Cytologiste

Cytologiste : Un métier méconnu

cytologisteLa plupart des gens ont eu besoin à un moment ou l’autre de faire appel aux services d’un cytologiste, sans le savoir. Ils travaillent dans l’ombre du système de santé et apportent un support aux médecins traitants. Ils ont un rôle très important dans le premier diagnostic des cancers. J’ai rencontré Maryse Madgin Marois, cytologiste depuis plus de 10 ans, qui m’a expliqué sa profession.

Quel est le rôle du cytologiste?

Le cytologiste analyse les cellules cancéreuses des liquides biologiques aux moyens d’analyses au microscope. Elle doit analyser les échantillons prélevés lors de PAP tests (examens gynécologiques). Ainsi, elle peut repérer les cellules cancéreuses dans les échantillons. Il lui arrive d’analyser d’autres types de liquides non gynécologiques. Par exemple, l’urine, un ganglion, parotide (glande salivaire) et quelques fois une ponction d’os. Il ne faut ne pas les confondre avec les pathologistes. Ces derniers observent des parties complètes d’os afin d’analyser l’ensemble des cellules.

À quoi ressemble une journée type d’un cytologiste?

Mme Madgin Marois nous explique qu’elle travaille 7 heures par jour devant un microscope du laboratoire de cytologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (il y a un département de cytologie dans chaque hôpital). Elle reçoit les spécimens de liquides biologiques remis dans des pots. Ensuite, elle  les dépose dans la centrifugeuse permettant ainsi de concentrer les cellules. Enfin, elle étale les spécimens sur une lame et à l’aide d’une pipette, puis ajoute un colorant qui permettra de bien localiser les cellules.

Suite à une analyse approfondie, elle rédige un rapport qui détaillera ses observations et qui sera acheminé au pathologiste. Ce dernier confirmera ou infirmera le diagnostic de la cytologiste. Le résultat final sera ensuite envoyé au médecin traitant.

Quelles sont les qualités professionnelles essentielles pour exercer cette profession?

Selon Mme Madgin Marois, il faut avoir une bonne concentration, faire preuve d’une grande minutie et un excellent sens de l’observation. De plus, on doit démontrer un intérêt pour le milieu de la santé. D’ailleurs, cette dernière a choisi cette profession, car elle avait le désir d’œuvrer dans le milieu de la santé, mais se sentait trop sensible pour rencontrer les patients. Cette profession lui permet d’avoir un rôle déterminant dans la santé des patients, sans les rencontrer directement. Il faut aussi être capable de travailler de longues heures assis dans une même position.

Vous souhaitez savoir si vous avez le profil pour devenir cytologiste ou explorer des métiers associés à votre profil?

Si vous êtes étudiant du secondaire ou du collégial, découvrez notre trousse d’orientation à distance :

Le choix de carrière en 4 étapes

 

Vous travaillez mais songez à vous réorienter ou désirez explorer des choix de carrière à partir de votre domicile et à votre rythme, découvrez:

Se réorienter chez soi

 

Quel est le parcours scolaire exigé par les employeurs?

Les personnes intéressées par cette profession doivent obtenir un Diplôme d’études collégiales (DEC) en Technologie d’analyses biomédicales d’une durée de 3 ans et poursuivre les études en obtenant une Attestation d’études collégiales (AEC) en cytotechnologie d’une durée d’un an. À noter que ce programme est contingenté et n’accepte que 10 étudiants par année, car il n’y a en moyenne que 4 cytologistes par hôpital. Les deux établissements qui offrent cette formation sont le Collège de Rosemont et le CHUM (campus Hôtel-Dieu).

Partager