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Mise à pied réussie

Une mise à pied réussie

Question adressée aux gestionnaires d’entreprises et conseillers en ressources humaines:

Que pensent de vous ou de votre entreprise vos anciens employés suite à leur mise à pied?

J’ai souvent adressé ma question aux gestionnaires. Plusieurs m’ont répondu: « On a fait les choses dans les règles de l’art. Je n’ai rien à me reprocher, ni l’entreprise d’ailleurs. » Pour ceux-là, au cœur des règles de l’art, figurait un service de coaching en transition de carrière. Par ailleurs, d’autres gestionnaires m’ont répondu: « On préfère ne pas le savoir ».

En faisant comme si tout est OK pour l’employé mis à pied, ça peut donner bonne conscience. Or, la réputation d’une entreprise est devenue chose si fondamentale qu’aucun gestionnaire ne peut se permettre d’adopter la pensée magique : « Tout est OK pour notre employé mis à pied ».

La prévention a bien meilleur goût

Dans une période de pénurie de main-d’œuvre, il est important de déployer une image de marque comme employeur. Trop souvent, j’ai vu des entreprises mettre à pied des employés de façon cavalière. Or, une personne éconduite ou blessée développe rapidement une bonne dose de mépris. Et cela a parfois de malencontreuses conséquences pour des employeurs. À l’ère des réseaux sociaux, vaut mieux prévenir…

Une marque d’attention « humaine »

Un simple service de coaching de transition de carrière fait une grande différence pour la personne mise à pied. Cette « attention humaine » peut rapidement faire basculer l’attitude de la personne mise à pied. Et ce, pour l’unique raison qu’elle se sent respectée, aidée. La personne mise à pied sait pertinemment que l’employeur n’est pas obligé d’offrir un tel service. Pour cette raison, cette bonification ne passe pas inaperçue.

Préparer adéquatement la rencontre avec l’employé, faire preuve d’un minimum d’empathie, offrir à l’employé un accompagnement pour la supporter dans sa recherche d’emploi, ce sont là des éléments clé qui feront la différence le jour de l’annonce de mise à pied.

Préserver sa marque employeur

Dans bien des cas, malgré le choc et le deuil que l’employé mis à pied aura à vivre, une image dotée d’une certaine dignité sera accolée à l’événement. Lorsque celui-ci quittera l’entreprise, il parlera du choc de sa perte d’emploi. Il investira ensuite son énergie à travers l’accompagnement en transition de carrière qu’on lui aura offert. De fait, il sera beaucoup moins tenté de déverser sa colère à tous vents.

Pour informations sur les services de transition de carrière offerts chez Parachute Carrière, contactez Sylvain Maher, crha, c.o. au 514-236.0659 ou par courriel.

Pour un licenciement collectif, nous proposons des formules d’intervention adaptées aux besoins. Dépendamment du nombre de personnes visées, nous pouvons inviter Emploi Québec à contribuer au financement.

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mise à pied

Personne n’est à l’abri d’une mise à pied ou d’un licenciement

mise à piedAu moment d’une mise à pied ou d’un licenciement, votre employeur sera soumis aux lois du travail. Il vous remettra toutes les sommes auxquelles vous avez droit : salaire, heures supplémentaires, indemnité de vacances. Certains employeurs ajoutent une indemnité de cessation d’emploi, dépendamment du contexte ou d’une entente préalable. De plus, les employeurs qui souhaitent préserver leur image de marque offrent un programme d’aide à la transition de carrière.

Dans le cas d’une mise à pied par manque de travail, par exemple, il se peut qu’on vous informe deux semaines d’avance. Cette période vous donne le temps de préparer votre transition. Toutefois, on peut vous faire l’annonce de votre mise à pied le vendredi après midi. En effet, et ce pourrait être là votre dernier jour de travail. On vous paiera alors les deux semaines du préavis exigé par la loi.

L’annonce de la mise à pied

Bien sûr, vous voudrez connaître les motifs qui ont conduit à la décision. Il se peut que vous ne compreniez pas tout à fait clairement la situation. Aussi, il est possible que vous refusiez d’en accepter les motifs. Certaines personnes ont pressenties pareille annonce. En conséquence, elles affichent nul étonnement.

Attendue ou pas, la réalité vous foudroie et vous donne l’effet d’une douche d’eau froide. Très rapidement, les préoccupations d’ordre financières s’affichent au premier plan. Bien que ces aspects auront été prévus et vous auront été présentés au moment du congédiement, vous éprouverez un sentiment d’insécurité. Sans doute, un peu de confusion, une certaine forme de refus. Le temps semblera soudainement s’être arrêté. On vous demandera de prendre tous vos effets personnels avant de quitter. Puis, vous franchirez une dernière fois la porte de l’entreprise, en tentant coûte que coûte de sauver la face. Vous garderez votre sang froid et dissimulerez vos émotions. Il se peut même que vous affichiez une certaine forme d’indifférence, le temps de digérer la nouvelle.

Différentes étapes du cycle des réactions

Chaque congédiement confronte la personne à devoir traverser les différentes étapes du cycle des réactions devant la perte d’emploi : choc, recherche d’emploi, déprime et retrait (lorsque les résultats se font attendre), désorganisation (chômage prolongé), réadaptation. Pour certains, la traversée des cycles sera relativement rapide. Pour d’autres, le deuil de l’ancien statut prendra l’allure d’un défi colossal. Il est difficile d’anticiper les réactions d’une personne face à la période de transition, lesquelles dépendent de plusieurs facteurs dont le motif invoqué (contexte de la mise à pied), la procédure de licenciement définie par l’employeur (façon de faire et mesures d’aide) et la capacité de rebondir de l’individu.

Rebondissement personnel

Parmi les ingrédients favorables au rebondissement personnel on retrouve bien sûr, un bon portefeuille de compétences, une attitude constructive et une aptitude à transformer les revers en défis personnels. Toutefois, personne ne peut anticiper ou contrôler le degré de détresse psychologique déclenché par un événement imposé. Lors de mes années d’études à l’Université de Montréal, j’ai réalisé des enquêtes psychosociales dans la rue, auprès des personnes sans abri. J’y ai découvert entre autres, un ingénieur, un chimiste et des gens ayant connu du succès à titre de gestionnaires.

Leurs histoires de vie ressemblaient à celles de milliers de personnes : ils avaient étudié dans un domaine qu’ils aimaient, avaient rejoint le marché du travail et développé leur carrière, se sont mariés, ont eut des enfants. Puis, un jour, tout a basculé. Ils ont tout perdu, incluant leurs proches. Personne n’est à l’abri de la détresse psychologique. Un événement inattendu (choc), lors d’une période de vulnérabilité au plan personnel (échec amoureux), associé à de l’isolement (absence de mesures d’aide ou de recours à la consultation professionnelle), forment les éléments qui peuvent rapidement engendrer une désorganisation chez la personne.

Programme d’aide à la transition

Un programme d’aide à la transition fera aussi toute la différence. Les employeurs ne savent pas toujours que de telles mesures sont offertes par des professionnels spécialisés en accompagnement lors de congédiement. De plus en plus de personnes savent désormais que ces services sont offerts en font la demande à leur employeur lors de la mise à pied.

Dépendamment du programme consenti par l’employeur, on peut vous aider à rédiger votre curriculum vitae ou le mettre à jour, vous aider à vous préparer à vous mettre en confiance lors de vos futures entrevues. On peut aussi vous aider à vous réorienter si vous souhaitez changer de domaine, retourner aux études ou transférer vos acquis dans un nouveau secteur d’activité. Peu importe vos besoins, vous pouvez vivre cette période de transition de façon constructive et rassurante.

Si vous deviez être victime d’une mise à pied ou d’un licenciement, n’hésitez pas à demander une programme d’aide à votre employeur. Nous serons là, pour vous accompagner tout au long de la traversée.

Contactez Sylvain Maher, crha au 514-236.0659

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