Archives de l’auteur : Sarah Mongeau-Provencal, Finissante en développement de carrière à l'UQAM

Éducatrice à la petite enfance

Éducatrice en service de garde

éducatrice en service de gardeTon nom? Stéphanie, 27 ans. Quel est ton métier? Éducatrice à la petite enfance! Depuis quand occupes-tu cet emploi? Depuis 2009, mais je suis en congé de maternité, étant maman d’une petite fille d’un an. Je reste à la maison avec elle!

En langage clair, tu fais quoi? Une éducatrice à la petite enfance, ce n’est pas une gardienne !

Une éducatrice à la petite enfance, ça fait de tout… De la planification, à l’organisation et au déroulement des activités avec les petits, servir les repas et collations, changement de couches et aide à l’entraînement du petit pot !

Il faut aussi jouer au gardien de la paix avec les petits amis de tous les âges ! En gros, je suis celle qui accompagne les enfants dans les premières années avant l’école. Je les aide à se développer, à apprendre tout en jouant. Tous vos petits comptent sur moi pour les garder occupés et heureux tout au long de la journée. Je suis toujours là pour eux : quand ils ont de la peine et qu’ils sont blessés aussi !

Qu’est-ce qui t’as amenée où tu es dans ton cheminement de carrière?

Pour moi, ça a toujours été clair que j’aimais les enfants. Faire des activités et apprendre des tas de trucs aux tout petits est quelque chose que j’aime faire naturellement donc, quoi de mieux que de devenir éducatrice à la petite enfance!

Par quelles études ou formation es-tu passée?

Une formation collégiale en Techniques d’éducation à l’enfance. Trois ans !

Trois qualités obligatoires pour faire ce métier?

Beaucoup de patience (on répète souvent!), un grand cœur (pour tous les amis) et de l’énergie (8 enfants en bas-âge, c’est intense!)

Le plus gros  »turn-off » de ton métier?

J’ai de la difficulté avec les parents qui ne comprennent pas pourquoi nous leur demandons de ramener leur enfant à la maison (souvent parce qu’ils sont malades) et qui nous les emmènent quand même ou les laissent pour la journée. On doit alors prendre soin d’un petit loup qui ne va pas bien, ça me brise le cœur. Ça arrive aussi qu’ils négligent d’amener les vêtements plus chaud pour l’hiver et qui se demandent ensuite pourquoi leur enfant a froid. (*soupir*)

Quels sont les petits bonheurs quotidiens liés à ton métier?

Voir les enfants grandir, les aider à apprendre, les câlins et la joie qu’ils démontrent quand ils me voient arriver le matin, ça fait chaud au cœur.

S’orienter comme éducatrice en service de garde, est-ce fait pour moi?

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massothérapeute

Massothérapeute : L’art de créer la détente

massothérapeuteNom? Mélanie

Quel est ton métier? Massothérapeute

Depuis quand occupes-tu cet emploi? Depuis environ une dizaine d’année

En langage vulgarisé, tu fais quoi? Je fais du massage suédois. C’est une technique de massage qui a pour but de réduire la douleur physique et de relaxer les gens. Il y a des techniques de massage psycho corporel utilisées notamment dans le massage californien et qui travaillent plus au niveau émotionnel et sur le système nerveux. Les manœuvres sont des longs mouvements fluides. La technique que je privilégie est appelée bio-mécanique. Les manœuvres sont séquentielles, voir profondes qui travaillent les tensions musculaires.

Cheminement de carrière

Qu’est-ce qui t’as amenée où tu es dans ton cheminement de carrière? Je suis une personne affectueuse et j’aime être en contact avec les gens. Jeune, ma famille me demandait souvent des petits massages d’épaules car j’étais douée et j’aimais faire du bien à mes proches.

Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi? Plusieurs choses. Thanatologue, médecin, infirmière…

Par quelles études ou formation es-tu passée? J’ai fait une formation de 450 heures chez Guijek. C’est une école privée donc le coût est très élevé (environ 10$ de l’heure). Pour améliorer mes connaissances, je fais parfois des formations de fin de semaine.

Environnement de travail

À quoi ressemble ton environnement de travail? Je travaille parfois dans un spa, en collaboration avec une secrétaire qui est chargée de prendre les rendez-vous. Mes outils de travail sont principalement mes mains et de l’huile à massage. Il y a aussi une table de massage, des coussins, des couvertures, une chaise, de la musique relaxante et des chandelles. Parfois les pièces de travail sont étroites et je travaille souvent dans l’obscurité ou avec une lumière tamisée. Le bureau de travail est aussi partagé par d’autres massothérapeutes. Donc, il est important de laisser la pièce de travail propre lorsqu’on quitte.

Le milieu des spas

Dans le milieu des spas, il y a parfois de la compétition entre collègues à savoir qui est la meilleure et qui attire le plus de clients. Certains spas donnent des bonus lorsque les clients demandent pour nous. Je préfère travailler au domicile des gens car le salaire est plus élevé (80$ de l’heure). Dans l’environnement des spas, le massothérapeute peut gagner environ 25 $ de l’heure du massage. Nous devons fournir des journées de disponibilité et attendre que la secrétaire nous appelle. Parfois, il n’y a aucun massage et donc, pas de paye non plus.

Lorsque les journées sont occupées, je peux faire 5 ou 6 massages dans la journée et cela est très épuisant. Au domicile des gens, j’apporte avec moi l’équipement mentionné plus haut. Il peut arriver que les clients achètent l’équipement car ils reçoivent souvent des massages à domicile. De cette façon c’est plus simple pour nous car nous n’avons pas à transporter la table de massage, qui est très lourde. Le prix du massage est réduit de 10 ou 20$ dépendamment de la distance à parcourir pour se rendre sur les lieux. Je pratique aussi à mon domicile, mais c’est réservé pour les amis seulement. Aucun inconnu pour des raisons de sécurité et d’intimité.

Devenir massothérapeute?

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Massothérapeute

Trois qualités obligatoires pour faire le métier de massothérapeute? Nous devons être calme, à l’écoute du client (écoute corporelle, sensibilité kinesthésique), empathique.

Le plus gros turn-off de ton métier ? Travailler dans un spa et faire des massages à la chaîne. Le pire est l’incompréhension de certains hommes qui mélangent massage et sexualité. On nous avait mis en garde à l’école de ce genre de demandes formulées par les hommes. Même que, en entrevue dans certains salons, ils te demandent si tu es prête à faire la grande évasion. Même en étant avertie, ça surprend un peu à chaque fois.

Quels sont les petits bonheurs quotidiens liés à être massothérapeute? C’est un milieu relaxant donc on se sent très calme et détendu en travaillant. Aussi, cela fait plaisir de savoir que l’on a soulagé la douleur de quelqu’un. Il y a le sentiment que notre travail procure du bien-être et on se sent utile à la société.

Anecdotes et apprentissages

Un souvenir qui te rend fière de ton travail? Un jour, une dame qui avait une grosse cicatrice sur une jambe est venue pour un massage. Je lui ai demandé si elle voulait que je touche (masse) sa jambe. Elle m’a répondu : « Tu peux toucher mais ça ne sert à rien car je ne ressens aucune sensation » En lui prodiguant le massage, j’étais un peu horrifiée par la vue de cette cicatrice. Comme dans plusieurs disciplines la notion du non-jugement est importante en relation d’aide par le massothérapeute, c’est encore plus vrai car tout se ressent par le toucher.

En effet, nous sommes connectés directement à la personne en la touchant et celle-ci peut ressentir les émotions qui passent dans les mains d’une massothérapeute. Je ne voulais pas que la dame ressente cette peur dans mes mains et c’est dans une attitude de non-jugement et d’empathie que j’ai massé la jambe de cette femme. À la fin du massage elle m’a confiée que c’était la première fois qu’elle ressentait sa jambe. Personne ne l’avait jamais massé comme je l’ai fait.

Un conseil aux jeunes qui voudraient devenir massothérapeute : C’est important de prévoir des économies pendant la formation. Aussi, nombreuses sont les personnes qui pratiquent et ne respecte pas leur corps. Ex : Faire beaucoup de massages dans la journée, mettre plus de pression que l’on peut sur les mains pour faire plaisir à un client. Notre corps et surtout nos mains sont nos outils et il faut respecter nos limites. Faire des étirements, du sport. Être calme et capable de créer une ambiance qui est propice à la relaxation.

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nordesco

Designer Industriel, le profil de l’emploi

designer industrielNom? Rémi, 24 ans.

Quel est ton métier? Designer Industriel

Depuis quand occupes-tu cet emploi? 2 ans

En langage vulgarisé, tu fais quoi comme designer industriel? Je fais de la conception de produits aquatiques. En gros, je m’occupe de designer des produits en lien avec l’eau, comme des tremplins, jeux de mousses, bancs de vestiaire et de gymnase, etc. Je m’occupe de dessiner les concepts mais je reste impliqué jusqu’à la fabrication, la documentation d’installation et la documentation promotionnelle des divers produits.

Qu’est-ce qui t’as amené où tu es dans ton cheminement de carrière?

Comme bien des gens, au secondaire je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire comme carrière. Heureusement, un conseiller dévoué a pris le temps de m’écouter et de m’analyser. Il a m’a ensuite conseillé le designer industriel après quelques rencontres. Plongé dans ce monde, j’ai tout de suite su que c’était ce que je voulais faire. De fil en aiguille, après l’école, j’ai envoyé quelques CV pour me sortir d’un emploi en ingénierie (dessinateur 3D) que je détestais et c’est chez Nordesco, une PME qui design et manufacture des produits pour le domaine aquatique (piscines publiques principalement) que je me suis retrouvé.

Par quelles études ou formation es-tu passé?

J’ai dû faire beaucoup de cours de dessins et d’art, puis finalement une technique en Design Industriel. Je crois quand même que mes études ne seront jamais terminées.

Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi?

Quand j’étais petit, je trippais LEGO. J’ai toujours voulu construire des choses. Je crois qu’au départ la biomécanique m’intéressait, mais je n’ai jamais vraiment eu d’idée concrète de ce que je voulais faire.

Faire un choix de carrière comme designer industriel?

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Designer Industriel

À quoi ressemble ton environnement de travail?

C’est un bureau tout ce qu’il y a de plus banal. Par contre, je fais souvent du travail d’atelier que ce soit pour du prototypage ou bien un support à la production des produits que je dessine. Donc je ne passe pas mes journées derrière mon ordinateur.

Trois qualités obligatoires pour faire le métier de designer industriel?

La curiosité prime sur tout le reste car l’inspiration vient bien souvent de sources qui n’ont rien à voir avec ce que l’on dessine. Être méthodique, savoir gérer plusieurs projets à la fois et être capable de communiquer efficacement, sans aucun doute.

Le plus gros  »turn-off » de ton métier?

Les pannes d’idées ! Il y a des jours où tout ce que tu fais te donne l’impression de tourner en rond et bien souvent il faut continuer quand même.

Quels sont les petits bonheurs quotidiens liés à ton métier?

L’aboutissement des projets et la concrétisation des efforts mis dans chaque projet. Il n’y a rien comme un produit qui fonctionne merveilleusement bien, qui est esthétique et agréable à utiliser.

Si tu avais tous les diplômes du monde et aucune restriction, quel métier ferais-tu?

Anthropologue. J’aimerais étudier la culture et le comportement humain partout dans le monde.

Un souvenir qui te rend fier de ton travail?

Lorsque j’étais nouveau chez Nordesco, l’équipe en place se penchait sur un problème d’outillage et j’ai trouvé une solution simple et innovatrice qui fonctionne très bien encore à ce jour.

Un conseil aux jeunes qui voudraient s’orienter vers ton métier?

Faire preuve d’une grande curiosité et d’une ouverture d’esprit à tous les jours même en dehors du travail. S’informer et rester le plus possible au courant des technologies dans le domaine.

Rémi D. Sénéchal
Designer industriel pour Nordesco Canada

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