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C’est quoi une démarche d’orientation?

démarche d’orientationOn nous demande souvent en quoi consiste une démarche d’orientation de carrière. C’est une bonne question, car cette expression qui réfère à une consultation professionnelle, n’est pas aussi explicite que celles utilisées par d’autres professionnels, tels les avocats, médecins ou comptables. En effet, on sait facilement à quoi s’attendre si l’on souhaite « un avis juridique », « un examen médical » ou un « bilan financier ».

Le monde des tests d’orientation

Trop souvent associée à la passation de tests, une démarche d’orientation n’est pas une mécanique psychométrique. Oui, ce serait vraiment merveilleux si un test pouvait enfin décider de notre vie, de notre carrière idéale, de notre dose optimale de stress, de l’environnement de travail favorable à notre personnalité, de nos valeurs, de nos limites, de l’école offrant le programme parfait. Oui, ce serait bien si un simple test pouvait nous aider à nous dépasser, développer des mécanismes d’adaptation devant ce qui nous effraie, valoriser nos ressources, établir le bilan de nos compétences, aller au cœur de notre vérité, dépasser ce qui nous limite, développer sa confiance en soi, mettre à profit un potentiel en veilleuse. Oui, quel monde magique ce serait, le monde des tests!

Des outils spécialisés

Les tests d’orientation professionnelle sont utiles lorsqu’on souhaite obtenir une information précise. Tels qu’utilisés en médecine, en ergothérapie ou en recrutement, ils offrent une sorte de radiographie localisée sur ce qu’on souhaite voir de près. Ils sont des outils spécialisés, tout comme ceux utilisés en imagerie médicale, en inspection, menuiserie ou arpentage, par exemple. Aucun test d’orientation ne prédira l’avenir. On entend parfois : « La conseillère va te faire passer des tests pour t’indiquer quoi faire dans la vie ». Un conseiller ou une conseillère d’orientation n’a rien d’une cartomancienne ou d’un lecteur de tarot. Ça peut paraître aller de soi, mais ce n’est pas le cas. Il est surprenant de voir combien les attentes sont irréalistes lorsque l’utilité des tests n’a pas été précisée lors d’une démarche d’orientation.

Une relation d’aide

Une démarche d’orientation, c’est une relation d’aide. Le but de cette relation d’aide : éclairer votre prise de décision. Lorsque vous consultez un notaire, un avocat, un comptable ou un médecin, ceux-ci posent une évaluation professionnelle de votre situation afin de vous aider à identifier des possibilités. Plus la situation s’éclaire, plus vous devenez apte à prendre une décision qui fait du sens à vos yeux. C’est pareil lorsque vous consultez un professionnel de l’orientation. La confusion, l’indécision, l’inquiétude et une multitude d’émotions associées à la peur, créent des fossés qui empêchent de voir clair. Lors d’une démarche d’orientation, vous déposez vos bagages afin d’entrer en contact avec vos ressources. Lorsque c’est fait, vous avez accès à vos réponses et à ce qui fait du sens pour vous. Et c’est possible, souvent sans aucun test! Ça nécessite toutefois une collaboration active de la personne, car plusieurs exercices, travaux de réflexion et activités de bilans sont au menu.

Le nombre de rencontres lors d’une démarche d’orientation

Une démarche d’orientation ça diffère en forme, format, durée, contenu, selon le cadre théorique du professionnel, son approche, son profil universitaire et son expérience professionnelle. Si une seule rencontre pouvait tout éclairer, ce serait vraiment extra, mais c’est plutôt rare. Combien de rencontres faut-il pour un mal de dos? Pour des soins en orthodontie? Des suivis en nutrition? Une thérapie? Plusieurs rencontres sont requises, bien sûr. Pour une question technique ou ponctuelle, une seule rencontre peut sans doute suffire chez un professionnel de l’orientation. Toutefois, si vous n’êtes plus heureux au travail, vivez un épuisement professionnel, avez le sentiment d’être devenu un automate programmable, si votre vie professionnelle ne fait plus de sens, si votre jeune est en voie de décrochage scolaire, s’il lui est impossible de faire un choix… Croyez-vous qu’une heure de consultation sera suffisante pour aborder une problématique qui s’est construite au fil des mois, des années?

Où travaillent les professionnels de l’orientation?

Les conseillers et conseillères d’orientation ne travaillent pas seulement dans les écoles comme beaucoup de gens le croient. Sur les 2458 conseillers d’orientation actuellement en exercice, 45% interviennent dans le secteur de l’éducation, au niveau secondaire, collégial et universitaire. Les autres sont actifs au sein des organismes d’employabilité associés à Emploi-Québec, les cabinets conseils privés, la fonction publique, les entreprises, les centres de réadaptation et pour le secteur de la Santé et des services sociaux.

Une consultation privée et confidentielle

Pour conclure, j’ajouterais qu’une démarche d’orientation, c’est un espace privé et confidentiel permettant d’aborder une large variété de questionnements en lien avec sa carrière. Dotés d’un cadre déontologique et d’un code d’éthique régissant leur pratique, les professionnels de l’orientation de carrière sont des ressources spécialisées dans la relation travail-formation-individu. Peu importe où ils travaillent, que ce soit au public, au privé ou au sein d’organismes, ils sont prêts à vous accompagner de sorte à voir plus clair dans vos choix. Et ce ne sont pas les choix qui manquent, tout au long de la vie, du secondaire jusque par delà la retraite.

Bonne démarche d’orientation!

Les tests psychométriques d’intérêts

Il y a deux tendances au niveau des tests psychométriques. Certaines personnes ne vont consulter un conseiller d’orientation qu’avec l’idée de passer des tests. Si le conseiller préconise une approche de counseling plutôt que de psychométrie, ils sont déçus. D’autres, au contraire, répugnent l’idée même d’être évalués. Ce même phénomène se retrouve aussi auprès des conseillers eux-mêmes. Certains conseillers ne jurent que par les tests et d’autres refusent de les utiliser, car ils craignent que les clients interprètent les résultats de façon erronée. Trop souvent, on a entendu dire: «Quand j’étais au secondaire, on m’a conseillé de devenir prêtre ou clown! Franchement!» En effet, les gens ne retiennent souvent qu’un aspect du test ou qu’un seul métier et conservent une idée négative des tests d’intérêts.

Tout d’abord, il est important que le conseiller vous explique bien pourquoi ces métiers font partie de vos résultats. On ne connaît pas toujours les compétences exigées par une profession, mais quand on prend le temps d’analyser la profession, on voit les choses sous un autre angle. Par exemple, être prêtre demande des compétences sociales importantes, un bon sens de l’écoute et de la relation d’aide. De plus, les prêtres dirigent, organisent, font de la gestion de budget. Ils enseignent et transmettent de l’information. Ils doivent rédiger des rapports, communiquer avec leurs supérieurs et parfois avec les médias, lors d’événements spéciaux. Bref, quand on la regarde dans son ensemble, on développe une autre vision de cette profession. Évidemment, peut-être vous êtes-vous reconnu dans les tâches et les habiletés nécessaires, mais sans pour autant envisager de choisir ce métier. Il est donc important de dépasser nos idées préconçues et de voir les éléments importants reliés au choix de carrière qui s’offre à nous.

Dans ma pratique de conseillère en développement de carrière, j’aime bien utiliser certains tests pour ouvrir la discussion et permettre à mon client d’apprendre à se connaître. Ils représentent pour moi un point de départ pour explorer différents domaines de carrière et m’offrent la possibilité de mieux conseiller la personne puisque je la connais davantage. Je peux ainsi identifier quels sont les critères qui doivent absolument se trouver dans son exploration de carrière et ceux qu’il serait préférable d’éviter. Souvent, mes clients ont fait des choix, par le passé, qui ne correspondaient pas directement à leur personnalité et se sont retrouvés régulièrement en remise en question. Lorsque je les rencontre et que nous regardons leurs intérêts profonds et leur type de personnalité, il est plus facile pour moi de les ramener à eux lorsqu’ ils envisagent des options qui ne sont pas en harmonie avec leurs besoins.

En conclusion, pour moi, les tests d’intérêts représentent une aide qui nous permet d’approfondir notre connaissance de soi et d’ouvrir vers des avenues qui nous correspondent. Mais évidemment, le meilleur outil, pour faire le bon choix de carrière demeure nous-même.