus grande source de stress au travail selon une étude de Statistique Canada de 2006. Or, le sondage Gallup montre que plus les travailleurs ont l’impression de mettre leurs forces au profit de leur travail, plus ils ont l’énergie et la motivation pour accomplir toutes leurs tâches.

2. Irritabilité

Le sentiment d’irritabilité découle bien souvent du fait qu’on n’a pas l’impression d’avoir accompli tout ce que l’on voudrait durant sa journée ou de n’avoir « servi à rien ». Quelques heures d’utilisation de ses forces (par exemple, un talent pour l’organisation du temps ou une aptitude pour la compréhension de textes juridiques) suffiraient pour changer son humeur, réduire ses sentiments négatifs, aider à la réduction du stress et rire davantage.

3. Démotivation

L’utilisation de ses forces est souvent associé au sentiment d’accomplissement. Le fait de s’investir en profondeur dans une activité parce qu’on sait qu’on peut y mettre « du sien », c’est-à-dire contribuer à un projet grâce à des talents ou des aptitudes qui vont au-delà de notre champ de compétences, joue pour beaucoup sur la motivation au travail. Ainsi, aider ses employés à trouver un sens dans ce qu’ils accomplissent peut rapporter gros. Les données recueillies par Gallup démontrent que les employés qui apprennent à user de leurs forces sont près de 8 % plus productifs.

4. Sentiment de perdre son temps

Lorsqu’on ne se sent pas « du bon côté de ses forces », on est beaucoup plus conscient du temps qui passe. L’ennui nous guette et on a alors l’impression de « faire du temps » jusqu’à la fin de sa journée de travail pour aller chercher ce sentiment d’accomplissement à l’extérieur du bureau. Un peu comme pour le plaisir, le temps passe beaucoup plus vite lorsque toutes nos aptitudes s’épanouissent au travail et trouvent leur utilité. Et lorsqu’on ne voit pas le temps passer, on n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort et d’angoisser sur son avenir !

La réduction du stress : un avantage pour tous!

Comme toute autre aptitude au travail, la connaissance de ses forces et leur utilisation sur une base quotidienne peuvent faire l’objet d’amélioration constante. Les employeurs ont ainsi tout avantage à utiliser les forces de leurs employés à bon escient pour gagner en productivité et en réduction du stress !

stress au travail

Les conséquences du stress au travail

Les principales conséquences du stress au travail sont :

Conséquences directsstress au travail

  • Absences occasionnelles
  • Invalidité de courte durée
  • Invalidité de longue durée
  • Médicaments
  • Frais paramédicaux

 Conséquences indirects

  • Salaire des remplaçants
  • Frais de formation pour les remplaçants
  • Baisse de productivité
  • Augmentation du roulement de personnel
  • Présentéisme
  • Détérioration du climat de travail
  • Insatisfaction au travail
  • Heures supplémentaires

Efficacité organisationnelle :

Les conséquences du stress au travail ne se limitent donc pas à l’individu. Elles engendrent des coûts humains et organisationnels qui auront des conséquences à plus d’un niveau. L’impact du stress préoccupe de nombreux acteurs sociaux (médecins, psychologues, gestionnaires, représentants gouvernementaux) et les forcent à se pencher sur le phénomène afin d’identifier des solutions. Le problème du stress au travail crée une pression qui nuit considérablement à l’atteinte des objectifs financiers, à la concurrence des entreprises et à leur place active au sein de notre économie.

Les conséquences du stress au travail

Les entreprises qui interviennent sur les problématiques de stress au travail dans leur milieu, en collaboration avec les ressources humaines, constatent rapidement des résultats positifs sur l’efficacité organisationnelle. Certains signaux ne mentent pas pour identifier si nos ressources humaines présentent des problèmes de santé au travail. Une baisse de productivité injustifiée ou inexplicable est un indice important. Aussi, lorsque le taux de roulement de personnel est constant ou devient inhabituel, il est probablement temps de procéder à une évaluation, tant au plan organisationnel qu’individuel. Le temps investi à cet exercice engendre des retombées importantes au plan financier, organisationnel et humain.

détresse psychologique au travail

La prévention de la détresse psychologique au travail

Le stress devient négatif pour la santé individuelle et organisationnelle lorsque vécu de façon excessive, c’est-à-dire lorsqu’il dépasse la capacité d’un individu à y faire face. Pour gérer efficacement le stress au travail, il est nécessaire de connaître les principales sources de stress auxquelles les individus sont exposés.  La manière dont les gens évaluent leur réalité professionnelle et les conséquences du stress organisationnel sont aussi des sources importantes à considérer.

La gestion du stress est une responsabilité conjointe (individu-entreprise). Après avoir identifié les agents de stress, le stress perçu et la tension ressentie, il est important d’implanter des interventions organisationnelles. Les stratégies individuelles seront aussi nécessaires pour prévenir la détresse psychologique au travail et transformer le stress en stimulus positif.

La détresse psychologique au travail

Toute démarche de prévention implique une prise en charge des problèmes par le milieu. Elle requiert un diagnostic en profondeur de la situation qui prévaut au sein de l’organisation. Sans compter la mise sur pied d’un groupe de travail structuré. La conduite d’une telle démarche doit prendre forme en respectant certaines règles et en tenant compte du contexte spécifique de l’entreprise. Idéalement, une combinaison d’interventions de niveaux primaire, secondaire et tertiaire est plus efficace dans la prévention de détresse psychologique au travail. Des évaluations régulières devraient suivre afin de procéder, au besoin, à l’amélioration continue des mesures de prévention.

Voici quelques liens utiles sur le sujet :

Les 3 niveaux de conséquences du stress

 

La plupart des auteurs s’entendent pour définir trois niveaux de conséquences du stress chez les individus: physique, comportemental et psychologique.

  1. Les niveaux de conséquences du stress physiques: maux de tête, migraines, maux d’estomac, maux de dos, insomnie, problèmes de peau font partie des symptômes mineurs. Du côté des conséquences du stress graves, nous retrouvons les problèmes tels que: ulcères d’estomac, maladies cardiorespiratoires, affaiblissement du système immunitaire, cancer. Quand la personne juge qu’elle n’a pas les capacités ni les ressources pour faire face à la situation, c’est tout son corps qui réagit. Elle pourra alors ressentir des tensions musculaires et des désordres gastro-intestinaux. Elle pourra également être en proie à des troubles du sommeil ou à des affections dermatologiques. Elle pourra aussi éprouver des problèmes de poids ou encore, voir sa tension artérielle ou son taux de cholestérol s’élever.
  2. Les niveaux de conséquences du stress comportementales: problèmes de consommation excessive de substances, comportements associés au vol, bris d’équipement, négligence, erreurs, accidents ou sabotage.
  3. Les niveaux de conséquences du stress psychologiques: anxiété, dépression, insatisfaction au travail, épuisement professionnel.

L’intensité, la durée et la répétition des événements sont les trois éléments qui peuvent rendre l’individu plus vulnérable. Dépassé un certain niveau, l’individu vivra des désordres psychologiques qui auront un impact sur lui et sur l’organisation. Parmi ces désordres, nous retrouvons les troubles de l’humeur, les troubles anxieux, le trouble de stress post-traumatique et le trouble d’adaptation. Parmi ceux-ci, le trouble d’adaptation suscite un intérêt marqué.

Le trouble d’adaptation caractérise les personnes qui n’arrivent pas à reprendre une vie normale et continuent de subir les conséquences négatives d’un événement source de stress. L’épuisement professionnel est un trouble d’adaptation qui met en cause la personne et son environnement de travail. C’est un phénomène de plus en plus présent dans notre société et qui engendre des répercussions sur l’individu, la société en général et sur l’organisation du travail.

L’individu qui n’est pas à l’écoute de lui-même ou de ce qu’il ressent sera beaucoup plus enclin à subir les conséquences du stress. Question santé: comment évaluez-vous l’écoute de votre corps et de ses signaux?