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Conseiller d’orientation : pourquoi et quand faut-il en rencontrer un?

conseiller d'orientationLe rôle d’un conseiller d’orientation

Un conseiller d’orientation a pour mission, entre autres, d’aider et de conseiller des personnes à définir le cheminement scolaire ou professionnel qu’elles désirent entreprendre. Il les aide dans leurs démarches en élaborant et utilisant différents moyens tels que des entrevues individuelles ou de groupe, des tests psychométriques (tests de personnalité, tests d’évaluation des aptitudes, tests d’évaluation des intérêts, etc.), des méthodes de recherche d’emploi et d’autres moyens qui pourront les aider à cerner la voie professionnelle qui leur convienne.

Ainsi, lorsqu’une personne est prise avec des questionnements relatifs à son parcours professionnel, consulter un conseiller d’orientation qui se spécialise dans le développement de la carrière des individus peut aider la prise de décision.

Les champs d’expertise d’un conseiller d’orientation

Une pensée populaire tend vers l’idée que les services des conseillers d’orientation sont exclusivement réservés aux problématiques relatives à l’orientation. Or, bien que le développement carriérologique puisse engendrer de nombreux questionnements et un besoin de retrouver ses repères professionnels, il peut également entrainer des impacts importants sur le fonctionnement de l’individu sur le marché du travail et à la maison.

Selon l’Ordre des Conseillers et Conseillère d’Orientation du Québec, ces professionnels peuvent intervenir sur l’ensemble des éléments relatifs à la vie professionnelle. Ainsi, les champs d’expertise d’un conseiller d’orientation s’élargissent à transmission de nombreux services se rapportant aux cas suivants :

  • Un individu vivant des indécisions et remises en question relatives au choix de carrière peut parfois uniquement avoir besoins de quelques informations et éclaircissements sur le choix d’une formation pouvant mener au métier convoité. D’autres individus peuvent nécessiter des interventions approfondies et des exercices de connaissances de soi afin d’en arriver à une profession congruente à leurs aspirations, leurs intérêts et leur réalité.
  • Les services d’un conseiller d’orientation peuvent permettre à diverses personnes ayant de la difficulté à conserver un emploi ou à s’insérer sur le marché du travail d’améliorer ses chances d’être embauché ou de conserver un emploi en identifiant les problématiques liées à son insertion professionnelle.
  • Certains travailleurs souhaitent redéfinir leur parcours professionnel en choisissant de se réorienter alors que d’autres peuvent y être contraints suite à diverses limitations. Cette décision demande de la réflexion et de la planification ainsi qu’un accompagnement permettant d’établir les avantages et les inconvénients des différents choix possibles.
  • Des travailleurs désirant connaitre de nouvelles perspectives de carrière peuvent également recevoir les services d’un conseiller d’orientation. Un bilan de carrière pourrait s’avérer une alternative intéressante afin de prendre pleinement conscience du bagage de l’individu afin de s’en servir de levier pour mieux avancer.
  • Les retraités et futurs retraités ont de nombreux avantages à bénéficier des services d’un conseiller d’orientation. Cette étape cruciale s’avère être un grand changement dans la vie personnelle et professionnelle et demande une planification rigoureuse des années qui suivront l’arrêt de l’emploi.

La clientèle d’un conseiller d’orientation

Comme vous pouvez le constater, les services offerts par les conseillers d’orientation sont larges et s’adressent à une clientèle d’âge multiple. Ainsi, la clientèle type des conseillers d’orientation n’est pas uniquement caractérisée par des individus d’âge scolaire à la recherche d’un programme de formation. Les services s’adressent donc aux gens de tous âges, qui ont besoin de prendre du recul sur leur vie personnelle et professionnelle afin de trouver la voie qui leur permettra de s’épanouir.

N’hésitez donc pas consulter un conseiller d’orientation pour vous aider à voir plus clair dans votre cheminement professionnel, peu importe où vous en êtes dans votre parcours!

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Conciliation travail-famille : les stratégies mises en place par les entreprises

conciliation travail-familleAu cours des dernières décennies, le marché du travail a beaucoup évolué. Dorénavant, dans la plupart des foyers québécois, les deux conjoints travaillent en plus de devoir s’occuper des enfants et/ou assurer un rôle d’aidant naturel. Les standards de performance à atteindre sont de plus en plus élevés dans toutes les sphères de nos vies. Trouver d’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle n’est pas toujours de tout repos.

Les entreprises qui souhaitent recruter et fidéliser des employés heureux et productifs sont conscientes de cette réalité et développent de plus en plus de stratégies afin de permettre une conciliation travail-famille des plus réussies.

Définition du concept de conciliation travail-famille

Le concept de conciliation travail-famille se définit par la recherche de l’équilibre entre les exigences et les responsabilités liées à la vie professionnelle et à la vie familiale. Pour y arriver, une entreprise développe des stratégies, des plans d’action et des actions facilitantes dans le but d’assouplir les contraintes liées au milieu de travail, permettant une gestion plus équilibrée de son temps entre sa vie familiale et professionnelle.

Des exemples de stratégies de conciliation travail-famille mis en place par les entreprises

Programme d’aide aux employés (PAE)

L’entreprise offre l’accès à un PAE permettant d’aider les employés ou leur famille aux prises avec des problèmes de nature variée.

Cheminements adaptés

L’entreprise offre aux membres du personnel qui vivent une situation particulière (ex. : avoir de jeunes enfants, s’occuper de parents âgés ou malades, etc.), la possibilité de modifier temporairement le contenu de leur travail ou leur cheminement (ex. : limiter les transferts, retarder une promotion, maintenir un horaire stable).

Adapter l’organisation du travail

L’entreprise met en place des mesures et des pratiques qui permettent aux employés de s’absenter avec le moins de contraintes possible par rapport à leurs responsabilités professionnelles (ex. : rotation d’emploi, échange d’horaire de travail, partage des compétences, groupes multidisciplinaires, équipes volantes, etc.).

Réduction du temps de travail

L’entreprise permet aux membres de son personnel de travailler un nombre d’heures inférieur au nombre normal d’heures de travail (par exemple, le travail à temps partiel, le travail partagé).

Horaire de travail adapté et prévisible

L’entreprise offre un ou des horaires de travail adaptés à son personnel (ex. : horaire variable, horaire fixe au choix, etc.) et toutes variations possibles sont connues à l’avance afin que les gens puissent s’adapter.

Semaine de travail comprimée

L’entreprise offre une semaine de travail permettant de réduire le nombre de jours ouvrables en augmentant la durée quotidienne de travail (ex. : une semaine de travail de 35 heures effectuée en quatre jours au lieu de cinq).

Congés

L’entreprise prend des mesures qui vont au-delà des exigences spécifiées dans les normes du travail dans le cadre des congés entourant la naissance ou l’adoption d’un enfant, des événements familiaux, deuil, mariage, acte criminel, etc.. Par exemple, il pourrait s’agir de combler l’écart entre le salaire réel et les prestations allouées en vertu de certains régimes de protection publics ou d’une durée supplémentaire du congé.

Congés autofinancés

L’entreprise permet un congé de longue durée pour convenances personnelles, payé à même une partie de la rémunération acquise et retenue à cette fin par l’organisation.

Congé sans solde

L’entreprise permet un congé sans solde aux employés ayant des besoins de conciliation travail-famille.

Flexibilité dans le choix des dates des vacances payées

L’entreprise offre aux membres de son personnel la possibilité de choisir les dates ou de morceler leurs journées de vacances pour satisfaire à des besoins de conciliation travail-famille.

Travail à domicile (télétravail)

L’entreprise permet à ses travailleuses et travailleurs d’effectuer une partie ou la totalité de leur travail à domicile.

Travail dans un bureau satellite (ou près du lieu de résidence)

L’entreprise permet d’effectuer une partie ou la totalité de leur travail dans un bureau satellite situé plus près de la résidence que le lieu de travail habituel de l’organisation.

Aide ou soutien financier pour la garde des enfants d’âge préscolaire

L’entreprise prend des initiatives relatives à l’aide et au soutien financier pour la garde des enfants de son personnel (ex. : accessibilité à un service de garde sur les lieux de travail ou à des places réservées dans une garderie à proximité, à du dépannage ponctuel pour la garde des enfants et à diverses formes de soutien financier).

Remboursement des frais de garde (heures supplémentaires)

L’entreprise rembourse les frais de garde d’enfants aux membres de son personnel qui font des heures supplémentaires à la demande de l’organisation.

Les avantages d’un programme de conciliation travail-famille dans une entreprise

Pour les employés

La flexibilité d’un programme de conciliation travail-famille permet une amélioration de la qualité de vie et de la satisfaction au travail, permet une plus grande capacité à faire face au stress, offre un meilleur équilibre travail-famille et travail-vie personnelle, développe un sentiment de fidélité.

Pour les entreprises

Un programme de conciliation travail-famille reconnu offre une meilleure image auprès des clients et chercheurs d’emploi, permet d’attirer et de retenir les meilleurs candidats/employés, diminue les coûts liés à l’absentéisme, améliore le rendement, la productivité et le climat de travail.

Le gouvernement, maintenant conscient de l’impact d’un tel programme dans les entreprises, offre aussi la possibilité d’obtenir une certification sur la conciliation travail-famille (BNQ 9700-820) à condition de respecter certaines normes.

Conclusion

Si l’entreprise pour laquelle vous oeuvrez a mis en place de telles stratégies de conciliation travail-famille, n’hésitez pas à en bénéficier! Si au contraire l’entreprise n’en possède pas, n’hésitez pas à aller en parler avec la direction afin d’en instaurer. Les avantages sont nombreux à les adopter!

Références

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/famille/travail-famille/Pages/index.aspx

http://www.bnq.qc.ca/fr/normalisation/ressources-humaines/conciliation-travail-famille.html

https://www-secur.criq.qc.ca/bnq/documents/enquetes_publiques/9700-820_dpfr.pdf

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/ctf-outils-4.pdf

http://www.jccq.qc.ca/Articles/Chroniques-daffaires/Conciliation-travail-famille.aspx

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Conciliation travail-famille : 8 trucs pour alléger votre quotidien

Vous vous sentez épuisés, vous auriez besoin de plus que 24 heures par jour pour arriver à combler tous vos besoins (sociaux, monétaires, santé, etc.)? Plusieurs articles traitent de la conciliation travail-famille conciliation travail-familleen énumérant des solutions apportées par les entreprises, mais qu’en est-il des solutions que nous pouvons apporter dans notre propre famille?

Définition et statistiques sur la conciliation travail-famille

Selon le Ministère de la Famille et des Aînés du Québec, la conciliation travail-famille (CTF) signifie la echerche de l’équilibre entre les exigences et les responsabilités liées à la vie professionnelle et à la vie familiale. D’après un sondage commandé par l’organisme Naître et Grandir et réalisé par Léger, en 2014, au Québec, 45% des parents avaient de la difficulté avec la conciliation travail-famille.

Qui est touché par les méthodes de conciliation travail-famille?

Lorsqu’on parle de conciliation travail-famille, nous pensons d’abord aux jeunes familles qui ont de la difficulté à gérer les responsabilités reliées tant au travail qu’à la maison, mais il n’y a pas qu’eux. Comme la population est vieillissante, il est de plus en plus fréquent que des familles recourent aux aidants naturels pour prendre soin de leurs parents. Pour leur part, les familles monoparentales vivent ce problème difficilement, surtout quand la garde des enfants n’est pas partagée. À l’inverse, les couples séparés ayant une entente de garde partagée se disent moins touchés, car une semaine sur deux, ils peuvent pallier à la situation et se sentent moins essoufflés. Ce problème touche plus particulièrement les familles de classe moyenne et à faible revenu, car comme nous l’aborderons plus tard, les familles mieux nanties peuvent payer pour des services afin d’alléger leur horaire du temps. Les nouveaux arrivants sont aussi touchés par cette réalité, car leur réseau social étant limité, ils peuvent difficilement compter sur des proches pour les aider au quotidien. Bref, la conciliation travail-famille est un sujet qui touche une grande partie de la population active.

La nécessité de la conciliation travail-famille : les causes

Selon l’Institut nationale de la santé publique du Québec, nous pouvons classer les causes de la nécessité d’avoir des aides pour la conciliation travail-famille en 4 catégories :

  1. Contexte économique
  2. Contexte démographique
  3. Contexte du travail
  4. Contexte social.

Le point de vue économique

Il y a eu dans les années 90 la mondialisation des marchés qui a amené une concurrence accrue. Les heures de travail ont augmentés et les disponibilités demandées par les employeurs sont allées dans le même sens. Le coût de la vie ayant considérablement augmenté au cours des dernières années a eu pour effet une entrée massive des femmes sur le marché du travail.

Le contexte démographique

Les baby-boomers étant presque tous à la retraite, nous remarquons un vieillissement de la population. Et cette même génération vivra aussi plus longtemps que leurs prédécesseurs. De là nait alors le phénomène des aidants naturels qui est de plus en plus répandu et qui donne du fil à retorde à la génération « sandwich », celle prise entre le devoir de prendre soins de leurs enfants, mais aussi de leurs parents. De plus, le taux de natalité a fortement diminué et les couples attendent plus longtemps pour fonder une famille. Lorsque les femmes ont leur premier enfant dans le début de la trentaine, elles ont moins d’énergie que les femmes qui auparavant accouchaient pour la plupart au début de la vingtaine. Mixer travail et famille demande un effort plus grand. Les méthodes de conciliation travail-famille deviennent donc de plus en plus nécessaires.

Le contexte du travail

Le contexte de travail s’étant adapté à la mondialisation a fait augmenter le nombre d’emplois atypiques qui se caractérisent par des emplois à temps partiel, horaires variés, travail autonome ou temporaire. Il en devient alors un casse-tête pour planifier la conciliation travail-famille.

Le contexte social

Le contexte social est aussi touché par cette réalité. Nous notons une augmentation de la monoparentalité et par le fait même, une diversification des familles (monoparentales, reconstituées, garde partagée, bi-générationnelle, etc.) Le manque de temps devient un élément central de la difficulté à la conciliation travail-famille.

Les impacts dans nos vies d’une mauvaise conciliation travail-famille

Au plan familial

Diminution de la socialisation, mauvaises habitudes de vie et donc de la santé, chicane de couple, etc.

Au niveau travail

Problèmes d’adaptation, faible satisfaction au travail, taux d’absentéisme élevé, roulement de personnel, etc.

Au niveau santé

Stress, épuisement, fatigue, dépression, migraines, maladies cardiovasculaires, obésité, etc.

Faire le bilan

Lorsque nous vivons cette situation, avant de penser aux solutions, il est primordial de faire un bilan de notre vie. Penser à nos valeurs profondes, nos besoins et intérêts, versus ce qui se passe actuellement dans notre vie. Il peut être ardu de faire cette réflexion. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un professionnel (conseiller d’orientation, psychologue, travailleur social) pour vous aider à dresser ce bilan. Plusieurs se surprendront à réaliser qu’ils occupent un métier qui leur convient, mais devront changer de milieu pour viser un environnement plus accommodant ou plus flexible. Pour certains, une réorientation de carrière devra être envisagée, tandis que pour d’autres, il s’agira d’une réorganisation du temps. Ce bilan vous permettra de voir plus clair et de trouver les meilleurs méthodes de conciliation travail-famille pour votre situation.

Solutions à la conciliation travail-famille

La conciliation travail-famille est d’abord et avant tout un défi de gestion du temps. Voici 8 trucs pour vous aider à gérer votre temps de manière efficace.

  1. Utiliser la technologie

    Plusieurs instances offrent la possibilité de régler les factures en ligne. Prendre l’habitude de le faire peut vous sauver beaucoup de temps. Fini les déplacements dans les institutions bancaires, tout peut se faire à partir de chez soi. Les téléphones intelligents offrent plusieurs applications mobiles qui peuvent vous faciliter la tâche.

  2. Commander vos prescriptions médicales

    Qui n’a pas déjà attendu longtemps en pharmacie pour une prescription? Vous pouvez commander à l’avance vos prescriptions et vous rendre sur place seulement lorsqu’elles seront prêtes. Vous pouvez aussi demander le service de livraison à domicile. Votre petit dernier semble malade et vous hésitez à vous rendre à la clinique, appeler Info-Santé peut vous éviter de vous rendre inutilement en clinique.

  3. Préparer à l’avance les repas

    Ce truc vous permettra non seulement de sauver du temps, mais aussi de l’argent. Ceux et celles qui prennent l’habitude de préparer plusieurs repas à l’avance et les congeler, ont davantage de temps pour s’occuper des enfants arrivés à la maison. De plus, préparer un menu permet de ne dépenser que le nécessaire lorsque vous allez en épicerie. Faire participer vos enfants à la planification des repas peut s’avérer un moment de complicité plutôt agréable. Vous les aider ainsi à voir l’importance de cette tâche et leur inculquez de bonnes habitudes de vie.

  4. Distribuer les rôles aux membres de la famille

    Laissez votre orgueil de côté et n’hésitez pas à déléguer les tâches ménagères aux membres de la famille. Même les tous petits s’amuseront à remplir la sécheuse de vêtements mouillés ou encore épousseter les meubles. On ne recherche pas la perfection au niveau de la tâche, mais la collaboration de chacun, ce qui est une autre belle valeur à instaurer.

  5. Utiliser le réseau de contacts

    Peut-être avez-vous des amis qui vivent la même situation que vous. Pourquoi ne pas leur offrir de s’occuper de leurs enfants pour leur donner un répit? Ils pourront ensuite vous rendre la pareille. Les grands-parents sont eux aussi d’une bonne aide. Ils peuvent vous aider dans les tâches ménagères ou pour amuser les enfants. Si votre réseau n’est pas optimal, vous pouvez vous renseigner sur les Maisons de la famille et les Maisons de répits pour les aidants naturels.

  6. Diminuer le temps de déplacement

    Si possible, choisissez un emploi qui vous permettra de diminuer le temps de déplacement. Travailler à contre-sens du trafic peut réduire considérablement le temps perdu dans le transport. Avec l’accès aux voies rapides, le covoiturage et le transport en commun peuvent vous faire économiser temps et argent. Certains employeurs offrent la possibilité de faire du télétravail (travail à partir de la maison). Il peut être avantageux de le faire, à condition que ce temps soit affecté au travail et non aux enfants en même temps.

  7. Modifier l’horaire de travail

    Au même titre que travailler à contre-sens du trafic, changer l’horaire de travail peut vous aider à éviter l’affluence sur les routes et passer du temps de qualité avec vos proches.

  8. Payer les services d’un(e) concierge et/ou un(e) préposé(e) à l’entretien ménager

    Le vieil adage citant Le temps, c’est de l’argent! prend ici tout son sens. Pour les mieux nantis, vous pouvez avoir recours aux services d’un ou d’une concierge qui se chargera de faire toutes vos courses. D’ailleurs, quelques employeurs offrent parmi leurs avantages sociaux, la possibilité d’utiliser ce service payé par l’entreprise. Cette initiative permet de réduire le taux d’absentéisme et le niveau de stress du personnel. De plus, il n’est plus rare d’entendre les gens dirent qu’ils ont recours aux services de préposés à l’entretien ménager à domicile. Ce secteur des services est en grande expansion. C’est d’ailleurs le secteur d’activité embauchant le plus grand nombre de Québécois à ce jour.

Références

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/ctf-fiche-1.pdf

http://www.quebecfamille.org/conciliation-travail-famille/vous-n-etes-pas-seul.aspx

https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/375-ConciliationTravail-Famille.pdf

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Travailleurs : 5 « lois » à connaître pour augmenter son efficacité

loiIl n’y a pas de règles absolues pour faire du bon boulot. Quelques « lois » du travail (ou principes) inspirent encore aujourd’hui certains gestionnaires et travailleurs afin d’augmenter leur efficacité. En voici cinq.

Loi de Pareto

Vous êtes débordé de travail et ne savez plus quoi mettre en priorité ? Selon la règle des 80/20, ou loi de Pareto, 80 % des effets obtenus proviennent de 20 % de nos efforts. Pour être efficace, il faut donc apprendre à distinguer l’essentiel de l’accessoire.

Ce principe a été nommé en référence à Vilfredo Pareto, un Italien de la fin du 19e siècle qui, en observant les inégalités sociales, constatait qu’environ 80 % des richesses d’un pays étaient entre les mains de plus ou moins 20 % de la population. Ce pourcentage pouvait varier un peu, mais le principe du 80/20 est demeuré et a été appliqué au domaine du travail, particulièrement au contrôle de la qualité, par Joseph Juran, un ingénieur responsable de production en usine.

Appliqué au management, cela signifie, par exemple, qu’il vaut mieux porter une attention particulière à l’essentiel (20 %) quitte à déléguer ou reporter le reste (80 %). Pour chaque travailleur, la loi de Pareto peut également aider à organiser son travail en prévoyant faire l’essentiel (20 %) en début de journée ou au moment où sa concentration est maximale, en gardant le reste (80 %) pour la fin.

Loi de Parkinson

Rien à voir avec la maladie du même nom, ce principe a plutôt été nommé ainsi à cause de Cyril Northcote Parkinson. Dans un article sur le sujet, paru en 1955, puis dans un livre subséquent, il affirmait que plus nous avons de temps devant nous pour effectuer une tâche, plus nous prendrons de temps pour l’effectuer. Le temps serait, en quelque sorte, un principe élastique. D’où la nécessité du « deadline ».

Loi de Douglas

On pourrait résumer le principe de Douglas par le fait que plus nous avons d’espace de travail, plus nous en utilisons, avec le risque augmenté d’éparpiller nos document et de ne plus s’y retrouver!

Loi d’Illich

Au-delà d’un certain seuil de temps et d’efforts, nous ne sommes plus efficaces, a remarqué Ivan Illich, un penseur autrichien. Il est généralement admis qu’après 90 minutes de travail concentré, notre attention commence à baisser. S’acharner à poursuivre le boulot dans ces conditions est contre-productif. Il vaut donc mieux prendre des pauses fréquentes pour revenir revigoré et avoir, en fin de compte, un meilleur rendement.

Loi de Carlson

Si vous êtes sans cesse interrompu dans votre travail, vous avancerez beaucoup moins vite parce que vous aurez besoin d’un laps de temps supplémentaire chaque fois pour vous concentrer à nouveau sur votre travail. C’est ce qu’a constaté l’économiste suédois Sune Carlson. Après chaque interruption, il faut plusieurs minutes au cerveau pour se concentrer à nouveau sur la tâche à accomplir. Et c’est sans compter sur les mille et une tentations qui viendront vous distraire pendant ces moments d’interruption.

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Travailler en musique?

musique35 ans après l’arrivée du premier «Walkman», les travailleurs d’aujourd’hui ont la possibilité de se couper complètement de leur milieu de travail (et de leurs collègues) avec un simple casque d’écoute. Qu’en est-il des effets de la musique sur la productivité et l’ambiance au travail?

Les effets de la musique

Dans certains bureaux, tout le monde porte un casque d’écoute et s’anime les oreilles avec la musique de son choix. Dans d’autres, on préfère ouvrir la radio et synthoniser « Ma musique au travail » à la station Rouge FM. Quelle est la meilleure solution?

Pour Debbie Carroll, musicothérapeute et professeur au département de musique de l’UQAM, écouter de la musique est devenu un geste quotidien, et comme celle-ci fait « la promotion d’un état positif, il est donc logique d’en écouter au travail, dit-elle, surtout si cela amène la détente et la relaxation. »

Cela ne saurait être vrai pour la totalité des travailleurs. Plus détendus ou relaxés n’est pas une réalité partagée par tous en présence de musique, explique Mme Carroll, « certains ne peuvent pas en écouter en travaillant. Comme la musique est un autre langage, pour eux, il peut être difficile de travailler, même avec un fond musical ».

Pour les autres, « il est certain qu’elle va amener une plus grande productivité, car la musique permet une meilleure motivation et concentration. », souligne Debbie Carroll.

Mais quelle musique?

La musicothérapeute croit que les patrons et décideurs doivent permettre à leurs employés d’entendre leurs airs préférés, et même, de les laisser choisir lesquels. Question de bonne entente et de productivité, croit Mme Carroll.

« Ce qui est dérangeant, c’est une musique de fond, centralisée, qui n’est pas contrôlée par le travailleur. C’est contre-indiqué pour la productivité, ajoute-t-elle. Les recherches démontrent plutôt qu’il est préférable que chacun puisse choisir la musique qu’il écoute sur son lieu de travail ».

Exit donc, les compilations mielleuses spécialement conçues pour les après-midi au bureau, et vive la diversité dans les choix musicaux et le libre arbitre. De plus, il serait faux de croire qu’un style de musique en particulier, le classique ou le jazz par exemple, aurait de meilleurs résultats sur la productivité, ajoute Debbie Carroll.

Isolement contrôlé

Mais qu’arrive-t-il si tout le monde est branché sur sa musique dans son coin? Le choix de s’isoler avec sa musique, écouteurs aux oreilles, et concentration au maximum, doit être fait pour des raisons valables, et ne doit pas couper complètement le travailleur de son environnement. Du moins, pas pour la totalité des heures travaillées. Des périodes alternées d’écoute, casque sur les oreilles, et de participation à l’ambiance de son lieu de travail est la meilleure cohabitation possible.

Debbie Carroll croit que certains mandats sont aussi propices à une écoute collective de musique : «Au-delà des moments de travail individuel, et surtout lorsqu’il s’agit d’une collaboration, il peut être positif d’écouter de la musique en équipe ». Il faut simplement s’assurer que nos collègues partagent un tant soit peu nos goûts musicaux!

La musique, si elle peut permettre de se retirer pour être plus productif, peut aussi rassembler et unifier les forces de collègues en mal de sentiment d’appartenance.

Votre équipe a-t-elle une chanson fétiche?

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Travail d’équipe : les secrets des bons coéquipiers

travail d'équipeVous connaissez peut-être déjà des collègues avec qui il fait bon faire du travail d’équipe. Et d’autres avec qui c’est l’horreur. Savez-vous comment vous vous classez auprès de vos collègues ?

Voici 5 trucs pour améliorer le travail d’équipe et devenir le meilleur coéquipier qui soit.

1. Travailler pour l’équipe

Quand on on doit faire du travail d’équipe, on ne doit pas que travailler en équipe, mais travailler pour l’équipe. On oublie nos objectifs personnels : toutes nos actions et notre ambition doivent être dirigées vers l’objectif commun. On gagne ensemble ou on échoue ensemble ! Les bons joueurs d’équipe ne laissent aucune place au blâme ou au « pétage de bretelles ».

2. Inspirer la performance

Rien de plus démotivant que de se retrouver à faire un travail d’équipe où on a l’impression que personne ne fait de son mieux. Lorsque les coéquipiers traînent comme des boulets, c’est drôlement tentant de travailler aussi à reculons en faisant le strict minimum au lieu de compenser le manque d’énergie de l’équipe. Mauvais réflexe ! Les bons joueurs d’équipe vont plutôt redoubler d’ardeur. La motivation est contagieuse, et la performance inspire la performance. Soyez le coéquipier qui dirige l’ambition de l’équipe dans la bonne direction.

3. Communiquer positivement

« Révise tel paragraphe. » « Tu aurais dû faire… » « Il faudrait plutôt… » Quand on galère pour livrer un projet à temps, on peut être tenté d’utiliser les raccourcis et de ne communiquer que le négatif qui demande une attention immédiate. Au diable la dentelle! Or, les bons joueurs d’équipe mettent d’abord l’emphase sur le positif dans leurs interactions avec leurs coéquipiers : j’aime ce passage, bravo pour tel exposé, etc. L’ambiance de l’équipe s’en voit grandement améliorée, et les collègues, plus motivés. Selon le blogue de l’auteur et consultant Jon Gordon, cette façon de faire aurait même un effet direct sur la performance des équipes qui communiquent davantage le positif que le négatif. La recette ? Trois pour un : on donne trois commentaires positifs pour chaque commentaire négatif.

4. Faire confiance

Vouloir tout faire et tout contrôler peut être tentant quand on tient particulièrement à ce que le résultat du travail d’équipe soit im-pec-ca-ble. Ce dévouement sera certainement apprécié par les collègues, non ? Non. Notre élan de motivation lance plutôt ce message : je suis meilleur que toi et je ne te fais pas confiance. Or, un bon joueur d’équipe fait confiance à ses collègues et croit en leur valeur. Si ce n’est pas le cas, apprenez à connaître vos coéquipiers et développez une relation professionnelle solide. La confiance suivra. Et si elle ne suit pas ? Certains coéquipiers sont peut-être moins « dignes de confiance ». En les connaissant mieux, vous pouvez tout de même les guider dans des rôles dans lesquels vous avez confiance qu’ils excelleront.

5. Être organisé

Quand on travaille en solo, on peut se permettre de travailler en suivant notre propre rythme et nos méthodes personnelles. Mais lors de travail d’équipe, on doit suivre le groupe : son horaire, sa méthodologie, sa logistique, etc. On ne peut pas être un bon joueur d’équipe si on ne suit pas les règlements. Si on pense que notre méthode est meilleure, à nous de coacher nos coéquipiers pour qu’ils aient envie d’adopter notre tactique de travail. Un bon joueur d’équipe doit être un facilitateur.

 

Et vous, quel genre de coéquipier êtes-vous lors de travail d’équipe?

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Massothérapeute : L’art de créer la détente

massothérapeuteNom? Mélanie

Quel est ton métier? Massothérapeute

Depuis quand occupes-tu cet emploi? Depuis environ une dizaine d’année

En langage vulgarisé, tu fais quoi? Je fais du massage suédois. C’est une technique de massage qui a pour but de réduire la douleur physique et de relaxer les gens. Il y a des techniques de massage psychocorporel utilisées notamment dans le massage californien et qui travaillent plus au niveau émotionnel et sur le système nerveux. Les manœuvres sont des longs mouvements fluides. La technique que je privilégie est appelée bio-mécanique. Les manœuvres sont séquentielles, voir profondes qui travaillent les tensions musculaires. Rien n’empêche que nous pouvons aussi faire des longs mouvements fluides et superficiels mais ce n’est pas l’essentiel du massage. Le massothérapeute travaille en superficie seulement pour détendre la musculature et activer la circulation sanguine. Lorsque les muscles sont détendus, nous appliquons des manœuvres plus pointues et pouvons pénétrer plus profondément dans la musculature. Ce sont des massages qui se font sur la peau avec de l’huile, ce qui implique de la nudité. La personne est toujours recouverte avec un drap que nous dégageons lorsque l’on veut masser une région précise. Cependant, d’autres formes de massages comme le shiatsu ou le massage sur chaise se font par-dessus les vêtements des personnes.

Qu’est-ce qui t’as amenée où tu es dans ton cheminement de carrière? Je suis une personne affectueuse et j’aime être en contact avec les gens. Jeune, ma famille me demandait souvent des petits massages d’épaules car j’étais douée et j’aimais faire du bien à mes proches.

Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi? Plusieurs choses. Thanatologue, médecin, infirmière…

Par quelles études ou formation es-tu passée? J’ai fait une formation de 450 hr chez Guijek. C’est une école privée donc le coût est très élevé (environ 10$ de l’heure). Pour améliorer mes connaissances, je fais parfois des formations de fin de semaine.

À quoi ressemble ton environnement de travail? Je travaille parfois dans un spa, en collaboration avec une secrétaire qui est chargée de prendre les rendez-vous. Mes outils de travail sont principalement mes mains et de l’huile à massage. Il y a aussi une table de massage, des coussins, des couvertures, une chaise, de la musique relaxante et des chandelles. Parfois les pièces de travail sont étroites et je travaille souvent dans l’obscurité ou avec une lumière tamisée. Le bureau de travail est aussi partagé par d’autres massothérapeutes. Donc, il est important de laisser la pièce de travail propre lorsqu’on quitte. Dans le milieu des spas, il y a parfois de la compétition entre collègues à savoir qui est la meilleure et qui attire le plus de clients. Certains spas donnent des bonus lorsque les clients demandent pour nous. Je préfère travailler au domicile des gens car le salaire est plus élevé (80$ de l’heure). Dans l’environnement des spas, le massothérapeute peut gagner environ 25 $ de l’heure du massage. Nous devons fournir des journées de disponibilité et attendre que la secrétaire nous appelle. Parfois, il n’y a aucun massage et donc, pas de paye non plus. Lorsque les journées sont occupées, je peux faire 5 ou 6 massages dans la journée et cela est très épuisant. Au domicile des gens, j’apporte avec moi l’équipement mentionné plus haut. Il peut arriver que les clients achètent l’équipement car ils reçoivent souvent des massages à domicile. De cette façon c’est plus simple pour nous car nous n’avons pas à transporter la table de massage, qui est très lourde. Le prix du massage est réduit de 10 ou 20$ dépendamment de la distance à parcourir pour se rendre sur les lieux. Je pratique aussi à mon domicile, mais c’est réservé pour les amis seulement. Aucun inconnu pour des raisons de sécurité et d’intimité.

Massothérapeute

Trois qualités obligatoires pour faire le métier de massothérapeute? Nous devons être calme, à l’écoute du client (écoute corporelle, sensibilité kinesthésique), empathique.

Le plus gros turn-off de ton métier ? Travailler dans un spa et faire des massages à la chaîne. Le pire est l’incompréhension de certains hommes qui mélangent massage et sexualité. On nous avait mis en garde à l’école de ce genre de demandes formulées par les hommes. Même que, en entrevue dans certains salons, ils te demandent si tu es prête à faire la grande évasion. Même en étant avertie, ça surprend un peu à chaque fois.

Quels sont les petits bonheurs quotidiens liés à être massothérapeute? C’est un milieu relaxant donc on se sent très calme et détendu en travaillant. Aussi, cela fait plaisir de savoir que l’on a soulagé la douleur de quelqu’un. Il y a le sentiment que notre travail procure du bien-être et on se sent utile à la société.

Si tu avais tous les diplômes du monde et aucune restriction, quel métier ferais-tu? Ostéopathe ou psychologue.

Un souvenir qui te rend fière de ton travail? Un jour, une dame qui avait une grosse cicatrice sur une jambe est venue pour un massage. Je lui ai demandé si elle voulait que je touche (masse) sa jambe. Elle m’a répondu : « Tu peux toucher mais ça ne sert à rien car je ne ressens aucune sensation » En lui prodiguant le massage, j’étais un peu horrifiée par la vue de cette cicatrice. Comme dans plusieurs disciplines la notion du non-jugement est importante en relation d’aide par le massothérapeute, c’est encore plus vrai car tout se ressent par le toucher. En effet, nous sommes connectés directement à la personne en la touchant et celle-ci peut ressentir les émotions qui passent dans les mains d’une massothérapeute. Je ne voulais pas que la dame ressente cette peur dans mes mains et c’est dans une attitude de non-jugement et d’empathie que j’ai massé la jambe de cette femme. À la fin du massage elle m’a confiée que c’était la première fois qu’elle ressentait sa jambe. Personne ne l’avait jamais massé comme je l’ai fait.

Qu’est-ce que pratiquer ton métier t’as appris à propos de toi-même? Je suis une personne très dynamique et stressée. Je parle beaucoup et en massothérapie ce n’est pas nécessairement une qualité. Par contre, lorsque je travaille tout est différent. Je suis une toute autre personne. C’est à dire calme et à l’écoute.

Un conseil aux jeunes qui voudraient devenir massothérapeute : C’est important de prévoir des économies pendant la formation. Aussi, nombreuses sont les personnes qui pratiquent et ne respecte pas leur corps. Ex : Faire beaucoup de massages dans la journée, mettre plus de pression que l’on peut sur les mains pour faire plaisir à un client. Notre corps et surtout nos mains sont nos outils et il faut respecter nos limites. Faire des étirements, du sport. Être calme et capable de créer une ambiance qui est propice à la relaxation.

Massothérapeute En RAFALE !

Milieu féminin ou masculin? Milieu surtout féminin. Les clientes aiment se faire masser par les femmes et les hommes préfèrent aussi. Les hommes réussissent bien dans le domaine du massage sportif. Dans le milieu des spas, j’ai souvent entendu mes compagnons se plaindre qu’ils ont moins de clients.

En équipe ou seul? Les deux, cela dépend si on est à notre compte ou si l’on travaille dans un spa, hôpital, centre de gym….

Bureau ou route? Les deux aussi!!!

Tiré du blogue : ma vie professionelle, Massothérapeute : L’art de créer la détente.

réduction du stress

La réduction du stress en utilisant ses forces

réduction du stressUn sondage Gallup mené en 2012 auprès de plus de 5 000 Américains a révélé qu’un peu plus de la moitié de ceux qui mettent à profit leurs forces personnelles (c’est-à-dire ce en quoi ils sont les plus aptes) moins de trois heures par jour sont plus stressés.

Le taux de réduction du stress diminue à près de 20 % lorsque ces personnes les utilisent pendant plus de 10 heures par jour. Un facteur à ne pas négliger quand on pense à tout ce que le stress peut engendrer comme conséquences. Voici quelques sources fréquentes de stress qui pourraient être améliorées grâce à une meilleure utilisation de ses forces et de ses habiletés.

1. Manque d’énergie

La surcharge serait la plus grande source de stress au travail selon une étude de Statistique Canada de 2006. Or, le sondage Gallup montre que plus les travailleurs ont l’impression de mettre leurs forces au profit de leur travail, plus ils ont l’énergie et la motivation pour accomplir toutes leurs tâches.

2. Irritabilité

Le sentiment d’irritabilité découle bien souvent du fait qu’on n’a pas l’impression d’avoir accompli tout ce que l’on voudrait durant sa journée ou de n’avoir « servi à rien ». Quelques heures d’utilisation de ses forces (par exemple, un talent pour l’organisation du temps ou une aptitude pour la compréhension de textes juridiques) suffiraient pour changer son humeur, réduire ses sentiments négatifs, aider à la réduction du stress et rire davantage.

3. Démotivation

L’utilisation de ses forces est souvent associé au sentiment d’accomplissement. Le fait de s’investir en profondeur dans une activité parce qu’on sait qu’on peut y mettre « du sien », c’est-à-dire contribuer à un projet grâce à des talents ou des aptitudes qui vont au-delà de notre champ de compétences, joue pour beaucoup sur la motivation au travail. Ainsi, aider ses employés à trouver un sens dans ce qu’ils accomplissent peut rapporter gros. Les données recueillies par Gallup démontrent que les employés qui apprennent à user de leurs forces sont près de 8 % plus productifs.

4. Sentiment de perdre son temps

Lorsqu’on ne se sent pas « du bon côté de ses forces », on est beaucoup plus conscient du temps qui passe. L’ennui nous guette et on a alors l’impression de « faire du temps » jusqu’à la fin de sa journée de travail pour aller chercher ce sentiment d’accomplissement à l’extérieur du bureau. Un peu comme pour le plaisir, le temps passe beaucoup plus vite lorsque toutes nos aptitudes s’épanouissent au travail et trouvent leur utilité. Et lorsqu’on ne voit pas le temps passer, on n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort et d’angoisser sur son avenir !

La réduction du stress : un avantage pour tous!

Comme toute autre aptitude au travail, la connaissance de ses forces et leur utilisation sur une base quotidienne peuvent faire l’objet d’amélioration constante. Les employeurs ont ainsi tout avantage à utiliser les forces de leurs employés à bon escient pour gagner en productivité et en réduction du stress !

Intimidation au travail

intimidation au travailOn entend beaucoup parler du problème de l’intimidation dans le milieu scolaire. Si on croyait en avoir fini en même temps que l’on termine ses études, on se trompe : c’est malheureusement un problème qu’on retrouve aussi dans les milieux de travail.

Un problème important

Selon une étude menée par le Workplace Bullying Institute en 2014 :

  • 27% des travailleurs ont déjà vécu de l’intimidation au travail ou en sont présentement victime;
  • 21% des travailleurs ont eu conscience que des collègues étaient victimes d’intimidation au travail;
  • 56% des intimidateurs occupaient un poste d’autorité;
  • 33% des cas d’intimidation au travail sont perpétrés par des collègues;
  • 60% des victimes d’intimidation au travail étaient des femmes.

C’est un problème qui touche tous les employés, tant les recrues que les travailleurs expérimentés dans l’entreprise.

Qu’est-ce que l’intimidation au travail?

On peut définir l’intimidation au travail comme étant une forme d’agression caractérisée par des comportements répétés cherchant à affaiblir, humilier, rabaisser et déprécier la personne. Les agissements peuvent être évidents et/ou subtils et être de nature psychologique ou même physique.

Il faut toutefois préciser : la ligne entre une gestion rigoureuse et intimidation au travail peut parfois être mince. La rétroaction, l’orientation ou les conseils constructifs à propos du comportement du travail, des différences d’opinions ou des mesures disciplinaires raisonnables ne constituent pas nécessairement de l’intimidation. Il peut aussi s’agir d’une tentative d’aider l’employé à s’améliorer dans son travail.

Pour valider s’il s’agit bel et bien d’intimidation, vous pouvez utiliser la technique de la « personne raisonnable ». Est-ce que les agissements que vous percevez comme de l’intimidation seraient-ils considérés inacceptables par la plupart des gens?

Des exemples d’intimidation au travail

  • Répandre des rumeurs malveillantes, du commérage ou des insinuations mensongères.
  • Exclure ou isoler une personne socialement.
  • Détruire ou consciemment entraver le travail de quelqu’un.
  • Abuser physiquement ou menacer de le faire.
  • Retirer des responsabilités sans raison.
  • Changer constamment les directives de travail.
  • Imposer des échéances impossibles qui mèneront la personne à échouer.
  • Retenir des renseignements nécessaires ou donner pertinemment de la mauvaise information.
  • Plaisanter dans le but d’offenser, verbalement ou par courriel.
  • S’immiscer dans la vie privée d’une personne en l’importunant, l’épiant ou la traquant.
  • Imposer des tâches excessives ou une charge de travail désavantageuse pour une personne (ce qui lui cause un stress inutile).
  • Attribuer une charge insuffisante de travail – créer un sentiment d’incompétence.
  • Insulter, injurier, crier ou dénigrer la personne.
  • Refuser les demandes de formation, de vacances ou de promotion.
  • Modifier les effets personnels ou le matériel de travail d’une personne.
  • Accuser faussement la personne d’avoir effectué une erreur qu’elle n’a pas commise.
  • Ignorer, contredire, rabaisser ou rejeter tous les commentaires et opinions exprimés par la personne.
  • Humilier et critiquer la personne à toutes les occasions, surtout en présence des autres.
  • Évaluer le travail de cette personne selon des standards différents des autres employés pour les mêmes tâches.

Les effets de l’intimidation… sur la personne visée

Être victime d’intimidation au travail peut avoir des effets sur la santé psychologique et physique, en plus d’avoir des impacts importants sur les autres sphères de sa vie. Stress, anxiété, dépression, perte de confiance en soi, insomnie, perte d’appétit, maux d’estomac ou de tête, difficulté à se concentrer, se refermer sur soi-même, sentiment d’impuissance et de frustration, voilà tout plein de symptômes pouvant être ressentis par les victimes.

Les effets de l’intimidation… sur le milieu de travail

Certaines statistiques démontrent que les victimes d’intimidation au travail perdent entre 10 et 52% de leur temps à tenter de se défendre, à essayer de trouver des solutions et à cogiter sur la situation. En effet, un milieu de travail malsain augmente le degré de stress des employés, abaisse le moral des troupes, augmente le taux d’absentéisme et le taux de roulement, diminue la motivation et la productivité des employés et peut même aller jusqu’à diminuer la qualité des produits et services offerts aux clients qui ne seront pas satisfaits et ne reviendront plus. Un employeur a donc tout intérêt à prendre la chose au sérieux et à développer un plan d’action pour contrer l’intimidation dans son entreprise.

Que faire si on est victime d’intimidation au travail?

1. Prenez la situation au sérieux

Il s’agit d’une situation grave et inacceptable. Ne vous blâmez pas, ne minimisez pas la situation (ne la dramatisez pas non plus!) et agissez rapidement pour trouver des solutions.

2. Montez un dossier

Commencez par documenter tous les cas d’intimidation de façon détaillée. Conservez par écrit tous les détails de la situation, la date, l’heure, les personnes impliquées et les témoins, la description précise de l’incident ainsi que leurs résultats et conséquences. Gardez toutes les lettres, notes, courriels, etc., reçus de la part de l’intimidateur.

3. Soyez prudent

Déterminez qui sont vos alliés et demandez-leur de vous accompagner lorsque vous devez être confronté à votre intimidateur. Ils pourront témoigner en votre faveur en décrivant la situation dont ils ont été témoins et/ou intervenir au besoin. Ils pourront aussi vous épauler pour établir un plan d’intervention.

4. Demandez à l’intimidateur d’arrêter

Dites fermement à votre intimidateur que son comportement n’est pas acceptable et que vous souhaitez qu’il arrête. Assurez-vous d’avoir un témoin lorsque vous le ferez.

5. Dénoncez

Rencontrez votre superviseur et faites-lui part de la situation. Sachez qu’un employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer un environnement de travail agréable et sécuritaire.
Si vos préoccupations sont minimisées, n’hésitez pas à aller rencontrer un gestionnaire d’un échelon hiérarchique supérieur.

6. Ne laissez pas tomber

Prenez note des mesures qui seront prises pour régler la situation. Si rien n’est fait, vous pouvez toujours faire une plainte formelle à votre employeur ou vous adresser au ministère du Travail.

7. Si vous devez quitter votre emploi

Si vous vous sentez forcé de quitter votre emploi à cause l’intimidation dont vous êtes victime, assurez-vous d’avoir bien documenté la situation. Vous pourriez ainsi être éligible à de l’assurance-emploi.

8. Évitez de rendre la pareille

Même s’il peut être tentant de se venger, sachez qu’il s’agit d’un jeu dangereux. C’est vous qui pourriez passer comme étant l’instigateur du conflit. La prise de décision quant aux mesures disciplinaires à prendre deviendra beaucoup plus difficile pour l’employeur. De plus, n’oubliez pas que l’on récolte toujours ce que l’on sème…

Références

http://www.etablissement.org/sys/faqs_detail.asp?faq_id=4000980
http://www.jobboom.com/carriere/l-intimidation-existe-aussi-au-travail/
http://www.cchst.ca/oshanswers/psychosocial/bullying.html
http://www.shepellfgi.com/Bullying/Lestypesdintimidation/FR/78
http://www.workplacebullying.org/wbiresearch/wbi-2014-us-survey/

nordesco

Designer Industriel, le profil de l’emploi

Designer Industriel

Tiré du blogue : ma vie professionelle

Nom? Rémi, 24 ans.

Quel est ton métier? Designer Industriel

Depuis quand occupes-tu cet emploi? 2 ans

En langage vulgarisé, tu fais quoi comme designer industriel? Je fais de la conception de produits aquatiques. En gros, je m’occupe de designer des produits en lien avec l’eau, comme des tremplins, jeux de mousses, bancs de vestiaire et de gymnase, etc. Je m’occupe de dessiner les concepts mais je reste impliqué jusqu’à la fabrication, la documentation d’installation et la documentation promotionnelle des divers produits.

Qu’est-ce qui t’as amené où tu es dans ton cheminement de carrière? Comme bien des gens, au secondaire je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire comme carrière. Heureusement, un conseiller dévoué a pris le temps de m’écouter et de m’analyser. Il a m’a ensuite conseillé le designer industriel après quelques rencontres. Plongé dans ce monde, j’ai tout de suite su que c’était ce que je voulais faire. De fil en aiguille, après l’école, j’ai envoyé quelques CV pour me sortir d’un emploi en ingénierie (dessinateur 3D) que je détestais et c’est chez Nordesco, une PME qui design et manufacture des produits pour le domaine aquatique (piscines publiques principalement) que je me suis retrouvé.

Par quelles études ou formation es-tu passé? J’ai dû faire beaucoup de cours de dessins et d’art, puis finalement une technique en Design Industriel. Je crois quand même que mes études ne seront jamais terminées.

Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi? Quand j’étais petit, je trippais LEGO. J’ai toujours voulu construire des choses. Je crois qu’au départ la biomécanique m’intéressait, mais je n’ai jamais vraiment eu d’idée concrète de ce que je voulais faire.

Designer Industriel

À quoi ressemble ton environnement de travail? C’est un bureau tout ce qu’il y a de plus banal. Par contre, je fais souvent du travail d’atelier que ce soit pour du prototypage ou bien un support à la production des produits que je dessine. Donc je ne passe pas mes journées derrière mon ordinateur.

Trois qualités obligatoires pour faire le métier de designer industriel? La curiosité prime sur tout le reste car l’inspiration vient bien souvent de sources qui n’ont rien à voir avec ce que l’on dessine. Être méthodique, savoir gérer plusieurs projets à la fois et être capable de communiquer efficacement, sans aucun doute.

Le plus gros  »turn-off » de ton métier? Les pannes d’idées ! Il y a des jours où tout ce que tu fais te donne l’impression de tourner en rond et bien souvent il faut continuer quand même.

Quels sont les petits bonheurs quotidiens liés à ton métier? L’aboutissement des projets et la concrétisation des efforts mis dans chaque projet. Il n’y a rien comme un produit qui fonctionne merveilleusement bien, qui est esthétique et agréable à utiliser.

Si tu avais tous les diplômes du monde et aucune restriction, quel métier ferais-tu? Anthropologue. J’aimerais étudier la culture et le comportement humain partout dans le monde.

Un souvenir qui te rend fier de ton travail? Lorsque j’étais nouveau chez Nordesco, l’équipe en place se penchait sur un problème d’outillage et j’ai trouvé une solution simple et innovatrice qui fonctionne très bien encore à ce jour.

Un conseil aux jeunes qui voudraient s’orienter vers ton métier? Faire preuve d’une grande curiosité et d’une ouverture d’esprit à tous les jours même en dehors du travail. S’informer et rester le plus possible au courant des technologies dans le domaine.

EN RAFALE !
Univers féminin ou Masculin? Féminin, j’ai eu de meilleures expériences avec des leaders féminins.
Bureau ou route? Bureau
Conciliation travail-vie privée ou workaholic? J’arrive assez bien à décrocher du bureau quand je réussi à en sortir.
Paperasse ou travail manuel? Un heureux mélange des deux.
Travail solitaire ou en équipe? En équipe la plupart du temps mais il est assez important de se retrouver dans ses pensées seul quelques fois.

Rémi D. Sénéchal
Designer industriel pour Nordesco Canada
5690 Fullum, Montréal