Archives de l’auteur : Josiane Souligny

Votre profil sur les réseaux sociaux en période de recherche d’emploi

Votre profil sur les réseaux sociaux

On entend partout parler des réseaux sociaux. Suivez-nous sur Twitter! Visitez notre page Facebook! Devenez fan de… et courez la chance de remporter un fabuleux prix! En s’affichant sur les réseaux sociaux, les entreprises ou organisations visent à se faire connaître par le plus de gens possible afin que ces derniers soient informés des dernières nouveautés, produits ou événements à promouvoir.

À la manière des entreprises, vous pouvez aussi utiliser les réseaux sociaux pour faire connaître vos services et compétences aux employeurs. Les réseaux sociaux partagent des caractéristiques communes. Ils permettent de publier un profil sur les réseaux sociaux, de le mettre à jour, d’y ajouter des contacts professionnels, familiaux ou amicaux et de visionner le profil d’autres utilisateurs. On peut aussi utiliser les réseaux sociaux en recherche d’emploi en s’abonnant au profil d’une entreprise pour laquelle on aimerait travailler. On peut ainsi recevoir leurs récentes offres d’emploi et être à l’affût des dernières nouvelles concernant l’entreprise. Sur les réseaux sociaux, on peut partager avec tous ses contacts ou certains groupes, des informations personnelles. Vous pouvez ainsi en un clic annoncer à vos 300 contacts que vous êtes à la recherche d’un emploi en marketing. De la même façon, vos contacts peuvent partager une offre d’emploi au sein de leur compagnie. C’est pourquoi il est important de soigner l’image de profil sur les réseaux sociaux.

Les trois grands réseaux sociaux

Linkedin : C’est un réseau social utilisé par des professionnels afin d’établir des contacts et partager des intérêts communs. Il permet aux recruteurs de visionner le profil sur les réseaux sociaux des candidats, de voir leurs contacts communs. On peut décrire ses compétences, sa formation, son expérience professionnelle, etc. Il n’est pas nécessaire ici de limiter son profil sur les réseaux sociaux à un certain groupe d’utilisateurs. Comme le contenu est strictement professionnel, on ouvre son profil à tous et on élargit ainsi son réseau de contacts. Il s’avère judicieux de tenir son profil à jour régulièrement même si vous n’êtes plus en recherche d’emploi. On ne sait jamais quelle opportunité peut se présenter! Un employeur pourrait voir votre profil et vous proposer quelque chose d’intéressant.

Facebook : Il est utilisé par les professionnels pour le réseautage, par son cercle d’amis pour garder contact, par les entreprises pour se faire connaître, etc. Il importe ici de se demander à qui l’on veut ouvrir son profil. Il est possible de limiter la consultation de son profil sur les réseaux sociaux à un cercle Il n’est pas nécessaire ici de limiter son profil à un certain groupe d’amis restreints. Un avantage de Facebook est la facilité de réseautage permise. Par exemple, on peut publier un statut et rejoindre tous nos contacts à la fois, ce qui accélère beaucoup les choses. Pas besoin de téléphoner tout son réseau pour annoncer une bonne nouvelle!

Twitter : Ce réseau permet d’être tenu au courant des dernières nouveautés concernant des entreprises, des marques de commerce, des artistes, des amis, etc. Le principe est simple. On publie un gazouilli (tweet, en anglais) d’une longueur de 140 caractères et moins et il peut être lu par tous. Il est aussi possible de protéger son compte et ainsi le rendre visible seulement aux abonnés du compte. On utilise cet outil à la manière d’une entreprise. Vous êtes maquilleuse? Annoncez votre disponibilité pour les bals de finissants. Vous êtes nouvellement diplômé en informatique? Inscrivez-le. Si vous utilisez votre créativité afin de promouvoir vos services et créer de nouvelles opportunités via les réseaux sociaux, qui sait quelles portes cela vous ouvrira!

Cote R

La cote R

Extrait de l’ouvrage : Le défi d’orientation, guide du parent zen

Cote RLa cote R, aussi appelée cote de rendement au collégial (CRC) est la méthode statistique utilisée pour mesurer équitablement l’excellence du dossier scolaire des étudiants lors de la sélection de candidats. Source d’inquiétudes pour plusieurs étudiants qui débutent leurs études collégiales, il est essentiel de bien la comprendre et de la démystifier.

Pour la plupart des programmes universitaires, dès que l’étudiant rencontre les conditions d’admission énoncées, il est admis au programme. Cependant, certains programmes, comme médecine ou pharmacie, sont contingentés et les universités doivent procéder à une sélection parmi les candidats. Souvent, la cote R sera le premier critère de sélection utilisé et les candidats ayant les cotes R les plus élevés seront les premiers choisis. D’autres méthodes sont parfois utilisées telles qu’un test d’admission, une entrevue, un portfolio, des lettres de recommandation, etc. Jusqu’en 1995, c’était la cote Z qui était utilisée pour évaluer les dossiers des candidats. Cette cote comportait cependant certaines lacunes et c’est pourquoi la méthode a été modifiée en faveur de la cote R. Cette dernière vient apporter une autre dimension à l’évaluation du dossier et la rend plus équitable.

Le calcul de la cote R

Elle est calculée de la même façon dans tous les cégeps à partir de deux autres mesures statistiques : la cote Z et l’indice de force du groupe. Il est important de comprendre ces deux mesures afin de bien saisir le rôle de la cote R. La cote Z est l’un des éléments qui compose la cote R. De façon très sommaire, la cote Z sert à mesurer l’écart des résultats de l’étudiant par rapport à la moyenne et de mesurer l’étalement des notes des étudiants dans un groupe. Plus souvent l’étudiant se démarquera du groupe, plus haute sera sa cote Z.

On peut donc mesurer le rendement d’un étudiant dans son groupe avec cette mesure. Par contre, cette donnée ne permet pas de tenir compte de l’inégalité qu’il peut exister entre deux groupes, deux programmes, deux professeurs. Il est en effet plus facile de se démarquer dans un groupe faible que dans un groupe où tous les étudiants sont forts.

C’est pourquoi on a ajouté une autre variante, soit l’indice de force de groupe (IFG), qui est la deuxième mesure statistique qui compose la cote R. Cet ajout vise à tenir compte de la réalité qui fait que plus l’étudiant se retrouvera dans un groupe fort, plus il lui sera difficile de se démarquer du reste du groupe. On s’assure ainsi d’éviter qu’un étudiant se retrouvant dans un groupe faible et qui a d’excellents résultats soit avantagé par rapport à un étudiant avec d’excellents résultats dans un groupe où tous obtiennent d’excellents résultats. Cet indice de force du groupe est calculé par le MELS et tient compte des notes du secondaire de l’ensemble des étudiants du groupe. Ainsi, on combine la cote Z et l’indice de force du groupe pour calculer la cote R de chaque étudiant. La formule est la suivante: Cote R = (Cote Z + Indice de force de groupe + 5) x 5. Le chiffre 5 dans la formule est une constante. On l’a ajouté au calcul pour éviter d’obtenir des cotes R négatives. La cote R est calculée pour chacun des cours suivis par l’étudiant et on procède ensuite à une moyenne pondérée de toutes ses cotes R. Un cours qui a plus de crédits aura davantage de poids dans la cote R.

Il est impossible d’obtenir une cote R supérieure à 50. La plupart des cotes de rendement pour l’ensemble d’un dossier collégial se situent entre 15 et 35. Une cote R de plus de 40 est extrêmement rare :

• entre 32 et 35 (85 % à 90 %) : notes très supérieures à la moyenne
• entre 29,5 et 31,9 (80 % à 85 %) : notes supérieures à la moyenne
• entre 26 et 29,4 (75 % à 80 %) : notes au-dessus de la moyenne
• entre 20 et 25,9 (65 % à 75 %) : notes dans la moyenne

Les étudiants qui se préoccupent de leur cote R, veulent intégrer un programme contingenté à l’université ou encore obtenir des bourses d’entrée. Un programme contingenté est un programme populaire. C’est-à-dire, où les demandes d’admission sont très nombreuses. Cela n’indique pas son degré de difficulté.

Plusieurs élaborent des stratagèmes pour tenter de déjouer le calcul de la cote R. Pour dire vrai, la seule stratégie efficace consiste à mettre tous les efforts dans sa réussite scolaire. Aucun cégep ne permet plus qu’un autre d’obtenir une meilleure cote R. Les étudiants en sciences de la nature n’ont pas de meilleures chances d’avoir une cote R élevée qu’un étudiant en danse, par exemple. Bref, il n’y a pas de raccourci pour augmenter sa cote R, sinon d’y consacrer temps et effort.

Sur les sites internet des universités, on peut connaître la cote R du dernier candidat admis l’année précédente dans un programme donné. Cela permet d’évaluer la cote R nécessaire pour être admis dans le programme.

Mythe et réalités entourant la cote R

Mythe (1) : J’ai eu de mauvaises notes au secondaire. J’en serai désavantagé lors du calcul de ma cote R. Réalité : Les notes au secondaire n’influence pas beaucoup la cote R. Elles ne sont qu’utilisées pour calculer l’IFG et jouent un rôle très minime. Dans une classe de 35 étudiants, elles comptent pour 3%.

Mythe (2) : Il est plus facile d’obtenir une bonne cote R en sciences humaines qu’en sciences nature, car les notes fortes sont plus fréquentes en sciences humaines. Réalité : Si les notes élevées sont plus fréquentes dans un programme que dans un autre, il sera donc plus difficile de se démarquer de la masse et donc la cote Z sera plus faible. Il faut choisir en fonction de ses talents et habiletés et il sera ainsi plus facile de se démarquer et d’obtenir des notes supérieures à la moyenne. Il est prouvé que les effets combinés de la cote Z et de l’IFG se compensent. Seul le programme Sciences, lettres et arts, de même que le Baccalauréat international reçoivent une bonification de la cote R de 0,5. Il faut cependant faire attention à ne pas choisir ces programmes pour la simple bonification. Ils comportent des difficultés et des particularités que les autres programmes n’ont pas.

Mythe (3) : Mon professeur est beaucoup plus sévère que le professeur de l’autre classe… c’est injuste, ma cote R en sera affectée! Réalité : La cote R est calculée pour chacun des groupes individuellement, à moins qu’un même professeur enseigne à plusieurs groupes la même matière et qu’il soumet tous ses groupes aux mêmes évaluations.

Mythe (4) : J’ai coulé un cours lors de ma première session. Je vais traîner mon échec tout au long de mes études et je ne remonterai jamais ma cote R. Réalité : Les échecs n’ont pas le même poids dans la cote R que les cours réussis. De plus, les cours échoués lors de la première session comptent pour beaucoup moins que les échecs aux sessions subséquentes. Cependant, il importe de travailler fort dès la première session, car les échecs ne sont jamais effacés complètement, même si le cours est repris avec succès par la suite.

Mythe (5) : Le Collège Privé XYZ, très réputé, va bonifier ma cote R, par rapport au CEGEP de moins bonne réputation. Réalité : Aucune bonification n’est accordée pour l’établissement.

Mythe (6) : Je suis dans un groupe très fort. Je n’ai aucune chance d’obtenir une bonne cote R. Réalité : La force du groupe est prise en compte dans le calcul de la cote R. Il est prouvé que les effets combinés de la cote Z et de l’IFG se compensent.

Mythe (7) : Ma cote R n’est pas excellente. Je devrais abandonner l’espoir d’être admis à l’université. Réalité : Une excellente cote R n’est nécessaire que pour les programmes contingentés.

Liens:

CoteR.ca est un outil pour éviter à l’étudiant collégial la lourde tâche de naviguer à travers les sites des universités québécoises en quête de statistiques d’admission.

16 ans et tout à fait indécise face à mes choix

 

Chère jeune moi,

Aujourd’hui, tu as reçu le formulaire d’inscription au cégep. C’est excitant et paniquant. Je le sais, on te demande d’être un adulte beaucoup trop vite. Faire un choix de carrière à 16 ans, voyons donc! Et tu as de bonnes notes en plus… On te dit que c’est excellent, car toutes les portes te sont ouvertes. Non, pour toi c’est la galère, car justement tous les choix sont possibles! Et si tu prenais la mauvaise décision?

Non, jeune moi! Faire le mauvais choix, ce n’est pas la fin du monde. En fait, c’est quoi un mauvais choix? Un choix où tu n’apprendrais rien, ni sur toi, ni sur le monde? Désolée, jeune moi, mais choisir un programme qui ne te correspond pas tout à fait, au cégep ou à l’université, ne risque pas de ruiner ta vie. Tu pourras toujours changer de voie en cours de route. Je sais, personne ne t’a dit ça. C’est pourtant ce que feront plusieurs de tes camarades. Et tu sais quoi? Ils n’auront aucun regret, car ils auront appris des tas de choses en cours de route. Leurs connaissances leur seront toujours utiles. Et mieux encore, chacun aura réussi à se connaître davantage. Si tu savais combien cela a de la valeur…

Personne ne te demande de faire un choix pour la vie. Alors, prends la voie de ton cœur, fais un choix au meilleur de tes connaissances sur toi-même et surtout, ne t’en fais pas trop. Rappelle-toi que ce n’est jamais le nom de la destination qui importe, mais tellement davantage chaque instant de ton voyage.

Bonne route à toi!

Voir notre démarche d’orientation en ligne Faire un choix de carrière en 4 étapes

Des études où ça bouge

Les études universitaires, collégiales ou même professionnelles paraissent parfois longues, ennuyantes ou peu adaptées pour quelqu’un qui aime bouger. Il est bon alors de savoir que plusieurs programmes existent pour répondre aux besoins des gens plus actifs, qui aiment voyager ou mettre en pratique leurs connaissances. Voici un aperçu des moyens possibles pour rendre les études plus dynamiques.

Au niveau professionnel:

Les diplômes d’études professionnelles (DEP) de niveau secondaire sont très axés sur la pratique. On compte bien sûr des cours théoriques au programme, mais ceux-ci seront vite suivis par l’aspect pratique du métier visé. On peut donc dire que la plupart des DEP sont une façon d’étudier plus activement. Il existe aussi les Programmes d’apprentissage en milieu de travail qui permettent d’apprendre le métier directement auprès d’un employeur et ce, sans mettre les pieds dans un établissement scolaire. Une cinquantaine de métiers sont visés par ce programme et les conditions pour s’y qualifier sont différentes pour chacun des métiers. À la fin du programme, un certificat de qualification professionnelle est émis.

Au niveau collégial:

Certains établissements de niveau collégial permettent d’étudier à l’étranger pendant une session complète ou d’y faire un stage de quelques semaines dans la cadre de programmes spécifiques. Les séjours à l’étranger permettent l’apprentissage d’une nouvelle langue ou de vivre une expérience de développement communautaire et de relations interculturelles. Les cours suivis à l’étranger sont crédités selon la structure du programme. Presque tous les établissements offrent de telles possibilités. Les stages sont d’une durée plus ou moins longue selon le programme. Pour obtenir plus de détails, il suffit de s’informer auprès du cégep de son choix. Il est intéressant de rappeler que les programmes techniques au collégial sont en général plus actifs et plus axés sur la pratique que les programmes préuniversitaires. On dit souvent que les techniques préparent au marché du travail. C’est vrai. Par contre, on oublie souvent de mentionner qu’elles préparent aussi à l’université. En effet, de plus en plus d’universités reconnaissent certains cours suivis lors de la technique et permettent ainsi de raccourcir la durée des études universitaires. Les formules DEC-BAC comme on les appelle, peuvent mener à une double diplomation en quatre ou cinq ans au lieu de six.

 Au niveau universitaire:

La plupart des programmes universitaires offrent aux étudiants la chance de compléter une ou deux sessions à l’étranger et de se faire reconnaître les cours dans le cadre de leur programme. Ces programmes d’échanges ont été développés par la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CRÉPUQ). Les étudiants qui participent à ce programme paient leurs droits de scolarité à leur établissement d’attache, ce qui permet d’éviter de payer des droits de scolarité plus chers à l’étranger. De nombreuses bourses offertes par divers organismes sont disponibles afin d’aider les étudiants à payer leurs frais d’hébergement, de transport ou de repas. 

Voici des sites pour aller plus loin dans votre désir de bouger à l’étranger :

Québec sans frontières : www.mri.gouv.qc.ca/qsf

Association Québec-France (section programmes et activités) : www.quebecfrance.qc.ca